23 octobre 2006

Dunhill

Eh bien ça y est, j'ai sauté le pas. Je fais enfin partie des possesseurs d'une pipe Dunhill. Ca n'est pas facile parce que dès qu'il est question de cette marque, les avis sont très partagés. Les connaisseurs eux-même discutent sur les meilleures périodes de la marque.
Pour être tranquille, celle que j'ai acheté date d'une cinquantaine d'années. Elle est plus âgée que moi, et, je dois l'avouer, bien mieux conservée.
Toujours suivant l'avis des amateurs, j'y fume du latakia.
Je comprends mieux maintenant ceux qui disent que ces tabacs s'y développent mieux qu'ailleurs. Fumer un tabac au latakia dans une Dunhill est effectivement une nouvelle façon de redécouvrir un mélange que l'on connaît.
Tout n'est donc pas que légende ? Ceux qui sont fiers d'avoir une dizaine de Dunhill sous la main ne le font donc pas pour rien ?
Car Dunhill, pour certains, semble cristalliser de vieilles rancoeurs. C'est une marque. on paye la marque. Donc le prix est forcément excessif. Donc c'est snob.
Comme je l'ai souvent signalé, le snobisme est partout. Aussi bien dans les Dunhill que dans les "bruyère véritable".
Maintenant, il faut revenir à ce qui nous intéresse : le goût. Force est de constater que le goût des Dunhill est différent des autres. Comment l'expliquer ? Pas seulement par le choix des ébauchons, par le soin apporté à leur fabrication : ce n'est pas chez Dunhill qu'on trouvera une pipe dont le perçage est fermé par des copeaux oubliés. Oil curing ? Peut-être ? ou aussi le fait que l'on laisse encore reposer la pipe une fois les perçages faits ?
Maintenant est-il si important que cela de savoir ?
Le principal, c'est de fumer, non ? Et de goûter.
Si l'on s'ennuie, on peut lire ce qui est marqué sur cette pipe : 120 F/T, DUNHILL SXELL, XADE XX XXXXAND 0 (raised, underlined), PATENT No 417574/34
Mais on a pas vraiment le temps de s'ennuyer. On fume, en s'étonnant du plaisir qu'on peut prendre à fumer une pipe somme toute classique.
Du coup, j'ai fait une recherche sur le mot Dunhill : incroyable, on trouve de tout. Par exemple, sur le blog d'un monsieur très intelligent, j'ai lu ceci :
Les XXXXXX vendent uniquement dans leurs deux boutiques de St Claude, dans les salons et par correspondance.
Je trouve que leurs pipes sont douces et d'un excellent rapport qualité/prix. S'ils marquaient Dunhill dessus, ils pourraient multiplier le prix par quatre ou cinq. Seraient-elles meilleures pour autant ?
J'ai caché le nom de la marque, mais c'est la suite qui est intéressante. S'ils marquaient Dunhill dessus, ils les vendraient plus cher, mais seraient-elles meilleures ?
Qu'on ne se méprenne pas, certains argueront qu'il est encore question de diminuer la valeur des Dunhill en les comparant à d'autres marques moins connues.
Hors, pas du tout, je ne pense pas : ce monsieur très intelligent veut simplement mettre le doigt sur le fait qu'une pipe qui porte un point blanc n'est pas meilleure à cause de cela. Il a raison. Si je prends une pipe de marque XXX, que je marque Dunhill dessus, cette pipe ne deviendra pas meilleure pour autant.
De même, si je prends une Dunhill, que j'efface la marque, deviendra-t-elle moins bonne ? Deviendra-t-elle aussi bonne qu'une marque XXX ?
Non, bien sur : elle sera toujours meilleure. Et pas à cause de la marque, mais du soin qui y est apporté.
Alors bien sur, la marque XXX peut vendre ses pipes aussi chères que les Dunhill. Elle peut.
Mais elle ne le fait pas : il y a sans doutes de bonnes raisons.
J'ai caché la marque française dont il était question sous les lettres X. Pourquoi ? Mais parce qu'on va encore dire que je prends un grand plaisir à taper sur les marques françaises.
Et là aussi, le blog de ce monsieur m'est d'un grand secours - j'ai bien fait d'y aller, c'est plein de perles.
Il écrit aussi :
On dit tellement de mal des pipes françaises (c'est à la mode de se flageller et de décrédibiliser les produits made in France, plutôt que d'encourager les mutations de l'intérieur...):
Et encore une fois je suis d'accord avec lui : je passe mon temps à encourager les changements de l'intérieur - simplement je crois que pour changer l'intérieur, il faut aussi voir ce qui se passe à l'extérieur... Ca s'appelle ouvrir les yeux.
(quand à décrédibiliser les produits Made in France, bien sur je ne peux le prendre pour moi : c'est me donner une influence que je n'ai pas. je me demande qui est assez fort pour cela, d'ailleurs, si ce n'est les produits en question ?)
Mais bon, il est question de changements de l'intérieur, il y a certainement des histoires qui m'échappent : prise de pouvoir, mainmise, qui peut le dire ? Tant que cela ne sert pas les intérêts de quelques uns, mais de tous, tant mieux, n'est-ce pas ?
Je suis donc heureux de constater que dans la blogosphère pipière française, on appelle nos marques sanclaudiennes à un changement bienvenu, qu'il est souhaité, encouragé même.
J'en connais qui racontent que les pipes Courrieu sont faites à Saint-Claude, ils devraient cesser de décrédibiliser les produits Made in France, et avoir de saines lectures.
Mais revenons à nos Dunhill : il semble donc qu'éprouver du plaisir à les fumer soit faire montre de snobisme : eh bien je ne faillirai pas à ma réputation, je ne le regrette pas !

20 octobre 2006

Cette année à Marienbad


Cette année à Marienbad se déroulait le Championnat du Monde des Fumeurs de Pipe. Un concours de lenteur : chacun dispose du même mélange, de la même quantité, de deux allumettes, d'un bourre-pipe et d'une pipe.
J'avais participé à un concours à Lille, mais je ne suis pas très concours. L'enjeu l'emporte à mon avis sur le plaisir.
Mais outre les concours régionaux, et nationaux, il y a bien un championnat du Monde.
Je me demande d'ailleurs comment vont se dérouler les prochains concours en France, avec le décret scélérat !
Cette année donc, le concours avait lieu en Tchécoslovaquie. Et comme ils n'ont pas là-bas la chance d'avoir le berceau mondial de la pipe, ils ont demandé à un pipier de bien vouloir fournir les pipes de concours. Entendons-nous bien, il a du en faire 450, je ne suppose donc pas qu'il a pu y apporter le même soin qu'à ses modèles habituels, mais il sort cependant de l'ordinaire.
De haut, on pourrait penser à une salière, mais en fait un capuchon vient recouvrir le fourneau de cette pipe, idéale dès lors pour les ballades en forêt par beau temps et grand vent.
Ceux dont cette forme attise la curiosité auront profit à se rendre sur le blog des Pipes Bizarres.
Voilà donc une pipe bizarre utilisée pour un concours.
Elle a été réalisée par Jan Kloucek, dont on peut voir d'autres pipes ici :
C'est Alain Letulier qui m'a rapporté cette pipe, avec une revue russe spécialisée dans le tabac.
Dans cette revue, un article sur Karlhamov, un jeune pipier que grâce à Alain je vais peut-être avoir une chance de contacter.
Je ne lis malheureusement pas le russe, ce que doivent désaprouver certains de mes ancêtres, mais je constate qu'ils ont là-bas, dans ce domaine, une plus grande liberté qu'ici !
Il y avait du beau linge présent à ce concours, Alain y a vu Cornelius Maenz venu présenter ses pipes et celles de Frank Axmacher, et d'autres encore...
Voilà, c'est ma deuxième pipe de concours, mais celle-ci est nettement plus amusante que l'autre. J'attends une tempête pour l'emmener dehors.

18 octobre 2006

Rad Davis ter

Voilà la troisième pipe de Rad Davis que je présente dans ces pages. J'avais aussi parlé de la précédente dans un Banc-Test sur le site, et je disais que le sablage n'était pas le meilleur de Rad.
C'est bien parce que j'en avais vu des exemples.
Et bien voilà, voilà un bel exemple de sablage. un très bel exemple. Cette pipe, quand Rad l'a annoncée, je n'ai pas perdu de temps. Je n'ai même pas fait l'annonce sur le Groupe - Honte sur moi !
Mon clavier a eu chaud. Très chaud.
Elle est arrivée hier. A noter qu'un envoi des USA arrive plus vite qu'un envoi d'Allemagne, grand mystère de la Poste.
Je l'ai fumée hier, je l'ai fumée tout à l'heure. En approchant l'allumette, la flamme éclaire le sablage sous un angle particulier. J'oublie d'aspirer... j'en allume une autre ! Elle a juste reçu une légère couche de carnauba.
Je sais déjà qu'elle va prendre de belles couleurs, qu'elle va se patiner, et qu'elle sera de plus en plus belle.
Cette pipe est encore neuve, donc, elle n'est pas encore vraiment à moi : on a pas encore fraternisé, mais ça va aller vite...
Seul avantage, je fume mes pipes non culottées plus souvent que les autres, ce qui me donne une bonne excuse !
Troisième Davis, donc. Vais-je prendre un abonnement ? J'aimerais bien ;-)

16 octobre 2006

C'est au pied du mur...

Il m'arrive de bricoler. Entendons-nous bien, cela reste sérieusement limité.Et c'est bien dommage, puisque la maison où j'habite est un peu un paradis, pour un bricoleur.
C'est une activité que j'apprécie, parce que le très peu que je fais me donne un grand sentiment de réussite. J'ai par exemple complètement nettoyé les placards de ma cuisine, mis deux couches de peinture blanche, et ensuite coloré à la cire. Ca n'est pas grand chose, mais pour un peu je me croirais bricoleur.
Vint ensuite le moment où, aiguillonné par certains membres du Groupe (ici, il faudrait que j'ajoute l'adresse complète, avec le joli bandeau pour s'inscrire, et quelques mots pour dire du bien de tout le monde, de moi, de l'ambiance, de la convivialité, etc... - mais l'autocongratulation c'est pas le genre de la maison), vint ensuite le moment, disais-je, où j'ai eu envie moi aussi de donner un coup de neuf à mes pipes.
Par chance, j'ai pu me faire la main sur quelques vieilles choses, souvenirs de brocantes ou premiers achats sur Ebay France.
J'ai commencé petit, puis on achète un reamer, puis les disques à polir qu'on monte sur la perceuse, etc... J'ai même une dremel avec laquelle je commence à faire joujou sur des becs.
Mais reconnaissons-le, tous ces instruments, ce matériel, n'est pas esthétiquement intéressant...
Il ne me viendrait pas à l'idée d'exposer mes outils.
Et puis voilà que dernièrement, je reçois de la part de Jean-Daniel, un membre du groupe (ici, il faudrait que....) ce superbe objet. Il est destiné à donner une forme conique à l'extrémité du tenon du tuyau. Et regardez-le bien : il est en corne de cerf.
Je ne sais pas où Jean-Daniel a trouvé cette corne de cerf. J'ai l'impression qu'il y a un peu de tout chez lui. Je ne sais pas si le cerf est une espèce protégée, je ne crois pas. Toujours est-il que voilà un bel instrument. Avez-vous remarqué comme les instruments faits à la main sont plus beaux que les autres ? Les menuisiers, par exemple, se servent d'un "guillaume". C'est très beau un "guillaume". C'est un très beau prénom. Il y a d'ailleurs quelques Guillaume sur le groupe que j'anime (voir plus haut).
Eh bien voilà, cet outil, je n'ai pas encore osé l'emmener dans l'atelier. il est resté dans le salon. C'est très agréable à tenir en main.
D'ailleurs, je pense que s'il y en a encore, il devrait pouvoir présenter quelques très jolis bourre-pipes. (si ça c'est pas un appel du pied !)
Voilà aussi pourquoi je ne serais jamais un artisan : l'artisan se fabrique ses outils.
Ah et puis petite précision pour Michel : la pipe de Martin Reck présentée précédemment est en possession de Martin. Il la garde, il la fume, et il a bien raison ;-)

