8 d'un coup, ou le gros fumeur



Il faut savoir se mouiller un peu de temps en temps. Tout récemment, un goujat m'a écrit en des termes fort discourtois. Je l'ai rassuré en lui répondant que le ridicule ne tue plus de nos jours, et que de ce côté là, il était bien vivant.

Et bien c'est à mon tour d'être ridicule. A moi de me montrer sous mon plus mauvais angle - mais c'était pour la bonne cause.

Les lecteurs de la superbe revue Pipes & Tobaccos ont pu noter, dans le dernier numéro, une publicité pour les fumeurs de pipe de Richmond, le Corps, qui se retrouveront au mois d'octobre. On peut voir sur l'annonce la photo d'un fumeur qui tient 4 pipes en bouche.

Et bien, outre que la photo que je vous présente avait été faite bien avant, le record est enfoncé. Petit joueur ! Ce ne sont pas quatre pipes, mais bien huit pipes que je tiens en bouche. Vous pourrez noter l'aisance, le fait que cette image me mette particulièrement en valeur, et admirer le profil grec.

Toutes ces pipes sont de Trever Talbert. Moins bien sur celle dont j'ai du me séparer. Mais pourquoi, Ô Grand Sachem, perds-tu ton temps à poser pour une photo ridicule ? Eh bien cette photo est un clin d'œil. Vous n'êtes pas sans savoir que Trever et Emily Talbert ont malheureusement du repartir aux USA. Un membre du groupe, Kalabash, a eu la bonne idée de leur envoyer une photo-mosaïque composée de nos tronches, à nous membres du groupe. Le coup a été bien monté. Tous les membres inscrits au groupe ont reçu un mail leur expliquant le topo, sauf Trever bien sur. Ensuite, mine de rien, j'ai demandé sa nouvelle adresse à Trever. Et comme la Poste est vachement soigneuse, ce n'est que le troisième envoi qui est arrivé non ouvert, non déchiré, bref, normal, chez Kalabash, qui l'a envoyé à Trever.

Trever nous a promis qu'il mettrait la photo dans son nouvel atelier. Bien sur, nous vérifierons. Je ne peux m'empêcher d'avoir quelques regrets, encore. Dernièrement, Tom Eltang est passé à Saint-Claude, invité par la maison Chacom. Du coup, chez certains, Tom Eltang est monté en grade. Avant, c'était pour eux un pipier prétentieux, qui faisait des pipes prétentieuses, à des prix prétentieux, réservées à des collectionneurs prétentieux. Mais depuis son passage à Saint-Claude, il est devenu vachement sympa !

Ceux qui voulaient jouer à la guéguerre pipes de riches-bonnes bouffardes bien de chez nous ont oublié tout ce qu'ils avaient pu dire. Eltang à Saint-Claude, l'événement ! Ceux qui ont été sages ont eu droit aux photos.

Moi, je dois dire que ce qui m'aurait vraiment intéressé, c'est la rencontre Pierre Morel - Tom Eltang. Deux pointures qui se rencontrent, qui ont des connaissances communes, ça, ça valait une photo. Et même plusieurs. Le dernier Maître-Pipier en activité à Saint-Claude causant autour d'une bonne pipe et d'un bon verre avec le génie Danois, ç'aurait été de l'information intelligente et intéressante.

Eh oui, il n'y a plus qu'un Maître-Pipier qui travaille encore, à Saint-Claude, c'est Pierre Morel. Et Pierre Morel va bientôt prendre sa retraite. Et même très bientôt. Et alors ? Qui va le remplacer ? Ou tout au moins, prendre la suite ? (Peut-on remplacer Pierre Morel ? Non. Prendre la suite n'est pas facile, mais c'est plus rassurant).

N'aurait-il pas fallu se poser la question, il y a quelques années ? Voir un peu plus loin que le bout de son nez ?

N'y a-t-il pas quelque chose d'étrange à penser que, entre 2002 et 2009, la France a compté un pipier américain, qui est venu en France parce qu'il pensait que "c'est là que ça se passe ?" Il était moins éloigné que Tom Eltang, pourtant ? N'aurait-ce pas été une bonne idée d'élargir un peu le concept de Maître-Pipier ? Ou tout du moins de l'accueillir, de lui ouvrir les bras ?

Pourtant Trever était bien connu : lors du Mondial de la Pipe, alors qu'il avait demandé des renseignements, on lui avait annoncé fièrement, à sa grande surprise, qu'il participerait...

Ou alors on a pensé que Trever est moins photogénique que Tom Eltang ? Si c'est le cas, la photo plus haut pourra rassurer : il y a bien pire. Je précise que les ajouts genre "couverture de journal", c'est en plus, juste parce que j'ai la folie des grandeurs, faut croire.

Une pipe d'Axel Reichert


Non, ceci n'est pas une maquette de sous-marin futuriste, c'est bien une pipe, d'Axel Reichert.

Cette pipe est arrivée chez moi par des chemins détournés. Il y a de cela bientôt deux ans - et oui, mon p'tit bonhomme ! j'étais parti au Pipe Show de Rheinbach, les mains dans les poches. Il serait juste de préciser que je n'y suis pas parti, mais qu'Alain Letulier m'y avait gentiment emmené. Comme je n'ai pas mon permis de conduire, c'est lui qui a fait tout le travail. Voilà pourquoi je précisais "les mains dans le spoches".

