01 mars 2010

La Compagnie des Pipes

Il me fallait bien en parler ici, je n’avais pas eu le temps de le faire plus tôt. Si elle est parfois compliquée, l’aventure est amusante. Je ne sais combien de temps elle durera d’ailleurs. Mais j’ai lu ici et là des propos de gens vraiment mal informés, et il me semble qu’il me faut aussi préciser deux ou trois choses.

J’en profite pour inviter Gilles, qui voulait apporter sa réponse à un anonyme du genre fielleux. Vous me direz, inviter quelqu’un à écrire sur son blog, attention. Il y a eu des précédents fâcheux. Mais avec Gilles je suis bien tranquille. C’est un garçon sérieux. Il ne s’exprime pas en termes « pipicaca ». Vous pourrez le lire plus bas.

Voilà donc quelques mois que, lors du retour du Pipe-Show de Rheinbach, nous évoquons avec Gilles l’idée d’un site de vente. En effet, malgré toutes les assurances possibles, beaucoup craignent encore d’acheter une pipe sur un site web étranger. La sécurité des opérations, le risque de voir son colis perdu, le paiement qui peut sembler compliqué, tout cela rebute. Et si nous proposions un site français, qui proposerait de payer par CB, par Paypal bien sur parce que c’est obligatoire, et même par chèque ?

Le nom « la Compagnie des Pipes », c’est moi qui l’ai trouvé. Avant toute chose, je pense déjà au site, à la façon dont il va être présenté. Laurent, dit Kalabash, grâce à qui nous avons pu faire le voyage, trouverait très joli d’ajouter « Voyage en terres de bruyère » ? Banco !

A en lire certains, on aurait pu penser que l’affaire était faite, que d’ors et déjà nous pouvions compter sur des rentes, et que nous allions arrondir nos fins de mois avec une grande facilité. Mieux que le loto, mieux que la cagnotte, plus facile que de jouer au PMU, la vente en ligne de pipes. J’aurais bien aimé, mais ce n’est pas aussi simple.

Tout d’abord, il faut créer sa société. Gilles me conseille le statut d’auto-entrepreneur, qui sera le plus simple à monter. Très bien. Il faut dire que l’on nous explique partout qu’être auto-entrepreneur, c’est d’une simplicité enfantine. Après quelques lectures pour creuser la question, je me sens confirmé dans l’idée que c’est fastoche, qu’il suffit d’aller sur le site des auto-entrepreneurs, et qu’en deux coups de cuillère à pot, ça va être réglé.

L’opération est presque simple : vous rentrez vos coordonnées, le nom de la société, etc. … Seule petite complication : comme ça se fait par internet, il vous faut tout de même scanner votre carte d’identité, et la joindre en signant et en assurant que le type à qui le photomaton à fait la tête d’un repris de justice, c’est vous. Une fois fait, vous attendez.

Trois semaines plus tard, vous recevez un mail qui vous signale que votre dossier est à refaire. Pourquoi ? Mais voyons, on vous avait bien dit haut et fort que l’inscription se faisait sur internet, mais on glisse sur le fait qu’une fois le dossier enregistré et envoyé via le site, il faut imprimer le tout et l’envoyer … par courrier. Rebelote.

Les jours passent.

Enfin, une réponse ! Chic ! Malheureusement, on vous signale que votre demande de créer une auto-entreprise est rejetée. C’est en voulant contacter les personnes qui pourraient vous expliquer le pourquoi du comment du parce que, que je me rends compte que le dossier rejeté … n’est pas le mien. Malaise de la personne au téléphone, qui me confirme que pour moi, c’est bon, mais qu’il y a du avoir une « inversion de dossier ». Les dossiers invertis, c’est terrible. Je renvois donc celui que l’on m’a adressé par erreur.

Enfin, quelques temps plus tard, ça y est ! Vous recevez l’acte de naissance de votre société, un papier de l’Insee. Pendant ce temps-là, vous n’êtes pas resté sans rien faire, vous en êtes à la version 12 bis de votre futur site internet, et vous en êtes déjà de pas mal de sous en achats de tente à lumière et de grosses ampoules pour faire des photos. Vous n’en admirez que plus le savoir-faire de sites comme Smokingpipes, ou les photos de Trever Talbert ou David Enrique. Vous baviez déjà en voyant leurs pipes, maintenant en plus vous vous demandez bien, nom d’un chien, comment ils arrivent à faire des photos comme ça !

Bien, votre société existe. Le site, en préparation, est montré à divers pipiers. Gilles passe beaucoup de temps à les contacter, à leur dire où nous en sommes, à les tenir au courant. Ne vous reste plus qu’à créer un compte bancaire.