14 octobre 2006

Martin Reck

Ce serait très amusant d'acheter une pipe par jour, pour la montrer dans ces pages. Mais comme d'une part ça n'est pas dans mes moyens, et que d'autre part ce serait ennuyeux à la longue, même pour moi, je vais aujourd'hui vous montrer une pipe qui ne m'appartient pas.
Cette pipe, c'est Martin Reck qui l'a faite. Oh, il ne l'a pas faite toute seule, puisqu'il était aidé de Bertram Safferling. Martin ne m'en voudra pas si je dis que n'importe quel nigaud qui fait une pipe aidé de Bertram Safferling s'en sortira tout de même pas mal !
Mais enfin, cette pipe, je l'aime beaucoup. Je pense que celui qui l'a voulue ainsi est un amateur éclairé.
Martin Reck, attention blanches colombes, est collectionneur. Outre qu'il présente sa collection sur son site, il a également un magasin sur Ebay. J'ai pu essayer l'un et l'autre, et j'en suis fort content.
Je m'étais intéressé à une pipe de Pierre Morel, mais Martin a préféré me dire de ne pas attendre la remise à neuf. Une fois prête, Martin m'a demandé si j'étais toujours intéressé, et sur ma réponse affirmative, il me l'a envoyée, je l'attends d'ailleurs, mais nous ne parlerons argent que si elle me plaît. Je tenais à souligner le fait, pas fréquent.
Martin a eu la bonne idée de passer ses dernières vacances en France. Mais là, il lui est arrivé un gros accident. Sa voiture est bonne pour la casse. Alors il doit se séparer de quelques unes de ses pipes.
Nous avons été nombreux je crois, à en profiter sur le Groupe. Mais comme nous sommes partageurs, vous pouvez nous aider à faire en sorte que Martin puisse revenir passer ses prochaines vacances par chez nous. Effacez ce mauvais souvenir.
Cliquez sur le titre.
Si vous voulez des détails, écrivez-lui : Martin parle et écrit très bien le français. Il a de la chance : j'aurais pu lui écrire en allemand !

12 octobre 2006

Cavicchi bis

J'avais il y a quelques temps acheté une Cavicchi sur le site Theitalianpipes, sur les conseils d'Erwin. J'en suis tellement content que lorsque j'ai reçu l'avis de mise à jour du site, j'y suis retourné voir, par curiosité. C'est vrai, c'était vraiment de la curiosité. J'en suis ressorti avec une autre Cavicchi...
Elle est arrivée hier, toujours dans de très bonnes conditions. Cette pipe est grande : 19 cm. ! Autant dire que ça n'est pas celle que l'on garde au bec devant l'ordi.
Mais surtout, de quelque côté qu'on la prenne, elle est superbe. Très belle flamme, et comme le fait remarquer Tarek Manadilly, pas un sandpit sur cette grande pièce.
Quel coup de main ! J'ai envie de dire que cette pipe est le fruit non pas d'heures de travail, mais d'années de travail. Je pense qu'il faut oser faire une aussi grande pipe, et que cela n'est pas donné à tout le monde. Et quand je parle de la taille, je veux aussi parler des proportions bien sur.
Je sais que le webmaistre prête une grande attention aux finitions des pipes qu'il présente. Ainsi, il n'y a pas de précarbonisées. Parce que parfois, le préculottage sert à dissimuler un défaut dans le fourneau.
Je sais bien que le geste a quelque chose d'équivoque, et je ne fais cela qu'en privé, mais c'est un plaisir de passer le doigt dans le fourneau vierge. Une peau de bébé !
Et puis il y a ces teintes claires, que je n'ai vu que chez Cavicchi et Tombari. Ces pipes ne se patinent pas, elles bronzent !
Bon, je l'ai fumé hier, question habituelle, quel tabac dans cette pipe ? J'ai commencé avec un flake virginie, j'essaierai un VA/perique tout à l'heure.
Quand à mon message d'hier, je dois confesser que j'ai écrit une chose horrible : le stock qu'il a acquéri... eh oui, j'ai honte. Il y a en plus cette impression désagréable sur le moment, qu'on est en train de rater quelque chose... un scrupule... vous savez d'où vient le mot scrupule ? En latin, un scrupule, c'était un petit gravier qui vous gêne pour marcher. Eh bien j'avais un scrupule. Confirmé un peu plus tard par un zigoto qui ne trouve rien à dire sur une pipe de Trever, mais qui s'est érigé correcteur. J'ai fini par appeler mon père. La faute est corrigée. Mais je voulais juste dire au zigoto qu'il y aura encore certainement des fautes. Ca n'est pas un article, ou un devoir que je rends. C'est juste un blog.

11 octobre 2006

Talbert snail

S'il est un blog à suivre attentivement, c'est bien celui de Trever Talbert, puisqu'outre des conseils sur la façon d'aménager son atelier, il en profite aussi pour présenter ses nouvelles pipes.
Et voilà que l'autre jour il montre celle-ci : une snail. Une snail en Ligne Bretagne ! Les LB sont généralement faites à partir d'ébauchons prétaillés, mais là j'imaginais mal que ce genre de forme se trouve dans le stock qu'il a acquis avec l'ancien magasin de Patrice Sébilo.
Mais il se trouve que Trever dispose de petis blocs de bruyères, trop petits en tout cas pour proposer les formes habituelles à tige, ou alors version nain. La solution consistait à les employer pour faire des formes sans tige. Le défi consistait donc à réaliser une pipe de cette forme, à moindre coût, tout en réalisant cette forme à la main.
Alors voilà cette jolie snail, arrivée dans sa jolie pochette. C'est léger, ça se fume tranquille, c'est joli, inhabituel... que demander de plus ?
Si vous avez répondu : la même ! et bien c'est une chance, Trever a encore des blocs tout prêts qui n'attendent plus que vous ;-)
Donc cliquez sur le lien dans la colonne de gauche, et surveillez le blog de Trever : il a encore plein de tours dans son chapeau.
Ou alors contactez-le et passez commande, cliquez sur le titre et passez par son site.
Sans cela, comme j'ai l'impression que lorsqu'on laisse des commentaires, on ne cherche pas toujours à voir s'il y a une réponse, je vais répondre ici à Alain, qui m'a laissé un message hier.
Alain, tu me tutois, nous nous connaissons sans doute, mais quel Alain es-tu ?
Ensuite Alain, je serais curieux de savoir qui t'as dit que j'arrêtais mon groupe, alors que rien n'est décidé. Et je n'ai pas dit que Slabbert est américain, je faisais un parallèle entre les pipiers américains qui avaient du développer un grand art du sablage, et un pipier sud-africain qui lui avait du travailler les bois exotiques. Ceux qui ne sont pas les mieux servis s'en tirent parfois avec maestria ;-)
Bonne Pipe
Guillaume

10 octobre 2006

Jobert


A propos des pipes de Martin Reck, je faisais allusion à une pipe qui aurait du arriver, si le facteur ne dormait pas. Il s'avère que j'avais vu juste : mon facteur avait pris des vacances, et son remplaçant était trop occupé pour faire son travail... dans ma petite impasse, aucun colis pendant quinze jours.
Heureusement, revenu, mon facteur attitré a pu commencer à remettre un peu d'ordre dans tout ça.
J'étais passé un après-midi à la Poste demander s'il n'y avait pas de colis en provenance d'Allemagne dans un coin, ils n'avaient rien trouvé, mais je l'ai reçu le lendemain...
Je reçois donc enfin cette pipe de Johan Slabbert. Elle est plus grande que je ne le pensais, je suis même surpris par sa taille. Belle pièce, qui se fume très agréablement. Seul regret, le bec, trop large. Voilà une pipe que l'on tient en main, à cause de cela. Elle pèse 66 grammes, ce qui pour une pipe de cette taille - 17 cm. sur 7 - n'est pas énorme.
Johan Slabbert a attendu d'être à la retraite pour fabriquer des pipes. Il traverse une passe difficile en ce moment, et va peut-être arrêter son activité.
De fait, son site se vide petit à petit, mais il reste encore des bruyères, et des pipes en bois exotiques. Les américains, moins bien fournis en bruyère que d'autres, ont développé un art du sablage. Johan Slabbert, pour qui se fournir en bruyère revenait cher, a beaucoup travaillé les bois inhabituels, ainsi que l'olivier.

27 septembre 2006

Rad Davis Blowfish


Reçue ce matin ma deuxième pipe de Rad Davis, cette très jolie blowfish sablée.
J'ai eu tellement de plaisir à fumer la première que lorsque j'ai vu celle-ci sur le site de Smokershaven, je n'ai pas été long à passer commande.
Je vous avais parlé de la première ici :
Eh bien voilà, elle est encore plus surprenante en vrai, difficile, sur une photo, de lui rendre hommage. On ne sait sous quel angle la prendre. Si l'on regarde le bec du tuyau de face, on se demande comment elle va bien tenir en bouche. Parfaitement. Le perçage de la tige est décentré vers la droite, on a parfois l'impression que cette pipe ne sait pas où elle va.
J'avais échangé quelques mails avec Rad, qui est, encore une fois, un homme charmant. J'ai regretté qu'il ne parle pas français - il s'est bien inscrit sur un forum en français, mais c'était pour lire des bétises que l'on y écrivait sur son travail.
Si vous êtes en fond, il y avait d'ailleurs sur le site Smokershaven d'autres blowfish de Rad, lisses, absolument splendides.
Mais voilà, encore une fois, la photo ne rend pas justice à cette pipe, et le sablage, doux, est parfait.
39 grammes de réussite, que je vais bien finir par bourrer, reste maintenant à trouver le tabac...