Je peux d'ailleurs préciser qu'à l'époque déjà, je n'avais pas un radis, je n'ai donc, de toutes la journée, jamais sorti les mains de mes poches pour acheter quoi que ce soit. J'ai serré des mains, pris des photos, refusé les avances de pipières enragées.

Je me souviens bien qu'à un moment, Erwin Van Hove avait enchéri - des enchères silencieuses, on ne dit rien, on se tait, on écrit. Si vraiment on est prudent, on peut manger le papier, mais tout est à refaire. Les noms d'emprunt sont autorisés je crois. J'en ai déjà plein de prêt pour quand j'y retournerai avec les poches pleines.

Et c'est Erwin qui avait gagné cette jolie petite Reichert, que j'avais trouvé bien mignonne - la pipe, pas Reichert.*

Voilà qu'il y a quelques temps, Erwin, qui a des chats à nourrir et d'autres tentations pipières, met en vente quelques pipes, dont celle-ci. Et je sais ce que vous allez me dire : toi qui passe ton temps à pleurnicher, à pleurer misère, tu vas nous dire que tu as craqué !! Eh bien, non, respirez, faites retomber la tension, écoutez moi :

Alors que je me contentais de quelques remarques bien senties sur le fait que beaucoup de membres du groupe, ces temps-ci, trouvent que c'est le moment idéal pour vendre leurs pipes - alors que je ne peux pas me le permettre ! Et qu'en plus quand je devrais en mettre en vente, tout le monde me sortira des excuses du style : peux pas, j'ai tout claqué ! l'un de nos membres - intelligent, vif, un profil d'Apollon - a eu l'idée de dire qu'après tout, il serait peut-être pas mal de se cotiser pour m'en offrir une. Je dois dire, alors que je leur avais conseillé de garder leur pognon pour d'autres choses, que quelques membres, - gens de bon goût, grand sens de la répartie, sportifs - ont été d'accord. Plus quelques autres qui sont resté muets sur le moments, et que, bien que ne sachant pas de qui il s'agit, je pourrais décrire brièvement comme élégants, chaleureux, larges d'esprit.

Moi qui ne savais pas comment les remercier, vous aurez noté que je les couvre de fleurs.

Excusez-moi, un mail arrive :

Bonjour toi. Sais-tu que tu peux venir nous parler de tes pipes sur mon forum ? Il est jeune, il est frais, il est beau mon forum. Et chez nous, tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil. Viens-y voir. Gros Poutous.

Une erreur, sans doute.

Erwin, qui était dans le coup, m'envoie cette pipe, en me précisant qu'elle est très bonne avec les virginia. Eh bien, depuis le temps, je confirme. Elle est absolument délicieuse, et je ne parle pas de son poids plume.

Alors voilà, ça tombe très bien, puisque cette pipe étant un cadeau, je ne la revendrai jamais. Ou alors, comme d'autres, sur Ebay USA, sous un pseudonyme. Non, promis, je ne la revendrai pas.

D'ailleurs, cette année aussi, je pense qu'un petit détour par Rheinbach va se faire, ça se précise. Je prendrai des photos. Mais on en reparlera.

Pardon de donner l'impression de délaisser ce blog, mais je suis très, très occupé. Les travaux ont repris chez moi, c'est à dire que je dois tout préparer pour quelques aménagements et coups de pinceau. Et quand on n'est pas bricoleur, la moindre chose peut prendre de drôles de proportions. J'ai passé l'après-midi dans des cabinets, hors d'usage depuis longtemps. Et comme la plomberie a été faite plusieurs fois, il y a fort longtemps, et de façon curieuse, ça n'est pas facile. Il y a tant de tuyaux qui vont et viennent on ne sait où, qu'à chaque fois que je les regarde, j'ai l'impression d'être devant un orgue, et je cherche le pédalier.

Et puis je suis sans arrêt dérangé par des mails sans intérêt. Tenez, même à cette heure tardive :

Cher Michel, tu sais qu'il y a un forum super sympatoche avec plein de potes gentils ? Viens donc chez nous ! Bises.

Comme je ne m'appelle pas Michel, c'est une erreur. Bon ça arrive mais ça déconcentre.

Toujours est-il qu'il n'est pas toujours facile d'être aussi présent qu'on le voudrait. Pas mal de temps à ajouter quelques nouveautés sur le site, comme les blogs en direct, ou le Twitter Fumeurs de Pipe, qui permet de passer de courtes annonces en page d'accueil.

J'en parle, pas pour la ramener, mais juste pour montrer que je ne suis pas seulement un manuel.

Vous aurez également noté le nouveau fond de ce blog. Un peu assez d'avoir toujours les mêmes trucs. Vous me direz pourquoi ce donner tout ce mal ? C'est une bonne question.

Eh bien, moi j'ai la réponse ! Mais si je t'envoies ce petit message perso, c'est pour m'étonner : tu n'es pas encore venu rejoindre mon forum super-sympa ! Je te le redis gentiment : viendez chez moi.