Vous vous rendez donc une première fois à la Poste. Vous attendez. Une dame gentille vient voir ce que vous voulez, vous écoute, et vous demande si vous avez fait un prévisionnel. Vous ne savez pas ce qu’est un prévisionnel ? Moi non plus. En gros, on vous demande de dire, de prédire plutôt, combien vous allez engranger de pognon dans l’année qui vient. Je dis à la dame que je n’en sais rien, mais que si ça peut lui faire plaisir, je peux toujours inventer. Elle me conseille de m’adresser à un comptable. Voui, ça tombe bien, je suis en fonds en ce moment. Au revoir Madame.

Là aussi, c’est fort utile, je dirais même indispensable d’avoir un Gilles sous la main. Vous lui résumez l’affaire, partagé entre « catastrophé » et « dégoûté ». Aussitôt, Gilles vous retrouve l’article exact où il est mentionné que pour créer une auto-entreprise et lui adjoindre un compte en banque, nul besoin de prévisionnel. Vous repartez à la Poste.

Là, on vous demande un nouveau truc, un code machin je ne sais plus quoi. Vous retournez chez vous, renvoyez un mail à Gilles, qui renvoie l’article où il est précisé que dans le cas d’une auto-entreprise, on ne vous donne pas un code comme celui-là. Vous repartez à la Poste.

Vous trouvez ça long ? Moi aussi. A la Poste, trop de monde, vous reviendrez le lendemain. En passant devant l’agence d’une banque privée, vous vous dites que ça va être plus simple. Vous entrez, exposez votre cas. L’hôtesse vous prend un rendez-vous avec le directeur de l’agence. Elle doit débuter, ou ils veulent faire bonne impression. Malheureusement, le rendez-vous n’est que dans dix jours. C’est loin. Vous demandez quels papiers vous devez apporter, histoire de gagner du temps, la charmante répond que c’est le directeur qui me dira ça. Vous sentez que ça va être très, très long.

Vous rentrez chez vous, allez voir le site de la Poste, il y a un numéro, vous appelez, votre dossier est enregistré dix minutes plus tard, il n’y a plus qu’à le renvoyer signé. Vous attendez après avoir obtempéré.

Les jours passent. Entretemps, les pipiers ont leurs pipes prêtes. Les rares personnes au courant de l’affaire vous demandent d’un ton intrigué « Quand ? »…

Puis vous recevez trois enveloppes, d’un coup, dans votre boite. La première vous signale que vous allez recevoir votre carte bleue. La seconde vous donne le code de votre carte bleue. La troisième contient la carte bleue. Il ne vous reste qu’à mettre de l’argent sur votre compte, pour pouvoir retirer un peu d’argent et débloquer la carte. Et même, vous allez pouvoir ouvrir un compte Paypal.

Voilà, ça y est, vous êtes presque prêts. Les pipes sont arrivées. Comme votre installation photo est au rez-de-chaussée et vous à l’étage, et qu’il faut s’y reprendre à plusieurs fois, vous vous musclez les fesses.

Puis vient l’ouverture. Vous l’annoncez bien sûr aux pipiers, et bien sûr aux membres de votre forum, si vous en avez un. Je ne vous l’ai pas dit ? J’en ai un. Beaucoup, beaucoup de messages de félicitations. Beaucoup. On vous assure que les pipes sont belles et qu’elles partiront comme des petits pains. Voilà. Et là vous attendez.

Bien sûr, ouvrir un site de vente début février, alors que les impôts vont passer, et les vacances aussi … Et puis, vous vous rendez compte que vous n’auriez pas du afficher que prochainement, vous allez proposer des pipes de Pierre Morel. Pas une bonne idée, ça. Parce que du coup les gens attendent de voir, avant de se décider. Cela dit, c’est avec beaucoup d’émotion que vous emballez le premier colis, puis le second, etc. …

Outre les réactions de sympathie que cela a engendré, il y en a, cela n’est pas surprenant, qui le sont beaucoup moins. Pour tout dire, je les attendais. Il y en a qui ne vous déçoivent jamais. On signale qu’on peut aller ailleurs sans problème : je le sais bien, voilà plus de sept ans que je signale l’existence de sites de ventes à l’étranger, et leurs mises à jour – et je continuerai. On rappelle que sur d’autres sites de vente, les vendeurs sont compétents, et qu’en cas de soucis, on peut facilement s’arranger avec eux. Je le sais, sans cela je n’en parlerai plus. Je constate d’ailleurs que ces sites ne proposent pas du tout le même choix de pipes que nous. Ayant reçu une proposition d’un pipier qui voulait travailler avec nous, je lui ai répondu qu’étant donné qu’il avait déjà un distributeur en France, que je connais, nous allions d’abord en parler avec lui. On m’invente des collaborateurs. On me conseille tel ou tel pipier. Curieux comme ceux qui ne font rien en savent toujours plus long que les autres. Et vient la grande question : quid de mon honnêteté, là-dedans ? Car enfin, c’est vrai, comment concilier l’animation d’un forum, l’animation d’un site, l’animation d’un site de vente, tout en restant impartial ? Vous le sentez venir, le conflit d’intérêt ?