25 septembre 2006

Gerard Wilhelm


La semaine dernière, un message d'Erwin nous avertissait que Martin Reck, suite à un accident de voiture pendant ses vacances en France - on espère qu'il reviendra quand même ! - devait vendre pas mal de pipes de sa collection.
Le message est bien passé, puisque c'est en France que Martin a envoyé le plus de pipes. Qui a dit que nous n'étions pas réactifs ?
Martin Reck, c'est ce collectionneur (que certains se bouchent les oreilles) qui a eu la très bonne idée d'accueillir Frank Axmacher sur son site.
J'ai acheté trois pipes, dont une aurait du arriver ce matin si le facteur ne dormait pas...
Parmi ces pipes, ce joli modèle de Gerhard Wilhelm.
Je ne connaissais ce pipier que par ce qu'en avait dit Martial, un membre du groupe. Donc j'ai sauté sur l'occasion.
Cette petite pipe se fume bien, si j'ai été frappé par la finesse du bord du fourneau, j'ai été un peu déçu par le tuyau, épais. Martin m'a précisé que Wilhelm emploie des tuyaux prémoulés. Et c'est dommage, qu'il ne cherche pas à peaufiner encore plus.
Grande question quand arrive une pipe : quel tabacs va-t-on y fumer ? Pour l'instant, je suis dans une période virginie, avec une pipe au latakia le soir.
A cette occasion, nous avons eu la joie d'accueillir Martin parmi les membres du groupe, je vous en reparlerai très prochainement, c'est encore une très bonne adresse à connaître.

22 septembre 2006

Will Purdy


Désolé, je sais que c'est lassant à la longue, je vais encore vous montrer une superbe pipe. Ben oui.
Et pourtant, j'ai failli faire un effort : j'ai bien pensé à afficher ici une pipe que j'ai fumé lors d'un concours, en 2005. Il ne faut pas s'imaginer que ça n'intéresse personne : j'en connais même qui n'avaient pas eu la bonne idée de conserver cette pipe de concours, mais qui sont tout heureux de la retrouver dans un marché aux puces.
Bon, mais chacun son truc, et puis j'en aurais certainement mal parlé. Je ne dis pas que j'en aurais dit du mal, je dit que j'aurais eu du mal à en parler...
Donc, plutôt, une Will Purdy.
On parle beaucoup de lui ces temps-ci, sur le groupe, puisque nos voisins belges ont eu le plaisir de le rencontrer hier soir. Et je crois que David va le rencontrer demain.
J'ai bien tenté le coup, Will Purdy passait quelques jours à Paris, mais je crois qu'il n'avait pas beaucoup de temps. Paris en quatre jours, c'est bref. Mais ce n'est que partie remise, je prépare déjà le guet-apens pour la prochaine fois.
J'avais bien pensé à passer à Bruxelles, et à jouer l'invité surprise, mais il m'est très difficile de me déplacer ces temps-ci. Je crois avoir un truc genre lumbago, et j'accuse une très nette ressemblance avec Jean Marais dans le Bossu, quand il dit : Touchez ma bosse, Monseigneur.
De fait, je me déplace avec une canne. Cette canne appartenait à mon arrière arrière grand-père, qui était compagnon tailleur de pierres. Il a fait son tour de France avec, je peux donc l'emprunter pour aller faire des courses. J'ai à chaque fois un certain succès, je dois dire.
Succès rencontré également auprès de mon chat, qui ne manque pas une occasion de venir se frotter dans mes jambes quand j'entame le trajet canapé-bureau. Et pourquoi éprouve-t-elle le besoin de s'allonger sur une des marches de l'escalier quand j'essaie de le descendre ?
Donc, pas d'aller-retour bruxellois - mais j'ai des indicateurs qui m'ont déjà fait passer quelques photos.
Et voilà qu'il y a quelques jours, je reçois cette Purdy, commandée chez Briarblues. J'avais raté récemment des Bonaquisti, et là j'ai été rapide, et surtout bref. J'ai du envoyer un mail en catastrophe, du genre : Elle est pour moi ! Mike Glukler a parfaitement compris, je me suis expliqué après.
Je peux donc enfin parler des pipes de Will Purdy. Enfin, d'une au moins. Je ne désespère pas d'une Garlic, ou d'une 007. Et je sais que Will a emporté une tadpole pour travailler en vacances.
Je n'ose pas dire que cette pipe est parfaite, parce que je pense que son auteur y verrait forcément des améliorations à apporter. Et je suis bien sur qu'il a fait mieux depuis. Mais enfin, je me rends compte comme il est difficile de parler d'autres pipes, quand on vient de fumer celle-la.
Ce petit bijou pèse 34 grammes - je viens d'aller la peser, qu'est-ce qu'on ne fait pas comme sacrifice !
Je sais des fumeurs qui préfèrent laisser un fond de tabac non fumé au fond du fourneau. ils ont pour cela toutes sortes de bonnes raisons d'ailleurs. Mais voilà, qu'ils se méfient : avec cette pipe, on arrive au bout sans y penser. Un peu de cendres, c'est tout ce qu'il reste.
Et puis, la forme du bec, il est naturel d'avoir un bec comme celui-là entre les dents. Pas gênant, pas contraignant, naturel.
Je ne vais pas ressortir mes salades habituelles sur le confort, et sur le soin que prennent certains pipiers à faire oublier à leurs clients qu'ils ont une pipe en bouche...
Enfin, voilà, malgré tous les emmerdements, il y a toujours des moments de réconfort.

14 septembre 2006

Flammes et Fumées


Du temps où il n'était pas honteux de travailler pour les marchands de tabac, ou le Seita tenait encore la rampe, était éditée une revue appelée "Flammes et Fumées".
Revue fort bien faite, puisqu'au sommaire de ce numéro, par exemple, on pouvait trouver aussi bien un essai de psychologie du fumeur, une étude scientifique du fumeur, quelques notes d'histoire sur l'antitabagisme, le dixième salon du Seita, (où il n'était pas interdit de fumer), les nouvelles du personnel, des nouvelles du service culture, du service des tabacs, etc, etc, ...
Voilà le genre de revue, achetée notamment par les ouvriers du Seita, à qui l'on ne disait pas encore "c'est trop compliqué, vous allez pas suivre", comme cela se fait de nos jours à la télé dès qu'un intervenant dans un débat emploie un mot de trois syllabes. La pipe, les tabacs, étaient à l'honneur.
Je ne parle même pas des illustrations, très joliment choisies.
On pouvait même, ironiquement, se permettre d'afficher en couverture : "Défense de Fumer".
A force de penser que les gens ne pourraient pas comprendre, on finit par ne plus rien y comprendre soi-même. On ne sait rien, mais on parle haut et fort. On ne connaît rien, mais on a la bonne idée d'aller récupérer des avis et des idées à droite et à gauche, qu'on va répêter sans savoir le pourquoi du comment.
Avons-nous avancé ? Non, parce qu'au milieu des décombres, sont venues se méler des intérêts. Intérêts financiers, parfois, besoin de reconnaissance aussi, d'être "quelqu'un dans le milieu", comme si tout cela avait une importance, puisqu'après tout il ne s'agit que de pipes.
Les moutons bêlent et la caravane passe.
Le meilleur moyen peut-être d'en apprendre un peu plus, est de rester à l'écart des petites chapelles, pour ne pas dire des gourous, qui ne se mouillent pas mais font parler les autres dans leur sens.
On va encore s'étonner que j'ai l'air de vouloir écrire des articles pensants. Je rappelle à toutes fins utiles que ceci n'est qu'un blog, pas un recueil de pensées.
Alors on va peut-être me trouver tristoune, ou chagrin, mais je viens encore d'avoir un décès dans ma famille, et mon père est rentré dans un taxi. Ce qui est tout à fait son droit, si ça l'amuse, le problème est qu'il était à pied, et que le taxi ne l'a pas raté. Donc, un mois à marcher autant que possible en s'aidant de cannes, ce qui est fort agaçant.
D'où peut-être l'idée que courir plus vite que les autres pour monter sur l'estrade, et crier victoire, n'a déjà jamais été dans mes intentions, mais qu'en plus je deviens un peu indifférent à tout ça.
Tant que j'y suis, je voulais remercier les personnes qui suite à l'aventure de mon neveu, ont eu un mot gentil. Je n'ai pas pris le temps de leur répondre personnellement, qu'elle ne m'en veuillent pas, j'ai une grande lassitude. Mais les signes de vie sont toujours touchants.
Je constate d'ailleurs que les censeurs habituels se sont tenus à une grande discrétion à cet égard, eux qui disent en parlant de moi que "critiquer est plus facile" ;-)

13 septembre 2006

Déjà, elle inspirait Corot



Déjà elle inspirait Corot, c'était le slogan affiché sur la publicité faite par Butz-Choquin qui avait ressorti une nouvelle version de cette pipe. Nouvelle mais légèrement modifiée, puisque le bec n'est plus le même, et surtout que la tige était cette fois en plastique. Elle s'appelle l'Origine.

A l'origine justement, la tige était en os d'albatros. Depuis, l'oiseau chanté par Baudelaire est protégé, on ne touche plus à ses os, et notamment à ceux des ailes.

Et voilà que dans un lot de pipes sur Ebay, je trouve cette pipe, dans sa première version, sablée. Amusant. Il va y avoir un sérieux coup de neuf à donner, mais je compte bien essayer de la fumer.

C'est toujours curieux de voir ces lots de pipes : on ne sait heureusement pas qui est le sagouin qui a pu les cochonner comme ça. Moi qui me demandait comment était faite une pipe brûlée, maintenant je sais. De même que pour le fourneau qui se fendille parce que le culottage est trop épais. je peux confirmer que ça n'est pas une légende....

Me voilà donc avec plus d'une soixantaine de pipes à remettre à neuf. Enfin tout au moins essayer de les rendre fumables. Vu leur état, je vais devoir acheter quelques kilos de sel.

07 septembre 2006

Pipes et Bouffardes


J'écrivais récemment que tant qu'à acheter une pipe, autant qu'elle soit représentative de son auteur. Alors si vous voulez voir un beau livre d'images, je vous invite à cliquer sur le titre de ce message. Il vous amènera sur le site de Claude Wyss.
Claude présente ses pipes, classées par le pays d'origine du pipier. Toutes ses pipes ? Non, il suffit de voir les quelques photos de son bureau pour se rendre compte qu'il en manque ! Voilà pourquoi il faut non seulement aller voir ce site, mais y retourner, puisque Claude, discrêtement, y travaille régulièrement.
Claude donc présente quelques unes de ses plus belles pipes. On a l'impression que presque tous les grands pipiers sont là.
Claude s'occupe d'entomologie, et même d'une branche bien particulière, la forensique. Ceux qui apprécient les histoires de meurtriers en série, ou qui ont lu les Fourmis de Bernard Werber, en ont entendu parler. La forensique sert à dater le plus précisément possible les décès. Là vous commencez à faire la moue. Respirez un bon coup.
Si vous allez lire les articles consacrés à l'ouvrage que Claude a écrit en collaboration sur le sujet, vous verrez que pas une photo ne le représente sans une pipe au bec. En voilà un qui devrait être invité par la Confrérie, il affiche bien plus ses pipes que nos politiques.
Bien sur, Claude s'intéresse à JH Fabre : si vous avez une photo de cet auteur passionnant, qui a su mettre la vie des insectes à la portée de tous, Claude en cherche une...
Claude a commencé par être musicien dans un orchestre classique. Ensuite il a été infirmier dans un hôpital psychiatrique. Puis il est entré dans la police. Et là, il a pu lier son travail et une de ses passions.
Voilà donc un personnage et un site qui sont tout, sauf ennuyeux.
Ah et puis Claude a une des plus belles moustaches du web.