Bon, encore une erreur. Ce type doit passer plus de temps chez les autres que sur son forum ? Où en étais-je ? Ah oui, pourquoi ce nouveau fond ? Et bien pour que vous vous sentiez si bien ici que vous reviendrez bientôt lire la suite des mes aventures palpitantes !


*Eh oui, je sais, c'est facile. C'est facile, mais ça marche toujours. Et puis je suis chez moi, je fais ce que je veux. Vous empêche pas d'écrire des trucs vachement ardus sur vos blogs à vous. C'est tout de même incroyable, ça. Déjà, je me dis, ça fait un moment que tu n'as rien écrit, vas-y lance toi, et là, on fait rien que de me chercher des misères. Crotte ! Ben oui, je ronchonne !

Approximations et Ergotages


Ceux qui me fréquentent depuis quelques temps ne seront pas surpris : mon ordinateur est en réparation. En attendant son retour au bercail, je bosse avec une vieille chose qui fait la rue Michel, mais pas plus. J'ai du coup perdu quelques fichiers, mais tout se retrouve un jour.

Comme ce blog où il est question pour une fois de pipe. Un blog qui se présente comme un blog "luxe", et qui parle de pipes, voilà qui est inhabituel, à encourager, et intéressant.
Hélas, trois fois zélas, erreurs, contre-vérités, s'y accumulent.

J'avais écrit un commentaire assez long - mais ce blog n'en voulait pas. J'ai donc contacté les animateurs dudit blog, en leur joignant copie de mes quelques petits reproches. Une approximation, ça va, plusieurs, ça fait beaucoup. Mais pas de réponse, pas de nouvelles, rien.

Bon, eh bien revenons-y, un peu pour voir. Cet article nous présente les pipes Davidoff comme étant des pipes de luxe. C'est vrai, encore faut-il comparer.

"Le vrai maître-artisan de la fabrication de pipe s'appelle un Maître Pipier."

Bon, ça on y est habitué. Voilà deux "maître" dans la même phrase. Certains "Maître-Pipiers" ont un avis parfois mitigé sur la question de qui est un Maître-Pipier ou n'en est pas un.

Mais comme je sais que Davidoff sous-traite la fabrication de ces pipes, ce qui est tout à fait son droit, je sais aussi que des pipiers qui ne sont pas "Maîtres" travaillent pour eux sans soucis. Et puis je suis toujours ennuyé de voir qu'un pipier qui fait une pipe "de luxe" doit obligatoirement être un Maître-Pipier. Comme on va encore me souffler dans les bronches, je précise : des Maîtres-Pipiers font de très belles pipes, il ne s'agit pas de ça. Mais j'ai l'impression que faire l'article sur le terme "Maître-Pipier" est la porte ouverte à quelques erreurs : si un Maître-Pipier présentait une pipe en oubliant de signaler qu'il est Maître-Pipier, ces gens-là la trouveraient-ils aussi belle ? Pas sur.

La preuve d'ailleurs un peu plus loin : "La fabrication d’une pipe Davidoff représente un processus qui n’est exécuté que par les meilleurs fabricants de pipes européens..." S'ils sont européens, ils ne sont pas tous Français, pas tous sanclaudiens, donc pas tous Maîtres-Pipiers.

Je pense d'ailleurs que les Maîtres-Pipiers auraient du, ou devraient, honorer de ce titre des pipiers étrangers. Cela serait un moyen de faire parler de Saint-Claude.

"Le bois de la bruyère arborescente méditerranéenne est une vraie rareté." Ah bon ?? Certaines grandes maisons pipières sortent 200 000 ou 250 000 pipes par an - chacune. Dites, ça n'est pas spécialement une preuve de rareté tout de même !

"Seul le meilleur bois de bruyère est utilisé pour la fabrication des pipes Davidoff. Il doit être stocké quelques années afin d’absorber le reste d’humidité existant."

Deux lignes plus loin, on, lit d'ailleurs : "Le Maître Pipier procède à environ quarante étapes dans la fabrication d’une pipe. Avant de commencer à la manufacture, il doit en premier lieu faire bouillir les ébauchons, ensuite les laisser refroidir entièrement et enfin les faire sécher."

Faudrait savoir... Ca absorbe l'humidité ou ça sèche ?

"Après le perçage a lieu soit le vernissage soit le sablage." Non, je pense que pour les Davidoff, il ne s'agit pas de vernis, mais de teintes. Et d'ailleurs on peut parfaitement avoir une pipe sablée et teintée. Ca n'est pas soit l'un, soit l'autre.

"les lignes régulières, droites ou verticales sont appelées les «Straight Grain». En revanche, les points ovales rappelant les yeux d’oiseaux sont appelés les «Bird’s Eye»." Pas forcément, il y a les straight grain, les flame grain. C'est une question d'orientation. En français, on dit " oeils- de- perdrix". pour "birdseye".

"Seuls des embouts en acrylique fabriqués à la main sont utilisés pour les pipes Davidoff. Contrairement au caoutchouc Para, ce matériau ne se décolore pas et n’absorbe pas l’humidité." Ben oui, c'est dommage d'ailleurs. Si ses embouts - je vais dire tuyaux, ne m'en veuillez pas - sont taillés à la main, ils peuvent être d'ailleurs agréables en bouche. Mais encore une fois, un tuyau en caoutchouc Para - je vais dire ébonite - n'est pas forcément un truc qui jaunit !