04 septembre 2006

Larry Roush


Comme il faut savoir faire une pause de temps en temps, et profiter du moment, autant choisir avec soin sa pipe et ce qu'on va mettre dedans.
Il y a des moments où l'on a envie d'avoir du solide dans les mains. Du costaud. Si on a de la chance, on dispose d'une Roush dans son cheptel.
J'ai cette chance depuis quelques temps. Je viens de la peser, cette pipe pèse 83 grammes. On ne les sent pas. C'est d'ailleurs ce qui surprend le plus, c'est cette sensation de légèreté.
Vous trouvez le tuyau mastoc ? Pareil, on l'oublie. Le tirage ? Parfait.
Ca en devient même ennuyeux, d'ailleurs, il faudrait tout de même que j'arrive à écrire quelques lignes sur cette pipe ! Si elle avait des défauts, je pourrais m'étendre là-dessus, ça serait facile. Eh bien non, arrivé là, tout est dit.
Vous voulez fumer sans effort ? Prenez une Roush.
Vous voulez arriver au fond du fourneau sans vous en rendre compte ? Prenez une Roush.
Si par hasard, vous voulez retirer le tuyau, et que vous appréciez de le faire sans à-coups, et que vous le remettez, sans peine aucune : c'est une Roush, non ?
Sixten Ivarsson, pour prouver à un client que ses pipes étaient solides, en avait jeté une en l'air.
Larry Roush s'est amusé à faire tomber une pipe vingt-cinq fois.
Les grands pipiers seraient-ils de grands enfants ?
Les pipes de Roush ne sont pas abordables, c'est sur. Si je ne l'avais eu estate, je n'aurais pas un exemplaire du travail de ce pipier. Si vous voulez vous faire un beau cadeau, investissez. N'investissez pas en pensant faire de l'argent, bien sur. Investissez sur vos bons moments à venir. C'est moins cher que des vacances, et ça dure bien plus longtemps. Investissez sur le plaisir.

31 août 2006

Fumer, c'est vivre moins longtemps

Aujourd'hui encore, j'entends notre ministre de la Santé parler de 65 000 morts par an, dus au tabac, et de 5 000 morts du tabagisme passif.
Sur un paquet de tabac, je lis : Fumer, c'est vivre moins longtemps.
Je ne ressortirai pas la liste des vieillards qui continuent à fumer allègrement, et vont à l'encontre des dires du ministre.
En France, on estime à 10 000 par an les décès dus aux maladies nosoccomiales, c'est à dire les maladies bactériennes ayant causé la mort et attrapées en milieu hospitalier.
En France, on sous-estime le nombre de suicides à 10 000 par an. Je dis on sous-estime, puisqu'un haut comité de la Santé Publique pense qu'il faut en ajouter 20% de plus.
Je viens d'apprendre le suicide d'un de mes neveux, il n'avait pas vingt ans.
Je ne sais s'il fumait. Si c'est le cas, ça n'aura rien changé. S'il était non-fumeur, les hygiènistes de tout poil vont pouvoir se rassurer en se disant qu'il est mort proprement.
J'aimerais qu'on nous foute un peu la paix. il y a des choses, des chiffres, dont on ne parle jamais. La Faculté nous balance des chiffres et des conseils, elle ferait mieux de se méler de ses oignons. Nos ministres devraient peut-être se poser la question de savoir si dans une société où il faut être anorexique pour être mannequin, il n'y a pas d'autres problèmes aussi préoccupants.
Avoir la paix, c'est choisir.
Qu'on me laisse choisir.
Après tout, je n'ai peut-être pas envie de vivre vieux. Je n'ai pas d'enfants, il est à peu près certain que je claquerai tout seul dans mon coin, j'aimerais qu'on me laisse fumer tranquille et qu'on s'occupe un peu plus de tous ces mômes paumés.
J'aimerais qu'on arrête de me montrer en première page des magazines un nombril collé à la colonne vertébrale.
J'aimerais pouvoir me dire que si des gens que j'aime entrent à l'hôpital, ils ont quand même quelques chance d'en sortir debout.
Ah et j'oubliais, je pisse à la raie de tous ces gens propres et soignés à qui jamais rien n'arrive et qui n'étaient pas là pour empêcher un gosse de faire une connerie.

30 août 2006

la Confrérie a 40 ans



J'y avais fait allusion il y a quelques temps, je m'étais permis d'écrire à un "maître-pipier", en l'occurence le dirigeant d'une fabrique de Saint-Claude, pour lui demander ce qu'il en était.
Pas de réponse.
Je veux parler d'un petit événement tout de même : la Confrérie des Maîtres-Pipiers de Saint-Claude a quarante ans cette année.
Outre le fait qu'elle "intronise", au cours de cérémonies dites "chapitres", des fumeurs de tous horizons, la Confrérie a pour but de donner le plus possible de réclame à la pipe en général, et à celle de Saint-Claude en particulier bien sur.
Chaque année, les sociétés pipières de Saint-Claude sortent leur carnet de chèque.
Je suppose qu'ils attendent un retour sur leur vente.
Ici, je sens qu'il faut tout de suite que je fasse une petite mise au point. On va encore dire que je critique Saint-Claude, son milieu, les gens qui y travaillent, le goût de l'eau, ce qu'on y mange, la couleur du ciel, parce que c'est français, parce que c'est Saint-Claude.
Chose bizarre, si j'émets une critique à ce sujet, on en tient beaucoup plus compte que si un fumeur de bouffardes, fier de sa bonne grosse pipe et de son paquet de gris, émet des réserves sur les derniers modèles de pipe sanclaudiennes.
De bons esprits ont bien voulu me montrer du doigt, et tant qu'à faire, me mettre à l'index.
On s'occupe comme on peut.
Simplement, je voudrais rappeler ceci : je n'ai rien à gagner dans ces affaires. Je ne cherche pas d'honneur, pas de cadeaux, et surtout pas à être reconnu parmi certaines petites chapelles.
Simplement, j'avais voulu, il y a quelques années, créer un site internet un peu complet sur la pipe. Il n'y avait en France à l'époque que quelques sites personnels, et aucun forum.
J'ai commencé par un forum, j'ai bien eu raison, et deux ans après, j'ai pu ouvrir le site que, jeune fumeur, j'aurais été enchanté de découvrir.
Tout cela demande de l'argent et du temps.
Je ne me plains pas, c'est juste un petit rappel.
Je veux donc simplement signaler que quand je parle de la Confrérie de Saint-Claude, c'est en toute liberté. Je n'en fais pas partie, et je n'y ai jamais pensé.
Je connais des gens qui en font partie, en sont fiers, et ils ont bien raison. Simplement, comme on dit, "ça n'est pas mon truc".
Qu'on aille pas croire non plus que je suis contre, par principe.
Par principe, tout ce qui peut faire parler de la pipe, en cette mauvaise époque pour nous fumeurs, est bel et bon.
Ceci posé, je pose la question : à quoi sert la Confrérie des Maîtres-Pipiers de Saint-Claude ?
A faire parler de la pipe ? Cela peut se faire lors de l'intronisation du Premier Fumeur : celui-ci est une personnalité connue des médias et du public, et on souhaite bien sur que la photo de la personnalité, pipe au bec, circule le plus possible.
Ca n'est pas facile, d'ailleurs. Politiquement, n'oublions pas que fumer n'est pas correct. D'ou le fait que voir un homme politique de nos jours, bouffarde au bec, soit aussi difficile à trouver qu'une Nordh à un prix abordable. D'autres part, certaines personnalités, du spectacle ou du sport, ne veulent pas fâcher leurs amis. On ne peut s'empêcher de se demander si le désistement de dernière minute de David Douillet, en 2003, n'était pas du au fait de son amitié avec un Président de la République attaché à la lutte contre le tabac... Forcément, un double médaillé d'or aux jeux olympiques, qui fume, ça la fiche mal... !
Donc, voilà une nouvelle difficulté à résoudre.
Cette année, donc, quarantième anniversaire, qui sera le fumeur de l'année ? Il y en a-t-il un ?
Sais pas.
Silence radio.
Bon.
Pourquoi pas un livre, regroupant des textes ou des interviews de ces fameux Fumeurs de l'année ?
Combien de revues autont été contactées pour l'occasion ?
Il y a une personne qui me semble-t-il, aurait du être contactée par cette Confrérie. Cela aurait été de sa part une signe fort d'ouverture d'esprit, et de curiosité.
Cette personne, c'est le pipier Trever Talbert.
Voilà un américain qui présente deux pipes à un concours organisé par une revue, la meilleur sur le sujet. Il remporte deux premiers prix. Bientôt, on s'arrache ses pipes dans le petit microcosme d'amateurs. Et le voilà qui plie bagages, et vient s'installer en France. N'aurait-on pas du lui ouvrir grands les bras ? Faciliter son installation ? Même lui proposer un contrat ? Tout au moins l'inviter à venir, histoire de discuter, d'échanger ?
Ben non.
M'en vient une autre : Rolando Negoita, gagnant du concours lancé par BC.
Je commençais par dire que j'avais contacté le dirigeant d'une société sanclaudienne. Il est lui-même "Maître-Pipier", paraît-il. C'est ainsi qu'il est présenté dans certaine revue. Bon. On peut voir ses pipes ? Non. Je suppose qu'il connaît bien la question, je le pense et le souhaite d'ailleurs, mais de là à faire une pipe ?
Il n'est donc pas indispensable d'être pipier pour être Maître-Pipier.
Bon.
Donc la Confrérie va poursuivre je suppose, ses intronisations cette année.
C'est en quelque sorte une cérémonie de confirmation, pour ceux qui sont déjà fumeurs de pipe.
C'est un peu là un des aspects du problème.
A quoi sert de dire à des fumeurs de pipe : c'est bon, c'est confirmé, vous avez le papier façon parchemin, qui dit que vous êtes fumeur de pipe.
Ne faudrait-il pas chercher à toucher par exemple, les fumeurs de cigarettes ?
Combien de temps les maisons sanclaudiennes vont-elles sponsoriser ces activités ?
Je connais quelques confrères : j'ai l'impression qu'ils font beaucoup plus pour la pipe que la Confrérie elle-même. N'est-ce pas le monde à l'envers ?
Ces personnes n'auraient-elles pas fait les mêmes choses si elles n'avaient pas été intronisées ? Bien sur que si !
Alors ?
Ne faudrait-il pas ranger les coiffes, les robes de chambres, les tabourets, et chercher d'autres voies ?