Bon, voilà un texte décevant, approximatif, qui est là pour faire de la réclame. Un peu comme les étiquettes qu'il y a maintenant au bas des bouteilles de vin, et qui vous offrent un petit résumé de ce que l'amateur pourra en dire s'il ne veut pas avoir l'air idiot à table.

C'est dommage, je pense que si un "blog luxe" voulait parler de beaux objets, il y aurait tout de même du choix.

Je me promène donc sur internet ces temps-ci, et je m'aperçois que les articles sur la pipe ne sont pas toujours mal fait. Un plagiat, une copie d'un autre article, peut être fait de belle façon. Bien sur, le plagieur va jouer sur le fait que les informations sont bien sur des redites. Et les informations sont à tout le monde.

Le gars qui est allé chercher les informations s'est tout de même donné un peu de mal. Il peut signer en toute quiétude. Etonnament, parfois, quand c'est lui qui est copié, il n'est plus du tout d'accord, mais c'est une autre histoire.

Voilà par exemple ce que l'on peut trouver sur le site Fumeurs de Pipe, à la page des plants de tabac :

Virginie (VA)

* Terroir : Virginie (USA) bien sûr, mais aussi Afrique (Malawi, Zimbabwe), Inde, etc.
* Traitement : séchage en granges fermées et chauffées (séchage à air chaud, ou flue cured). Certains tabacs sont en outre mûris par étuvage sous pression d'un "gâteau" (cake) de feuilles pour renforcer la douceur naturelle des feuilles.
* Apparence : feuilles de 20 à 50 cm de long. aspect huileux, couleurs variables du jaune citron au brun, en passant par le rouge. Les tabacs mûris sont d'un brun d'autant plus foncé que leur teneur en sucre est élevée.
* Caractéristiques : tabac doux, à forte teneur en sucres (env.22%) et en huiles essentielles, moyenne en nicotine (1,9%). saveur douce et parfumée, fruitée, spécialement pour les tabacs mûris. bonne combustibilité.
* Emploi : seul, en flakes, ou en tant que composant dans les mélanges aromatiques et les mélanges anglais.

Et voilà ce que je trouve :

-Le Virginia
Ce tabac prend son origine en Virginie, mais est aussi cultivé dans d'autres états des USA, en Inde et en Afrique, notamment. Ses feuilles sont en général d'une taille allant de 20 à 50cm, et sa couleur peut varier du brun au jaune, voire rouge orangé. On le traite généralement par séchage dans des chambres spéciales chauffées. Son goût est souvent acidulé, voire un peu piquant quand il est jeune. Il entre dans la composition des tabacs aromatisés, des tabacs anglais et peut également être fumé seul.

Et voilà, c'est moins précis, mais ça n'est pas faux. On n'écrit pas "granges", mais "chambres spéciales". (je serais curieux de voir la tête du cultivateur à qui on irait dire : elles sont chouettes, vos chambres spéciales !) On n'écrit pas "du jaune citron au brun, en passant par le rouge", mais "du brun au jaune, voire rouge orangé". On n'écrit pas "seul, en flakes, ou en tant que composant dans les mélanges aromatiques et les mélanges anglais." mais "Il entre dans la composition des tabacs aromatisés, des tabacs anglais et peut également être fumé seul."

Eh bien mine de rien, c'est du travail, tout ça. C'est respectable.

Moi-même, je m'attaque à un roman, qui se déroulera à l'époque de Louis XIII, avec des mousquetaires... Je sens que ça pourrait être pas mal. Je pense les appeler Barbagnan, Pathos, Borlos, et Tatamis. (prononcez les S). Barbagnan pourrait arriver de sa province sur un cheval, non pas orange, je mettrais jaune-orangé. Il y aurait une méchante, la comtesse d'Hiver. Leur cri de guerre ne serait pas "Un pour tous, tous pour un", mais, plus moderne : "Tous ensemble, tous ensemble, tous ensemble".

J'aurais donc fait un gros travail de retape, et si l'on me félicitait, je pourrais dire modestement, rosissant légèrement : oh vous savez, tout a déjà été écrit, je n'ai rien fait de nouveau.

D'autre part, j'oubliais que Peintre m'a taggué dernièrement. Enfin dernièrement, voilà tout de même un petit moment ! Mais le temps passe, passe, et je ne le vois pas passer ! Vous le voyez-vous ? Vous avez de la chance !

Donc, Peintre m'envoie cette question :

Que feriez vous avec 500 euros s'il ne vous restait que 500 secondes à vivre ?

Eh bien, Peintre, c'est mal me connaître. Et ne pas connaître mon banquier non plus. Il me faut beaucoup moins de 500 secondes pour dépenser 500 euros. Ca ne m'est absolument pas difficile. J'ai un don pour ça. Oui, c'est un don. Certains ont la beauté, d'autres l'intelligence... moi je sais claquer 500 euros, et même 5 000, en un laps de temps qui laisse tout le monde bouche bée.

Et puis, où me trouverais-je, quand arriveraient ces 500 euros ? Dans la rue ? J'ai un clochard à côté de chez moi, rien que pour voir sa tête... Et si je suis chez moi ? Coincé ? Ouvrir ma fenêtre et hurler "Il y a 500 euros à ramasser pour celui qui viendra me tirer de là" ?

Ah si, je sais : un exercice idiot mais pas si facile que ça consiste à tenir un billet en équilibre sur son nez. Je ne l'ai jamais fait avec un billet de 500 euros.

Et puis, finalement, les réponses que je te donne, comme ça... Je crois qu'il faudrait vraiment essayer pour voir. Envoie-moi les 500 euros, je t'en dirai plus.


Post-Scriptum : l'illustration en haut n'a rien à voir avec ce billet. C'est mis là pour faire joli, c'est tout.

Tati censuré à la Ratp


Finalement, ça fait beaucoup causer : l'affiche de l'exposition sur Jacques Tati a été censurée par la Ratp : elle a exigé que la célèbre billard soit cachée par un dessin représentant plus ou moins un moulin à vent.

J'avais écrit dans un autre billet : "Tartuffe pas mort, Cachez ce sein que je ne saurais voir". La pudeur a changé, c'est l'époque qui veut ça. Des seins on en voit partout. Des jolis, des petits, des gros, des en poire, des outres, des oranges, avec au bout de jolies fraises, ceci pour poursuivre dans le côté fruitier.

Mais une pipe ! Horreur ! Les producteurs de film, s'ils ne sont pas trop bêtes, puvent être tentés par un Maigret, dont l'affiche sera censurée par les bureaucrates. Pub gratuite !

Cela dit, il ne faut pas trop en vouloir aux gens de la Ratp : bien sur, on peut se faire agresser dans le métro, voler, et tout et tout, mais ça c'est rentré dans les moeurs. Mais il faut bien dire que pour une affiche ils sont intraitables. Si une bande d'agités fume son clope, on les laisse tranquilles. Pas d'anti-jeunisme. Mais un vieux film... Après tout, il ne font que suivre la loi Evin.

Bien sur, monsieur Evin et notre actuelle ministre de la Santé, à qui on a du expliquer le ridicule de la chose, ont bien avoué que là ça allait trop loin. D'ailleurs monsieur Costa-Gavras est d'accord. Ca va trop loin. Mais la Ratp ne fait que respecter la loi. Leur loi. Ben oui. Que maintenant ils reconnaissent que cette loi va trop loin, c'est bien. On ne peut que regretter qu'ils n'y aient pas pensé avant.

Mais avant, on ne les a pas entendu. Quand Lucky Lucke a échangé sa cigarette roulée tout en galopant par un brin de blé, où étaient-ils ? Quand on a supprimé sa cigarette à Malraux, ils faisaient quoi ? Et sa pipe à Arthur Honegger,c'étaient les RTT ?

La différence, c'est que là cela prend un autre tour. Qui gueulait avant dans ces cas-là ? Les fumeurs. Espèce nocive pour eux et leurs concitoyens, que l'on catalogue comme drogués. Donc les avis des drogués, on traite ça par un haussement d'épaules - épaules avec un s, pour l'occasion on hausse les deux épaules.

Mais voilà, là ça prend un tout autre tour. Maintenant, c'est tout le net qui s'empare de la question. A noter que le net prend le pas sur les journaux et la TV, c'est clair. Ce dont le net parle, les merdias en causent après. Obligés.

On a même droit à une pétition sur le site de la ligue des droits de l'homme. Pétition qui n'est accessible qu'aux ressortissants français, tant pis pour la francophonie, comme on dit. On ne va pas non plus laisser des belges, suisses, etc. donner leur avis, ça pourrait encore grossir les statistiques.

Alors, était-ce l'exemple de trop ? Après tout, jusque là, il s'agissait de dessins animés pour enfants, ou de timbres. Mais là, il s'agit d'un évènement culturel, une exposition, sur un personnage hors-normes. Et puis si l'on sort dans la rue, on voit la pipe.

Le Figaro a fait un joli montage : si vous passez votre souris sur la photo de Hulot moulin à vent au bec, vous voyez la pipe. Le trucage devient alors évident, et d'évident il devient ridicule.

De même qu'on voudrait nous faire croire que quelqu'un qui voit un cigare en photo dans un journal, une boite de tabac à pipe sur le web, va obligatoirement tomber dans le piège et devenir un drogué à son tour, voilà qu'on veut nous faire croire que si l'on voit Jacques Tati, ou plutôt monsieur Hulot pipe au bec, les voyageurs de la Ratp, collés contre un mur, en train de faire don de leur portefeuille, de leur montre ou de leur portable, vont sortir et s'acheter du tabac pour le fumer.

Alors, le moment est venu, cette fois plus que jamais : le fumage fantôme.

Le ghost smoking, terme américain, ou fumage fantôme, consiste à se promener avec une pipe au bec, éteinte, ou vide.

Amis parisiens, je vous le demande : c'est le moment ! Promenez-vous dans les couloirs du métro pipe au bec. Si vous êtes avec des amis, faites-vous photographier, pipe au bec, à côté de cette affiche ! Manifestons notre soutien à monsieur Hulot !