29 août 2006

Maenz


Voilà, ça y est, j'ai une pipe de Cornelius Maenz. Je comprends mieux les louanges qu'on lui adressait, et les superlatifs employés par les heureux possesseurs d'une Maenz.
Les proportions sont parfaites, la réalisation sans faille.
Le tuyau est l'un des plus minces et des plus confortables que je connaisse. Seuls deux pipiers m'avaient donné cette impression de confort : Barbi et Ruthenberg. Et il semble que Maenz et Ruthenberg aient encore progressé de ce côté, j'ai peine à imaginer qu'on puisse faire encore mieux que ça.
Car c'est une politesse, de la part d'un artisan pipier, que de faire en sorte que le fumeur puisse fumer de façon confortable. La pipe ne doit pas lui décrocher la machoire, pour lui éviter d'avoir tendance à saliver, on va faire en sorte que ses dents s'écartent le moins possible quand elles tiennent le bec, il va pouvoir aspirer le plus facilement possible, on a fait en sorte que sa pipe fume sec.
Tout pour votre confort.
La chenillette passe sans encombres : un brin de tabac bouche l'entrée du perçage ? une chenillette et hop !
Bien sur, certains, qui à défaut d'avoir des idées, disent le contraire des autres, pour donner l'impression d'avoir un avis personnel, ont établi des raisonnements parfois extrêmements compliqués et contradictoires pour expliquer que le test de la chenillette ne veut rien dire. Certes, il n'a jamais été dit que c'était une condition indispensable pour qu'une pipe fume donne le meilleur d'elle-même, mais pourtant, pourquoi la plupart des pipiers, et parmi eux les meilleurs, font-ils en sorte qu'une chenillette passe du bec au fourneau ?
Pour notre confort à nous fumeurs.
De même que quand vous recevez quelqu'un chez vous, vous faites en sorte qu'il se sente le mieux possible.
C'est une question de politesse.
vous avez donc un outil à fumer dans les meilleures conditions. Cet outil s'appelle pipe.
Et quand cette pipe est signée Maenz, vous avez là un des meilleurs outils possibles.
Parce qu'il ne s'agit pas de se dire : je fume une Maenz, mais simplement je fume, en oubliant presque avec quoi. Il faut profiter du tabac, pleinement si possible.
Je n'irais pas jusqu'à dire qu'il faudrait s'enfermer, et couper le téléphone.
Non, ça n'est pas la peine.
Même le coup de fil d'un enquiquineur ne gâchera pas votre bonheur.
Si c'est ma première Maenz, c'est aussi ma première blowfish. Voilà longtemps que cette forme m'attire, parce que j'en vois des exemples étonnants. La forme en elle-même est curieuse, inhabituelle, presque torturée.
Je dis presque, parce que pour réussir une blowfish, il y a des points particuliers à respecter. Oeils de perdrix des deux côtés, flamme visible en haut et en bas. Pour que cela ressorte, il faut tout de même aller chercher le bloc de bruyère ad hoc, et ensuite se donner beaucoup de mal pour que le travail demandé ne se sente pas.
Cela aussi est une politesse : on ne doit pas voir le travail.

25 août 2006

Rolando et Olivier


Je sais ce que vous allez penser : ça fait deux fois, cette pipe tu nous l'as montrée avant-hier.
Eh bien non, lecteur fidèle, ça n'est pas la même, regarde bien : c'est effectivement la même forme, mais celle-ci est en olivier.
La première n'était pas venue toute seule, et je n'ai pas encore fini d'en parler.
Voici donc une pipe de Rolando Negoita, en olivier.
C'est la première qu'il ait faite dans ce bois.
Et c'est ma première pipe en olivier.
Nous sommes donc quittes.
Je crois savoir qu'il y a moins de nuances au goût, avec l'olivier, qu'avec la bruyère.
Elle donne en tout cas le meilleur d'elle-même avec du latakia - souvenir de son ancien propriétaire, ou préférence de sa part ?
Je l'ai fumée hier avec un mélange maison que m'avait gentîment apporté Tobias, un membre allemand du Groupe.
Merkers Mischung 38 pour être précis.
Impression bien différente eeffectivement d'une bruyère, mais régal cette fois-ci, puisqu'avec un virginie, elle m'avait un peu laissé sur ma faim.
Elles ont beau avoir la même forme, quoiqu'un peu plus élancée pour celle-ci, les sensations sont bien différentes de l'une à l'autre.
Le plus difficile étant de ne pas me jeter dessus tous les jours.
Mais de même qu'il me faut un petit temps avant de me lancer pour fumer une pipe nouvellement arrivée, il faut que je me préserve mon plaisir, et je vais donc attendre un peu.
J'ai dit un petit temps : il ne faut rien exagérer, il ne m'a fallu que deux jours pour fumer quatre nouvelles pipes.
José Manuel Lopès, dont je parlais il y a peu, m'avait dit avoir plusieurs pipes, qu'il n'a toujours pas fumé, parce qu'il attend l'occasion. Celle par exemple de rencontrer son auteur et de fumer pour la première fois sa pipe avec lui.
Je n'en suis pas encore là, ça m'avait surpris d'ailleurs, mais je commence à le comprendre.
Quoi de plus bon que l'attente avant un rendez-vous ?

23 août 2006

Rolando


Voilà exactement le genre de pipe dont on reconnaît tout de suite l'auteur.
En voyant ça, viennent des mots comme pureté, simplicité, sobriété...
La simplicité même.
Rolando Negoita est passé maître dans l'art de faire des pipes dont on se dit qu'elles doivent être très compliquées à percer.
Même si ça n'en est pas le meilleur exemple, sur celle-ci, on se dit qu'il a du avoir beaucoup de mal à faire un perçage coube qui suive la ligne arrondie qu'il a donné à cette pipe.
Eh bien non, c'est beaucoup simple que ça, le perçage est droit.
Tout simplement.
J'avais déjà une pipe de Rolando, avec une finition dont il est l'auteur, la wallnut.
J'en avais parlé dans ces pages.
Tant qu'à acheter une pipe, autant qu'elle soit représentative de son auteur.
Et bien, voici la deuxième.
Cette pipe, je ne l'ai pas achetée neuve. Mais j'ai eu la chance de pouvoir sauter sur l'occasion. A ce propos, certains tristes sires sont bizarres : quand ils vendent des pipes, c'est parce qu'ils ne sont pas colllectionneurs, c'est, en gros, de la bonté d'âme. Mais quand des gens qu'ils n'aiment vendent les leurs, c'est pour faire des affaires...
La personne qui me l'a vendue, et que je remercie encore ici, n'a pas fait une affaire. Elle aurait pu en avoir plus.
La bonne affaire, c'est moi qui l'ait faite !
Cette pipe, non contente d'être superbe, fume parfaitement, et je suis très content que nous fassions route ensemble.
Mais si vous voulez être épatés, rendez-vous sur le site de Rolando, et là, cliquez sur "Archives"... comme moi, vous n'en reviendrez pas.

21 août 2006

Pipes, de José Manuel Lopes

S'il est un livre indispensable, c'est bien celui-là.
Ce livre, j'essayais régulièrement de le ranger dans ma bibliothèque, mais il en ressortait trop fréquemment pour y avoir sa place. A défaut d'un rayonnage à côté de mon bureau, à portée de main, il restait par terre, à gauche du fauteuil.
Je l'avais déjà dans sa première édition, en portugais, mais je savais aussi que cette nouvelle édition, en langue anglaise, avait été revue et augmentée.
J'adorerais pouvoir en lire une version française, mais les éditeurs français sont trop bêtes, semble-t-il.
Je le commande donc sur un site que tous les amateurs connaissent, Synjeco, le site de Daniel Schneider.
Il est arrivé ce matin.
Amusant, en le feuilletant comme ça, de découvrir de nouvelles superbes photos.
J'avais il y a longtemps dit de cet ouvrage qu'il n'était pas un ouvrage magistral, mais un album de famille.
On y retrouve tous ces pipiers dont on connaît le visage, ou les oeuvres, on en découvre d'autres.
C'est même un jeu, lorsqu'une question est posée, d'aller y chercher des informations. Un des membres du Groupe Fumeurs de Pipe l'a appelé : le Livre. Et c'est d'ailleurs en ces termes que nous l'évoquons.
Certains feront la fine bouche : la millième sous-marque sanclaudienne ou anglaise n'a pas droit à autant de détails et d'informations que d'autres, largement plus développées. Je ne crois pas qu'il faille en incriminer l'auteur : allez donc demander des informations sur une marque comme "Télévision", ou "Dupont"(vous savez, les briquets ?). Et quel intérêt d'ailleurs, une fois que l'on sait qui les fabriquait, on a le principal.
Mais foin des petits esprits, si vous cliquez sur le titre, vous serez renvoyé à la page du Cachimbo Club du Portugal, et là, vous y verrez de très beaux compliments faits à l'auteur : mis à part quelques inconnus, dont je fais partie, ce sont des gens qui connaissent bien le sujet : ils s'appellent Eltang, Barbi, Biagini, Van Hove, di Piazza, Billhall, etc...
Allez-y voir, la compagnie est agréable, ce sont des enthousiastes, et c'est bien agréable.
Et puis surtout, si vous êtes curieux, si vous vous intéressez à la pipe, dépêchez-vous, vous ne le regretterez pas.

19 août 2006

Elle vole toujours, et précisions sur la corne

Voilà l'engin, on la voit mieux ainsi, non ?
Quand aux tuyaux en corne employés par Trever, il ne peut les dater avec précision. Son prédécesseur, Patrice Sébilo, les avait lui-même acheté en 1980, à une maison de Saint-Claude qui fermait ses portes.
Voilà, ce sera tout ;-)

18 août 2006

Soucoupe volante

Je vous parlais de l'arrivée prévue d'une soucoupe volante. Et bien, ça y est, elle a atterri. C'est une Cavicchi Flying Saucer, et il n'y avait pas de meilleur nom pour cette forme.

Et pour une fois, le titre du message ne renvoie pas à la page du Site consacrée aux époux Cavicchi. Non, cette fois-ci, il s'agit d'un lien vers le site qui m'a vendu cette pipe.
D'abord, il faut signaler que Tarek Manadilly, l'animateur du site, va lui-même chez les pipiers choisir les modèles qu'il met en vente. Outre ses connaissances en tabac, qui sont grandes, il a conseillé Manuel Shaabi pour que ses pipes atteignent le niveau technique qu'elles n'avaient pas avant.
Je ne connais pas ce monsieur personnellement, je ne l'ai vu qu'en photo, et voilà que le lendemain de ma commande, il me la confirme par écrit tout en s'excusant de répondre si tard ! Puis, le surlendemain, il me confirme l'envoi du colis, et me demande de lui écrire quand il sera arrivé.
Pour tout dire, j'ai profité de sa gentillesse : voilà longtemps que je voulais ajouter au site un de ses articles. Et comme un des membres du groupe s'avère être traducteur, et qu'il a proposé ses services (j'ai sauté sur l'occasion mais j'en reparlerai), j'ai demandé son autorisation à Tarek qui a accepté avec beaucoup de bonne grâce, et je crois même avec plaisir.
Et le paquet arrive : tout est là, sur la photo : la pipe dans sa pochette et sa boîte, un bourre-pipe que j'ai ajouté à mon trousseau de clef, une boîte de longues allumettes, et un CD, où j'ai retrouvé la page du site, et des photos de la belle.
La pipe ? elle est splendide, et certainement il faudrait que j'en affiche d'autres photos pour lui rendre justice.
Alors, pour ceux qui voudraient une pipe italienne, le site Theitalianpipe est un passage obligé.

17 août 2006

Trever montre les cornes

Arrivée hier chez moi, cette Talbert Ligne Bretagne, avec un sablage toujours aussi reconnaisable, c'est la patte du maître.
C'est ma quatrième LB - la cinquième en fait, mais j'en ai donné une à une amie fumeuse.
Tout me plaît en elles, ce sont de ces pipes avec lesquelles j'aime commencer la journée.
Encore trois, j'en aurai une par jour, et je ne serai plus tenté de les fumer plus souvent qu'à leur tour.
Celle-ci a une particularité : son tuyau en corne. C'est très joli, très élégant. Seule surprise, pour qui est habitué à la finesse des tuyaux de Trever, le bec est un peu plus épais, et un peu plus arrondi. Il n'est pas possible de tailler la corne aussi finement que l'acrylique ou l'ébonite.
On l'oublie au bout d'un moment. Je crois que ces tuyaux n'ont d'ailleurs pas été fait par Trever, mais par une famille du Jura, une des dernières sans doute, à proposer ce genre d'articles.
Je ne sais quand Trever a trouvé ces tuyaux, s'il les a depuis longtemps, ou s'il les a acquis tout récemment.
Je ne sais non plus qui exactement a fait cette pipe, de Trever ou d'Emily, mais cela n'a pas d'importance, elle se fume aussi bien que les autres !
Vous trouvez le fond joli ? C'est le dernier modèle de pochettes.
Cette pipe je l'ai eu in extremis : Trever en avait passé la photo sur son blog, avant de les envoyer aux Usa. Si vous ne connaissez pas encore ce blog, c'est le premier dans la liste, là, à gauche.
Bon, je vous laisse, une soucoupe volante vient d'atterrir chez moi, je vous en reparlerai.

13 août 2006

Rad Davis

Voilà un bon moment que j'avais envie d'une pipe de Rad Davis. C'est Erwin, encore lui, qui nous avait découvrir ce pipier, dont il soulignait l'excellent rapport qualité/prix. Puis Erwin, toujours lui, a commencé à nous montrer des pipes sablées de Rad. Puis plusieurs membres du groupe ont montré leur Rad Davis.
Non seulement j'avais vraiment envie d'en avoir une, sablée, mais j'avais en plus l'impression d'être le seul à ne pas en avoir.
Voici qu'hier soir, je me rends sur son site, hésite longuement, et me décide pour une natural blasticated. Une blasticated, c'est une pipe guillochée, et sablée, ce qui donne des résultats étonnants. L'affaire est faite en cinq minutes et je me frotte les mains.
Mais voilà que Rad, avec qui j'avais échangé quelques mails il y a quelque temps et qui semble se souvenir de moi, m'écrit pour me dire que cette pipe a été vendue une heure plus tôt !
La déception passée, qu'à cela ne tienne, je lui demande si cette pipe, dont vous voyez la photo, est toujours disponible. Comme elle est plus chère de trente dollars, je demande à Rad de me rappeler son adresse, pour lui régler la différence.
Eh bien, non seulement elle était disponible, mais il m'a fait cadeau de la différence, pour s'excuser du contretemps !
Voilà, non seulement j'aurai fini par avoir ma sablée, mais je crois qu'il aurait été dommage de ne pas souligner la gentillesse du bonhomme.
Donc une bonne adresse à retenir, pensez que le taux de change est très appréciable pour nous autres européens en ce moment, et profitez-en !
Et puis n'hésitez pas à repasser souvent sur son site : Rad travaille beaucoup, et il renouvelle constamment son site.

09 août 2006

C'est les vacances ?

Dernièrement, Trever avait lancé un sondage sur son site, afin que les membres du Groupe puissent élire la pipe de l'année. Chacun pouvait choisir l'élue de son coeur, et nous nous apprêtions à tenir les comptes, tranquillement. mais voilà que des simples d'esprits se sont amusés à fausser les résultats du vote. Ca n'était ni malin, ni gentil pour un pipier qui prend la peine de nous proposer cinq modèles différents.
Qu'à cela ne tienne, je préviens Trever que nous allons tous revoter, cette fois sur le forum. Là c'est plus difficile, on ne peut pas rester anonyme. Là évidemment, nous avons quelques petits écueils. Il y a ceux qui ont voté en passant un message sur le fil lancé à ce sujet. D'autres ont voté en lançant leur fil à eux. Certains, malgré un message sur le groupe, et deux annonce faites en particulier, ont revoté sur le site de Trever. D'autres n'ont pas revoté. Certains ont voté deux fois. Certains ont voté à nouveau, sur le site de Trever, et sur le forum.
Mais je pense que nous allons y arriver, les résultats reviennent au même, finalement.
Puis, pour faire en sorte que tous les membres du groupe soient au courant de ce qui se passe dans notre petit cercle, je décide de faire en sorte que chaque membre reçoive l'avis de mise à jour par mail. Une newsletter, comme on dit.
Mais voilà que je me rends compte que beaucoup ont changé d'adresse. Et ils n'ont pas vu la nécessité de me le dire, ce qui est normal, mais va pas mal me compliquer les choses dans les jours qui viennent. Vérification des adresses mail sur le groupe, vérifier que chaque adresse mail a bien accès au Cercle, la partie du site réservée aux membres du forum, vérifier que chaque adresse reçoit bien la newsletter, comparer les adresses sur le groupe avec celle des fichiers, également ne pas oublier les personnes qui désirent recevoir la newsletter mais ne font pas partie du groupe, enfin bref, trier tout ça.
Parce que chaque dimanche, envoyer, à un peu moins de six cent personnes, par lot de quarante à chaque fois, la newsletter, c'est un peu longuet. je pense donc profiter des possibilités que m'offre mon hébergeur, mais il faudrait au moins que la liste soit "claire". Il va donc falloir remettre tout ça au propre.
Heureusement, il y a de bonnes surprises : j'ai pu commander une Cavicchi, et une des canadian que Trever montrait sur son blog. De quoi se changer les idées !
Et puis, un monsieur très gentil, qui a du écrire au moins six livres sur la pipe, m'a contacté via le site et me propose de mettre à jour la liste des livres, plaquettes, etc... sur notre sujet préféré. Il a écrit la préface de l'édition anglaise, Pipes, de Jose Manuel Lopes. Il s'appelle Benjamin Rapaport. Voilà quelqu'un qui pourrait avoir autre chose à faire mais qui prend la peine d'apporter des informations aux autres. Il ajoute qu'il conseille toujours à ses amis américains de consulter le site FdP. Si ça continue, comme José, nous devrons faire une version anglaise...
Et puis, Erwin en est à la septième version de son article sur Rheinbach. il m'assure à chaque fois que c'est la dernière. J'attends les photos de David Enrique, en villégiature, mais de toutes façons, je pense que je ne ferai la mise en page que dimanche soir, vers 22 heures. Là, je devrais être à l'abri de modifications de dernières minutes...
Voilà une mise à jour qui s'annonce bien ;-)
Je me rends compte que tout ça fait un peu : quels sont mes problèmes domestiques ! voilà ma vie ! me voilà nu devant vous ! enfin c'est façon de parler.
Ceux qui ne m'apprécient pas, au départ, vont s'ennuyer encore plus que d'habitude.
Les autres passeront l'éponge...

03 août 2006

des idées pour aider le Mondial

Certains mauvais esprits ont fait courir le bruit que je n'espérais qu'une chose, c'est que le Mondial de la Pipe qui a eu lieu au mois d'avril - si, si, rappelez-vous ! - fasse un bide monumental.
Comme je l'ai dit, je ne le souhaitais pas, mais je l'avais prévu.
Ca ne m'a fait aucunement plaisir.
J'avais déjà écrit dans ces colonnes que le Mondial, seule manifestation à ne pas donner le nombre de ses visiteurs - certains ont argué que c'était la faute aux pipiers, mais ça sonnait faux - allait s'aggrandir l'année prochaine et s'ouvrir aux cigares. J'avais même écrit que cela serait une bonne affaire pour le milieu du cigare, déjà très bien organisé, mais qui ne dira sans doute pas non.
Je relatais dernièrement la réponse d'une revue axée sur le cigare, à qui Jean-Pierre Petyt, qui tient une civette en Belgique, avait demandé s'il n'était pas possible, dans leurs pages, de parler de la pipe et de ses tabacs. Réponse négative, bien sur, et malheureusement.
Voilà que le bruit court que ce futur "Mondial de la Pipe et du Cigare" allait sans doute s'ouvrir aux boissons alcoolisées, vins, spiritueux, que sais-je ?
Il va falloir louer de grands panneaux d'affichage, puisque cela va sans doute s'appeler "Mondial de la Pipe et du Cigare et des Alcools".
Bon, des affiches, y'en avait pas eu, mais sait-on jamais ?
On voit bien que l'organisateur de cette manifestation court après les idées.
Alors voilà, pour qu'on aille pas encore crier sur les toîts des choses fausses et méchantes, j'ai voulu aporter ma contribution.
Voici donc quelques idées qui feront, je n'en doute pas, que le prochain Mondial de la Pipe etc... rencontre enfin le succès qu'il mérite.
Nous aurons donc des stands avec des pipes, des cigares, des alcools, je propose d'y ajouter :
-des stands selon les spécialités culinaires régionales : rillettes du Mans, saucisson de Lyon, Tripes à la mode de Caen, sans oublier les bêtises de Cambrai, etc.
-des stands ouverts aux dernières trouvailles techniques, et ce dans tous les domaines : informatique, art de vivre, hi-fi, vidéo, etc.
-il serait dommage d'oublier d'encourager les jeunes talents : cela pourrait donner lieu à un concours, ouvert à tous les inventeurs. On pourrait l'appeler le Concours Lapine.
-et les voitures d'occasion ? on pourrait en profiter pour en fourguer ?
-sans oublier les arts ménagers
Et encore, je suis bien sur qu'on peut trouver plein de trucs !
Voilà, faites-en ce que vous voulez, mais si vous êtes intéressés, je peux chercher encore.
Ah, dernière chose, faudrait changer le titre, ça n'est plus un Mondial, c'est une Foire...