Senatorov, pipier guillo-sableur, ou sablo-guillocheur ?


Le temps passe, je me disperse, et si j'ai parlé il y a quelques temps de cette pipe, ailleurs, je n'ai pas trouvé encore le moyen d'en parler ici.

C'est que moins de pipes arrivent chez moi, elles auraient tendance à en sortir, par les temps qui courent. Alors je les économise ...

C'est Martin Reck qui avait attiré notre attention sur ce Sergeï Senatorov. Erwin Van Hove s'en était procuré deux, qui avaient attisé nos envies : Sergeï a le sens des formes, il les interprète de belle façon. Ca n'est pas pour rien qu'il a été à l'école de Victor Yashtilov. S'il a eu à ses débuts quelques soucis en ce qui concerne l'exécution technique, il a depuis passé ce cap.

Voilà que pour les fêtes Sergeï propose des promotions : je n'y tiens plus, et commande cette pipe. Je voulais celle-ci. Enfin plutôt une pipe finie comme celle-ci. C'est si particulier, si personnel, que je n'en voulais pas une sans cette finition sablage-guillochage. Je ne connais aucun autre pipier qui travaille de cette façon, il me fallait donc ne pas me contenter des photos, ou des on-dit.

Voilà donc cette pipe, et c'est la grande affaire, dois-je parler d'une pipe sablée ou d'une pipe guillochée ?

Vous conviendrez avec moi qu'un sablage est censé mettre en valeur le grain de la bruyère, en enlevant les parties les plus tendres.

Or, un ring grain aussi parfait est bien sur rare. Et voilà que ce jeune pipier qu'est Sergeï en a proposé quelques unes, d'un coup !

Mais voilà qu'il a un truc : il utilise le sablage non pas pour enlever les parties tendres du bois, mais pour sculpter la bruyère.

On devrait donc parler d'une pipe guillochée, ou rustiquée. Mais voilà, je crois, le premier exemple d'un guillochage fait avec une machine à sabler.

Alors, voilà qui peut occuper quelques conversations : dois-je dire que cette pipe est sablée, ou guillochée ?

Peut-on parler de sablage, encore, dans ces cas-là ? Car encore une fois, une pipe sablée, qui ressemblerait à celle-ci, ferait jaser.

J'arrête là, car c'est une discussion sans queue ni tête, à conserver comme vanne régulière entre amis.

Ce qui compte, c'est que cette pipe a eu bon goût dès le premier fumage. Et que sa finition tan lui permet de se colorer joliment. Ca n'est déjà plus une pipe de Senatorov, c'est ma pipe de Senatorov. Et voilà trois mois qu'elle et moi, nous voyageons de concert.

Je compte bien un de ces jours prouver par l'image qu'il n'y a pas que les pipes en écume qui se colorent : le temps de me lancer dans quelques montages photo !

Sergeï continue à proposer cette finition. Il y a en ce moment une long tomato absolument superbe. Vous devriez jeter un œil. Si ma pipe est de forme classique, vous devriez la voir, et aussi une acorn lisse, qui me laissent rêveur...

Sacha Guitry fumeur de pipe ?


Force est de constater que non, il a écrit "Articles pour Fumeurs", qui commence ainsi :

Article premier

Le tabac est un poison

Article II

Tant pis !

Article III

Entre autres vertus, le tabac donne à celui qui fume une très grande indulgence dont bénéficie celui qui ne fume pas.
Le fumeur, en effet, laisse à ses contemporains toute leur liberté et il ne se plaindra jamais de ce que devant lui l'on ne fume pas.
La réciproque à ce sujet se fait, hélas ! tirer l'oreille.

Article IV

Vous avez parfaitement le droit de dire à un fumeur qu'il fume trop - s'il fume votre tabac.
Ne fumez pas le tabac des autres sous prétexte que vous ne fumez pas.

Et un article consacré à la pipe, qui confirme que Sacha était un fumeur de cigarette. On peut penser à le lire, qu'il a essayé, dans son jeune temps, mais que son naturel impatient le tournait plus volontiers vers un plaisir rapide. Et puis, fumer la pipe en scène, c'est tout de même moins pratique.

Voilà donc tout l'intérêt de cette photographie. C'est un instant de jeunesse, à l'époque où Sacha gagnait sa vie en écrivant et en caricaturant les amis de son père.

Seul film où l'on peut le voir fumer : Bonne Chance, où il joue le rôle d'un peintre. La pipe est tenue en bouche, en main, jamais ne fume. Il vide les cendres dans sa main, et cela suffit à faire croire qu'il fume vraiment la pipe.

Alors, dois-je ajouter cette photo aux personnalités fumeuses de pipe du site ? N'est-ce pas un peu tiré par les cheveux ? Oui, mais l'occasion est trop belle. Donc, j'en profite.

Et puis, c'est la preuve aussi qu'on a beau se forcer, on est fumeur de pipe ou on ne l'est pas.

Voilà un bien court billet, mais je travaille à la prochaine mise à jour du site, et si ça n'est pas ennuyeux, ça prend un peu de temps. Il est d'ailleurs difficile d'être tranquille parfois. Je perds beaucoup de temps à des fadaises. Un alcoolique anonyme, par exemple, pense que ce blog appartient à Erwin Van Hove. Comme il a le courage des anonymes, plutôt que de le contacter directement, il préfère passer par le biais de ce blog. C'est bête. Ca faisait longtemps d'ailleurs, qu'il n'y avait pas eu un lâcher d'anonymes ici. Ils s'ennuient donc tant que ça ?