01 août 2006

Fumeur de l'âge de pierre


Voilà la deuxième pipe d'un tout jeune pipier en devenir, lui se dit encore apprenti. Quand je lis certains pipiers qui disent qu'ils apprennent encore tous les jours, je crois que David Enrique restera apprenti toute sa vie. C'est une grande chance.
Voilà donc que m'est arrivée une deuxième pipe de lui. Comme je vais en dire du bien, je précise que j'en ai le droit, puisqu'il a reçu mon chèque le même jour.
C'est donc une pipe de la série Silex. La bague est en aluminium. Le tuyau est en cumberland, et il est fait à la main.
C'est donc ma deuxième pipe de lui, la première était faite à partir d'un ébauchon préformé.
Je crois me souvenir qu'il avait été gêné, justement, de partir d'une forme déjà bien avancée. Ca n'est pas le cas cette fois-ci.
Je savais que David était bien conseillé : il a fait un séjour chez Marco Biagini, et il entretient des échanges réguliers avec Trever Talbert et Erwin Van Hove.
Et bien, ça se sent, puisque cette pipe n'a rien à voir avec la première. Le guillochage est particulier, unique. Le tuyau est très confortable, la pipe fume sec, elle se cale parfaitement en bouche, et ça n'est pas à cause de ses 24 petits grammes !
Bien sur David dira qu'il a encore beaucoup à apprendre, mais je crois qu'il n'aurait pas pu faire cela il y a encore quelques mois.
Il vous faudra donc attendre, puisqu'il n'en reste plus, que ces pipes sont parties en quelques jours...
Et d'ailleurs, si ça se trouve il est déjà passé à autre chose. Après la série Silex, aurons-nous la série Auroch ?
Mais en tout cas vous ne perdez pas au change : au contraire si j'ose dire, parce que leur auteur aura encore fait un pas en avant.
Heureux que vous êtes : vous n'avez pas encore votre pipe Enrique, la prochaine est peut-être pour vous... !

27 juillet 2006

Comment dégommer un pipier

C'est assez facile et cela revient à intervalles réguliers. La méthode est au point. Bien sur, si vous venez à rencontrer un pipier, assurez-le d'être ravi qu'il soit là et ouvrez-lui grand les bras, comme si de rien n'était. D'ailleurs vous avez toujours adoré les pipiers. Surtout celui de votre quartier.
Alors voilà comment ça se passe.
Prenez tout d'abord un artisan pipier reconnu. Un danois, un allemand, un américain, peu importe. Evitez les français, d'ailleurs combien avons-nous de pipiers reconnus ? pour ne pas vous fâcher avec vos camarades.
Ensuite, une fois la cible choisie, cela se passe en deux temps, mais l'ordre est à votre choix.
Vous pouvez aller chercher une pipe de forme classique, une billiard, par exemple, c'est au choix. Là n'est d'ailleurs pas la question.
Quelle que soit la forme choisie, montrez-en une photo, et indiquez le prix.
Puis allez-vous préparer un vin à la cannelle, par exemple, parce que vous allez être quelques uns à en faire des gorges chaudes.
Voici quelques répliques bien balancées, afin de montrer votre indépendance d'esprit :
- c'est un truc de collectionneur
- va falloir mettre de côté
- pour le même prix j'en ai dix
- qui va acheter ça ? pas moi !
- ben moi ma billard, elle m'a coûté quinze euros, j'en suis bien content
Ca c'est la première étape.
Ensuite, vous allez chercher une pipe du même pipier, le même hein, mais pas du tout une forme classique cette fois, non, un truc fou, un délassement, une démonstration de savoir faire. Ils sont quelques uns à se laisser aller de temps en temps.
Et là c'est rigolo, les mêmes trucs fonctionnent :
- c'est un truc de collectionneur
- va falloir mettre de côté
- pour le même prix j'en ai dix
- qui va acheter ça ? pas moi !
- ben moi ma billard, elle m'a coûté quinze euros, j'en suis bien content
Vous pouvez ajouter quelques répliques bien senties, du genre :
- c'est un chausse-pied
- on dirait un décapsuleur.
Voilà, fin de la leçon, soyez prêts, ça peut arriver à n'importe quel moment, le tout est de montrer qu'à vous on ne la fait pas.
Attention, bientôt une interro !

24 juillet 2006

la Pipe du Groupe 06

Après nos déboires avec une maison sanclaudienne incapable de réaliser une vingtaine de pipes en moins d'un an, après avoir eu, par l'entremise d'Erwin, l'accord de Trever Talbert, après avoir attendu impatiemment : enfin, Trever nous propose plusieurs modèles. Aux membres du Groupe, et seulement à eux, de voter.
Pour moi, c'est difficile, parce que chacune me plaît, mais que je ne suis pas seul à choisir.
Comme le dit Trever, il faut voter en pensant aussi aux autres...
Je préfère donc m'abstenir, je veux bien voter, mais à condition que mon vote soit gagnant. Je suis trop déçu quand les gens ne sont pas de mon avis, et je trouve du coup bien des défauts à ce système.
Je ne mets donc pas d'image, pour illustrer ma préférence, si tant est que j'en ai une, mais en cliquant sur le titre, vous pourrez voir le choix de Trever.
Et sa préférence me semble plus intéressante que la mienne !
Simplement, il y a parfois une autre difficulté, c'est celle du choix. Et là je dois avouer que Trever ne nous aide pas, puisqu'il nous propose plussieurs pipes, toutes plus alléchantes les unes que les autres...
Il faut considérer aussi, et c'est là un des aspects les plus beaux de la chose, que ce genre d'opération permet à des gens qui n'auraient peut-être pas osé faire le pas, de posséder une pipe réalisée avec soin par un pipier, à un tarif extrêmement intéressant.
Cela fait un peu obligé comme phrase, mais je suis très honoré de voir que Trever s'est donné du mal, et nous demande de choisir.
J'avais déjà quatre pipes de Trever, j'en ai donné une, les autres je les garde, et j'attends avec impatience, quelle que soit l'élue, la prochaine.

21 juillet 2006

Brian Ruthenberg


Simplement pour le plaisir de l'oeil, cette Ruthenberg avec un si magnifique sablage.
J'ai trouvé cette photo sur le site de Mike Glukler, Briarblues.
Je finis par me demander si le sablage n'est pas le meilleur moyen de faire ressortir la beauté de la bruyère.
Il y a bien sur de superbes lisses qui se suffisent à elles-mêmes. Mais cette pipe, lisse, aurait été beaucoup moins intéressante, et sans doute moins belle.
Bien sur, si Brian Ruthenberg était tombé sur un magnifique plateau, je ne crois pas qu'il aurait passé du temps à le sabler. Parce que cette opération demande du temps, du matériel, et un goût pour la chose.
J'ai quelques sablées superbes : une Former, une Savinelli Autograph, une Ser Jacopo, une Rinaldo, et bien sur des Talbert, de simples Ligne Bretagne mais Trever est un magicien.
Cela me permet de rêver sur une belle sablée d'Il Ceppo, ou de Ruthenberg. Et Marco Biagini en fait de bien belles aussi !

20 juillet 2006

Erwin existe, je l'ai rencontré

Voici une pipe d'un artisan pipier photographiée par un artisan pipier.
Devant, une Bertram Safferling.
Derrière, David Enrique, qui ne restera pas caché bien longtemps.
Cette pipe, c'est Erwin qui la vendait. C'est moi qui ai sauté sur l'occasion.
Seulement, une fois n'est pas coutume, je ne l'ai pas reçue par la Poste. C'est Erwin qui me l'a amenée.
Notez tout de même qu'il n'est pas venu uniquement pour ça, mais ça tombait plutôt bien.
Voilà quatre ans maintenant que nous discutons par mail. Il était temps de nous rencontrer. Eh bien, je dois dire que je n'ai pas été déçu.
D'abord c'est un hôte délicieux. Il vous met à l'aise, vous sert des vins épatants, parle d'une voix douce, et sait très bien, comme on dit, briser la glace - ce qui, par ces temps de canicule, est bienvenu.
Ensuite, il vous montre quelques pipes, et comme il admire ceux qui les ont faites, et qu'il en parle bien, vous ne voyez pas le temps passer.
Je regardais les statistiques du site : ces articles sont parmi les pages les plus visitées, ça n'est pas pour rien.
Ah, et puis il fait une très bonne vinaigrette.
Vous allez me dire : où sont les photos ?
Il n'y en a pas.
L'appareil photo est encore dans la poche de ma veste.
Mais voilà, on parle, on parle... et quand je me suis rendu compte de mon oubli, j'étais dehors.
Et les poches pleines, parce qu'en plus je ne suis pas parti les mains vides.
Bon, promis, la prochaine fois, je serai plus sérieux !

18 juillet 2006

La nouvelle façon d'écrire "Fumeurs de Pipe"


Voilà, c'est fait, ou pratiquement. Fumeurs de Pipe est sur Google. Un peu curieux tout de même. D'abord je voulais ajouter directement les membres du Groupe Yahoo. Mais pas loin de 500 nouveaux membres, ça fait beaucoup pour eux, résultat, ce n'est plus un ajout, mais des invitations. De fait la manipulation que j'avais donnée au départ change un peu. Puis des personnes, invitées sur telle adresse mail, ont désiré changer d'adresse. Puis l'option de départ est la réception de tous les mails, ce qui en a surpris quelques uns. J'ai eu des messages, avec des questions, mais depuis plus de nouvelles. Le nombre de membres recensés change pratiquement à chaque mise à jour de la page. Enfin du moins l'utilisation, la réception et l'envoi de messages se passent-ils très bien. Gros ouf ! de soulagement de ce côté-là.
Enfin, encore pas mal de pain sur la planche, et j'aurais aimé que cela aille plus vite. Jamais content celui-là !

16 juillet 2006

Changement d'adresse du Groupe ou la peau de l'ours

J'en parlais il y a deux jours.
Tout était prêt.
J'avais même fignolé.
J'avais fait la liste de ceux déjà inscrits chez Google, et je les avais ôté de la liste de ceux qui allaient être ajoutés au groupe.
J'avais préparé un message pour la page d'accueil sur Yahoo.
Je l'avais même mis en place.
J'avais fait en sorte qu'on ne puisse plus passer de message sur Yahoo.
Je relance mon ordinateur, il redémarre, bloque...
De nouveau relance, cette fois ça part.
Pour éviter les embouteillages, j'invite d'abord les 40 premières personnes de la liste.
Et là, la mouche dans le lait... !
Dans les cas d'arrivage en gros de membres sur un groupe, Google demande un délai de un ou deux jours pour se pencher sur la question !
Aaaarrrrgggglllll !
J'ai donc passé la demande, et envoyé la suivante.
476 personnes attendent donc la réponse....
Je ne sais pas vous, mais certains soirs, on se sent un poil ridicule !
Il va donc nous falloir patienter.... et je déteste ça !
Enfin, espérons que tout ira sans encombre. Le plus pénible de la chose, c'est d'être entre deux chaises...