De temps en temps, je reçois aussi, sur mon mail perso, des messages menaçants. Dernièrement, quelqu'un me promettait, bientôt, un nouvel article sur son blog. Il y a un côté agaçant là-dedans, parce que je n'ai pas demandé à être sur sa liste, et que ça peut s'assimiler à du spam. D'autre part, je suis prévenu, et ça c'est bien. Je peux donc soigneusement éviter le quartier, si j'ose dire. C'est bien utile finalement, un peu comme les panneaux : "Attention, route glissante", ou "Terrain miné".

J'ai du aussi enlever le compteur de visites, c'est bien ces trucs gratuits, mais ça s'arrête sans prévenir. Le truc que j'utilise est plus sérieux. A mon grand étonnement, vous êtes entre 800 et mille à venir lire chaque billet, mais j'essaie de ne pas trop y penser.

Mais enfin, c'est assez de nos petites misères, j'ai des choses à faire, vous aussi, je vous propose donc de nous retrouver plus tard. Vous pouvez vaquer.

Une pipe de David Enrique, et quelques considérations


Il y a quelques temps de cela, le facteur sonne. Bien sur, j'étais debout depuis longtemps. J'aime à me lever à l'aube, je lis, j'apprends des vers, bref, je lâchai l'exemplaire de Mickey Parade, marchai sur la queue du chat, mais arrivai assez vite pour qu'il (le facteur, pas le chat, soyez attentif) puisse me tendre deux colis.
Deux colis ! D'un coup ! Alors que je n'en attendais aucun. Voilà une journée qui commençait bien.
Premier colis : une pipe de David Enrique, avec son support, en-dessous duquel je trouve un mot très gentil, du tabac.
Second colis : plein, plein de choses qui se fument ! C'est un envoi de Claudius, qui m'offre aussi cette pipe de David, dont il avait bien noté qu'elle m'avait tapé dans l'œil.

Comme tout cela faisait beaucoup d'un coup, je me suis assis. J'ai regardé la pipe, toutes les boîtes et les sachets qui allaient avec. Je me suis relevé pour écrire deux mails maladroits. Puis j'ai fumé cette pipe.

David fait à chaque fois des progrès, des avancées. C'est certainement le meilleur bec qu'il ait taillé : il les fait de plus en plus fin, et la forme et le poids de la pipe le permettant, le moins large possible, comme je les aime.

La pipe est vierge, je suppose simplement passée au shellac. Elle s'entend bien avec mes mélanges, et elle commence à se colorer délicatement. Je n'ai pas été toujours attiré par le bambou. J'y suis venu sur le tard, avec une pipe de Tom Richard, et une de Peter Heeschen, en bambou noir. Généralement, les bambous sont plus larges que les tiges, d'où une sensation d'avoir une excroissance, et non pas un prolongement, comme c'est le cas ici.

David a commencé à travailler le morta, ce qui lui a permis, enfin, d'écrire à nouveau sur son blog. Le lien est dans la liste, à gauche, allez-y, vous ne regretterez pas le voyage. Moi j'aime bien qu'un pipier se serve d'un blog, pour nous dire ce qu'il fait, où il en est, même en cours de travail.

J'ai presque fini le colis de Claudius - mais maintenant, quand je vois quelqu'un dans rue, qui boite, je ne peux m'empêcher de penser que lui aussi a reçu des "échantillons" de Claudius, mais que le colis a glissé et qu'il se l'est pris sur le pied...

Sinon, au cours de mes pérégrinations sur le web, je tombe sur la page d'un blog où il est question de pipes. Ah voilà qui m'intéresse. Dommage, à la lecture, je me rends compte que les images d'Epinal ont la vie dure. L'auteur nous parle de Saint-Claude, "capitale mondiale de la pipe", du Danemark, "royaume de la pipe", de Sixten Ivarsson, "qui travaille toujours"...

Je me fends d'un commentaire, pour dire à l'auteur que si l'on doit parler de capitale ou de royaume de la pipe, ça n'est plus ni à Saint-Claude, ni au Danemark, je pense que le royaume s'est déplacé, en Allemagne ou aux Etats-Unis, selon les goûts. Et Sixten Ivarsson est mort en 2001. Mais la personne a la bonne idée de parler de Philippe Bargiel, à qui j'ai eu la chance de rendre visite, avec Laurent, dit Kalabash, il y a quelques jours. Je lui signale quelques autres pipiers français, et qui ne sont pas toujours à Saint-Claude.