15 juillet 2006

Arthur Honegger et les tartuffes


On s'était beaucoup ému, il y a quelques temps, du timbre à l'effigie d'André Malraux. Ce timbre représentait une photo célèbre du grand homme, certainement un des derniers à parler comme Sarah Bernhardt, simplement la cigarette, bien visible sur la photo, avait disparue du timbre.
Bougez avec la Poste, ou comment réécrire l'histoire.
Eh bien, je viens d'apprendre qu'on avait fait le même tour pendable à Arthur Honegger. Regardez ce timbre, il reproduit un portrait photographique du compositeur.
En cliquant sur le titre, vous pourrez découvrir que sur la photo, reproduite sur le carnet de cette série de six musiciens, Honegger a bien sa pipe au bec.
Eh bien, puisque la Poste nous joue un mauvais tour, servons-nous d'elle, et faisons, c'est le cas de le dire, un retour à l'envoyeur.
La Poste propose de composer soi-même ses timbres. Tout particulier peut à loisir créer des timbres à l'effigie de son chat, du petit dernier, etc... Un service identique existe aux USA, avec un petit avantage, la taille des images, et du timbre, est plus grande.
Mais qu'importe : choisissons nos plus belles images de fumeurs de pipe, et transposons les en timbre, grâce aux services des timbres personnalisés.
Je m'étais moi-même fait une jolie série reproduisant une pipe de Jody Davis...

14 juillet 2006

Espace libre


J'apprends, avec retard, que notre ministre de la Culture, toujours à l'affut d'une bonne idée, pense donner des certificats aux blogueurs. Tous les blogueurs ? non, bien sur, seuls les blogs signés par des journalistes auraient droit à un macaron.
Ce qui revient à dire que les nombreux blogs signés par des particuliers sont sans doute mensongers, à la différence des blogs tenus par les possesseurs de carte de presse...
Ce qui revient à dire que jamais un journaliste ne s'est trompé, que jamais un journaliste n'a menti, n'a truqué, n'a été censuré par sa direction, ou a reçu des ordres pour écrire un article allant dans tel ou tel direction.
Je vois encore un journaliste présentant le journal de 20 heures, dont on sait qu'il a truqué une interview avec Fidel Castro, qu'il n'a jamais rencontré, mais dont on croyait, sur le moment, qu'il l'avait interviewé en direct.
Il continue à passer la bonne parole tous les soirs, sans inquiétudes.
S'il ouvre un blog, il aura le blanc-seing officiel.
Il va de soi que j'attaque un système, pas une profession. Je ne généralise pas, je me méfie simplement des certificats de bonne conduite donné les yeux fermés.
Et d'ailleurs cela tombe bien, d'afficher "non soumis à la censure" : depuis quelques jours les envois de commentaires sont libres à nouveau. Ca manquait de fiel !
Cette image restera affichée en bas du blog dorénavant. Pour plus d'informations, cliquez sur le titre.

13 juillet 2006

Déménagement

Le groupe, ouvert le 18 novembre 2002 sur Yahoo, va déménager le 16 juillet chez Google. La question avait été posée il y a un peu plus d'un an, mais les problèmes de serveurs de Yahoo persistant, et même augmentant, il devenait de plus en plus difficile de rester.
Voilà donc plus de 500 personnes qui vont devoir changer leurs habitudes.
Tous les membres, c'est à dire ceux qui ne parlent pas, ceux qui parlent, ceux qui sont partis et revenus sous un autre pseudo, ceux qui ont annoncé qu'ils partaient mais se sont bien gardés de le faire, bref, tout le monde.
J'ai donc remis en route le groupe qui existait déjà depuis plus d'un an, adressé les mails d'information, prévenant que tous les membres recevraient une invitation dans la nuit de samedi à dimanche.
Je pensais que nous en resterions là jusqu'à dimanche, et que j'allais pouvoir préparer toutes les modifications annexes tranquillement.
Mais, surprise, - et même très bonne surprise : pas mal de gens n'ont pas attendu de recevoir leur invitation, et demandent à être inscrits de suite. Avec une majorité de "silencieux", ce qui me conforte dans l'idée que nous ne devons pas être ennuyeux, tout de même ;-)
Je vois même une envie de commencer tout de suite, ne serait-ce que pour voir comment ça se passe. David Enrique n'a pas résisté à l'envie de passer un fichier sur Bo Nordh, c'est tout de même plus simple, juste en pièce jointe.
Bref, alors que certaines bonnes âmes me disent qu'il y a de moins en moins de messages - ce qui est faux, il suffit de regarder les chiffres - et me prédisent une fin prochaine, voilà qui met du baume au coeur !
Mais bon tout n'est pas terminé : il reste à modifier les messages reçus lors des inscriptions, modifier la teneur des messages informant des codes pour accéder au Cercle, préparer les invitations, penser à fermer le groupe Yahoo, laisser un message d'information en page d'accueil de ce groupe - là, ce sera à bon escient, pas un test- il faudra aussi transférer les liens du Groupe sur le site, ç'aurait été bien que tout soit prêt, mais là ça va aller trop vite, préparer sans doute des rubriques du Cercle remplaçant celles de l'ex-groupe, ne serait-ce que pour regrouper les fichiers, et certains liens, suivre ce qui se passe encore sur Yahoo, et sans doute aider et informer ceux qui rencontreront des problèmes.
Il faudra aussi, peut-être, puisque la possibilité des "annonces particulières" ne m'est pas proposée par Google, envoyer à chaque membre les mises à jour par mail.
Et il faudra peut-être aussi songer à rendre les messages passés sur le groupe accessibles à tous, à l'instar de ce qui se fait sur d'autres groupes, et pas des moindres, comme ASP ou DAFT...
Et j'en oublie certainement.
Heureusement que c'est les vacances !

12 juillet 2006

Bo Nordh est mort


Je suis très mal placé pour en parler, je ne peux parler de l'homme, et Greg Pease l'a fait mieux que moi.
"C'est avec une grande peine que j'apprends le décès de Bo Nordh ce matin. Bo était considéré par beaucoup comme le plus grand pipier actuel, mais il était beaucoup plus que cela. C'était un homme tranquille, un peu timide, mais il pouvait parler pendant des heures de jazz et de blues; sa connaissance était encyclopédique. Il était également un grand cuisinier, un amateur de vins, et un hôte délicieux et aimable."
Maintenant, nous reste ses pipes : de quoi rêver encore de longs moments !

06 juillet 2006

Dialogue d'amateurs

Puisque j'avais récemment fait allusion aux romans policiers, revenons, si vous le voulez bien, sur ce sujet.
Et plus précisément d'une série d'histoires, mettant en scène un journaliste, et ses deux chats siamois. Le journaliste s'appelle Jim Qwilleran, et ses deux chats Ko-Ko et Yom-Yom. C'est le chat Ko-Ko, de son vrai nom Kao Ko Kung, qui permet au journaliste d'y voir clair, et de découvrir le coupable.
Dans les tous premiers volumes, Qwilleran, qu'on peut se représenter physiquement en regardant une photo de Mark Twain, fume la pipe.
En voici un petit extrait, que vous apprécierez je pense :
La fumée de la pipe atteignit les narines de Qwilleran qui remarqua :
-Vous utilisez du tabac écossais.
-Comment le savez-vous ?
-Je fumais la même marque : Groat & Boodle numéro cinq.
-Exactement ! J'ai fumé du Auld Clootie numéro trois, pendant longtemps, mais j'ai changé de marque, l'année dernière.
-J'avais l'habitude d'alterner Groat and Boodle et Aul Barleyfumble.
Qwilleran s'installa dans le fauteuil et savoura l'odeur de sciure mélée à son tabac favori.
J'aime beauoup ce petit dialogue, qui décrit assez exactement les propos que peuvent échanger deux amateurs. Ne cherchez pas les marques dans Tobaccoreviews, elles n'existent pas.
Pour tout dire, notre héros a arrêté de fumer, pour plaire à une jeune femme, mais il le regrette :
Qwilleran se prit à regretter de ne pas avoir sa pipe. Le rite de l'allumer avait souvent servi de pause pour adoucir les difficultés d'une interview délicate.
On peut trouver ces livres aux éditions 10-18. L'auteur, Lilian Jackson Braun, a fait mentir Jean Cocteau, qui disait qu'il n'y a pas de chats policiers. Et on peut surtout passer un bon moment à les lire, tout en fumant une bonne pipe.

03 juillet 2006

PdG et Oeufs sur le plat

Pourquoi accoler ces deux objets, cette pipe et ce petit bronze ?
Pour mieux les faire ressortir l'un et l'autre ;-)
La pipe est la pipe du Groupe, fait en 2004 par Marco Biagini. Marco était le premier pipier à s'être inscrit sur le groupe, donc, à tout seigneur tout honneur ;-)
La pipe du groupe est dans l'air : nous attendons avec impatience les propositions de Trever, qui a, heureusement ! un emploi du temps chargé. Et puis Random est prêt pour la suivante.
La forme de cette pipe n'est pas représentative du travail de Marco : nous avions eu l'outrecuidance, et Kalabash ne m'en voudra pas, lui qui est sorti vainqueur, de faire un concours du meilleur dessin pour cette pipe !
Modèle qui a trouvé preneur hors le groupe d'ailleurs ;-)
Mais voilà, cette pipe, même si elle ne marquera pas, reste un bon souvenir : c'était la première de ce que nous espérions être une longue série - et d'ailleurs pourquoi s'arrêter là, et ne pas chercher un bourre-pipe du Groupe ?
Certains avaient même pensé interdire à Marco de reproduire cette pipe - mais nous en sommes restés là : on ne se voyait pas interdire à Marco de faire des pipes !
Quand au petit bronze, il porte un nom : les oeufs sur le plat.
A vous de deviner pourquoi !

02 juillet 2006

Marque-Page


La pipe est partout ! Même dans ce marque-page, qui reproduit les célèbres oeuvres de Magritte.
Je viens de recevoir cet amusant objet, un peu trop épais d'ailleurs pour l'usage auquel il est destiné.
Le voici qui pose sur un joli ouvrage, dans la collection Célébration. Je ne suis pas toujours d'accord avec l'auteur, Jean Demeys, qui pense que la longévité d'une pipe se mesure à son culottage !
Voilà, un mot rapide ce soir, séance de rattrapage après quelques jours de silence.
Pour ceux qui pensent que je me crois intellectuel, sans doute parce que j'utilise des mots qu'ils ne connaissent pas, et pour ne pas avoir l'air méprisant, voici quelques éclaircissements. (pour les autres, il peuvent passer à autre chose)
Marque-page : c'est un truc bien pratique, qu'on glisse à la page d'un livre qu'on est en train de lire, et qui évite d'avoir à se rappeler qu'on en est déjà à la page 327. Ou pour toi, lecteur simplet, à la page 2.
Magritte : c'est un peintre belge, c'est à dire vraiment au nord de la France, ils trouvent qu'on parle assez mal le français en France, ils ont des expressions bien à eux, mais ils sont gentils. Magritte, René de son prénom, est né en 1898 - eh oui, ça fait loin, y'avait pas internet en ce temps-là - et il est mort en 1967. (je sais, c'est une mauvaise nouvelle, j'aurais du prendre des gants pour le dire).

Random ouvre son blog la suite


Et bien, c'est fait, Random a remis en place les fils RSS sur son blog.
Cela vous permet de suivre les tribulations de ce pipier atypique.
D'ailleurs, regardez ce tuyau : vous en connaissez beaucoup, des comme ça ?
D'autre part, bonne nouvelle : Random me confirme qu'il est très intéressé de faire la pipe du Groupe 2007.
J'espère que nous arriverons à donner suite !