D'autre part, mon petit billet sur la pipe de Prungnaud m'a valu quelques réactions curieuses. Un certain Anonyme m'écrit : Mouais. Tout cela est quand même moins drôle et moins fin que les chroniques de l’Ogre.
Eh bien, je suis heureux que vous en parliez. Je suis bien d'accord avec vous. Bien sur, mes petits billets sur mon blog ne cherchent pas à être plus fins et plus drôles que les Chroniques de l'Ogre (cliquez, si j'ai bien travaillé, vous arriverez dessus). D'abord parce que je n'ai pas le talent d'Erwin Van Hove. Et ensuite qu'ici c'est juste un blog personnel. Ce qui m'ennuie, c'est que j'ai l'impression que vous vous forcez à me lire, alors que vous pensez, à juste titre, qu'il y a des lectures plus intéressantes. Alors ça m'ennuie pour vous. Vraiment, ne vous forcez pas.

Un autre Anonyme écrit ceci :
Tout de même , il y en a qui ont du mal à comprendre :

Si on n'est pas d'accord avec les usages du groupe FdP , on la ferme !

Point barre

Ce qui d'ailleurs n'a aucun rapport avec Gérard Prungnaud. Peut-être avec mon cauchemar ? Mais alors je me dois de mettre au point deux ou trois petites choses.

Bien sur, chaque groupe a ses usages. Cela n'empêche pas la discussion - j'entends par là avec ceux qui ont quelque chose à dire. Personne n'est obligé de s'inscrire sur ce groupe. Personne n'est obligé de lire les messages. Je ne force personne. Je ne vais chercher personne. Je ne suis pas inscrit sur d'autres groupes dans le but d'écrire à leurs membres des messages personnels du style : "viendez chez moi". Alors, si le fait qu'une affirmation puisse demander des explications, des éclaircissements, dérange, il n'est même pas besoin de trépigner, le plus simple est de partir.

Et ce matin, voilà que je reçois ce commentaire : tout ça c'est du blabla, aucun intérêt, journalistiquement c'est nul

Force m'est de constater que je suis d'accord avec Anonyme. Journalistiquement, (?) c'est certainement nul. Et cela tombe bien, je ne suis pas journaliste. C'est un blog, pas un journal, une revue, ou une gazette. Bien sur, je pourrais faire croire que je ne suis pas tout seul, et afficher quelque chose comme : pour toutes réclamations, contactez la rédaction. Mais non. Ca n'est que moi.

Tout au plus puis-je ajouter qu'après tout, certains journalistes eux-mêmes ne font pas vraiment bien leur travail. Dernièrement, comme je le disais plus haut, j'ai eu le plaisir de discuter avec Philippe Bargiel. Tout amateur de pipes en a entendu parler, comme il a entendu parler de ses pipes d'écumes, trempées dans du blanc de baleine. Or voilà qu'un légende courait sur ce blanc de baleine : bien sur, il était impossible de s'en procurer, mais Philippe Bargiel en avait une quantité suffisante à sa disposition pour travailler de longues années tranquillement. Or, au cours de cette visite, il a bien voulu nous expliquer qu'alors qu'il allait manquer de cette matière, et qu'il s'apprêtait à arrêter de travailler, il a trouvé une matière équivalente !

Ceux que cela intéressent en apprendront plus ici :
http://www.fumeursdepipe.net/artbargiel.htm

Tout de même, c'est une nouvelle, et même, comme on dit, un scoop. J'aurais bien aimé l'apprendre cette nouvelle, dans un journal, une revue, sur le web, sous la plume d'un journaliste encarté. Hélas, même les journaux censés s'intéresser à la pipe préfèrent passer de la pub...

Dans la même veine : un membre du groupe, qui n'est pas journaliste, est allé rencontrer Jean Nicolas, à Lyon. Je connaissais Jean Nicolas par oui-dire, jusqu'à ce qu'il me contacte, pour me signaler qu'il avait ouvert un site internet, et me propose un échange de liens. J'en profite bien sur pour lui poser quelques questions, par mail. Mais le mail, ça n'est pas vraiment son truc. Quelques temps passent, et Mathieu me propose d'aller le voir, et de prendre quelques photos. Je lui transmets de suite la batterie de questions habituelles. Entretemps, je relis tout ce que l'on peut trouver sur Jean Nicolas, dans la presse et sur le net. Ce qui est sur, c'est que les journalistes, les vrais, ne se foulent pas. J'ai l'impression de relire le même article, sous des signatures différentes.
Or, Mathieu, qui n'est pas journaliste, mais qui est curieux, apprend que Jean Nicolas fait aussi des écumes, et qu'il emploie aussi le blanc de baleine. Et ça c'est un deuxième scoop, puisque jusque là, tout le monde pensait que seul Philippe Bargiel plongeait ses pipes dans cette matière.
Pourquoi ceux qui travaillent pour des journaux, des sites webs, des revues, des gazettes, n'en avaient-ils pas parlé ? Pourquoi avoir pris la peine de faire le déplacement, pour finalement se contenter de résumer l'historique de la dynastie Nicolas ? Peut-être parce que, comme journalistes, ils sont aussi nuls que moi ?

Tout cela pour dire à cet Anonyme que je l'encourage à visiter le site Fumeurs de Pipe, plutôt que mon blog : sur le site, je ne suis pas le seul à travailler, il y a donc, la preuve, des choses plus intéressantes.

D'autre part, j'ai aussi des commentaires gentils, mais je ne sais pas toujours comment contacter ces personnes pour leur répondre, qu'elles ne m'en veuillent donc pas.

Twitter Fumeurs de Pipe

    Twitter FdP