Cette question, je savais qu’elle serait mise sur la table, parce que je me l’étais déjà posée moi-même. Et que d’ailleurs elle s’est déjà posée. Il y a de cela quelques années, le créateur du Forum du Chien qui Fume – le deuxième forum sur la question – m’avait proposé de m’occuper de la partie forum, alors qu’il s’occuperait de la partie vente. De fermer donc Fumeurs de Pipe, et de venir, accompagné de mes fidèles membres, sur son forum. J’avais refusé, parce que je craignais justement qu’on en vienne à me demander de tancer ou de censurer tels et tels propos tenus sur les produits vendus. Je voulais garder ma liberté, et celle de mes membres. L’affaire en était restée là, et la partie vente a été fermée depuis longtemps. Or, il se trouve que depuis, j’ai eu maintes fois l’occasion d’être rassuré sur ce point.

Les membres de mon forum ont leur quant-à-soi, certains diraient même qu’ils sont de fortes têtes. Il y a des forums où, quand une question se pose, on répond qu’on attend de savoir ce qu’en pense le boss avant de réagir. Moi, c’est le contraire. Quand arrive une embrouille, il faut demander le calme. Oui. On peut toujours le demander, mais on se rend très vite compte que beaucoup ne vous écoutent pas. Quand doit s’organiser un dîner, et que vous demandez à ceux qui pourront venir de le signaler, vous pouvez être sûr que les réponses que vous obtiendrez viendront de ceux qui ne pourront pas venir. Les autres se signaleront plus tard. Dans d’autres fils de conversation, ou en privé. Tout cela est parfois compliqué, souvent réjouissant, mais comme je le disais, rassurant.

Les membres de Fumeurs de Pipe ne se croiront pas obligé d’aimer les pipes de la Compagnie des Pipes. Si quelque chose ne va pas, ils n’hésiteront pas à le faire savoir. Et puis pour tout dire, nous espérons bien ne pas nous en tenir aux membres de Fumeurs de Pipe pour seule clientèle. Ils sont très gentils, ils nous aiment bien, nous soutiennent, mais bon. Quand ils achètent une pipe, c’est pour la pipe, pas pour nos beaux yeux.

Certains gentils anonymes ont même, je ne dirais pas sous-entendu, le sous-entendu demande une certaine finesse, ont même déclaré que si j’ouvrais ce site de vente de pipe, c’est parce que je ne travaillais pas. Comprenez bien, ce type est un raté, il se refait une vie en vendant des pipes. Je peux confirmer à ce monsieur que je regrette de ne pas travailler plus souvent, en ce moment. Je peux le confirmer d’autant plus facilement que cela nous faciliterait bien les choses. Je ne sais pas comment ça se passe entre ce monsieur et son boucher, mais quand je vais acheter un steack, le boucher me demande des sous. Ce monsieur s’imagine sans doute que les pipiers vivent d’air pur et d’eau fraiche ? Eh bien non, le pipier n’est pas un mutant. Les pipes que nous proposons, nous les achetons. Une fois la pipe revendue, et enlevés les frais, nous gagnons un peu de sous. Un peu. Hors il se trouve que, pendant un bon moment, les sous supplémentaires serviront non pas à vivre, mais à acheter de nouvelles pipes. Car il nous faut éviter deux excès : trop de pipes en vente, et trop de pipes vendues. En ce moment, nous sommes dans le deuxième excès : sur douze pipes, neuf sont parties.

Il se trouve que si je gagnais correctement ma vie, je pourrais plus facilement racheter des pipes, et proposer d’autres pipiers. Mais bon, c’est comme ça, il va falloir y aller plus doucement que je ne le voudrais. Pour l’instant, ces ventes ne nous rapportent rien. Ce site n’est pas une bouée de sauvetage. Et je serais plus à l’aise financièrement si je n’avais pas investi, avec Gilles, une certaine somme au départ.

Non, le souci pour moi est tout autre. Je ne suis pas vendeur, au départ. Je suis fumeur. Un fumeur qui reçoit des pipes, qui l’épatent. Elles sont superbes. Ces pipes, je vais devoir les regarder sous tous les angles, pour en proposer des images qui les reflètent le mieux possible. Et ça, croyez-moi, c’est dur. J’ai donc pris en photos des pipes que nous savions, par notre expérience ou par expérience d’autres, belles, bien faites, soignées. Pas le genre de pipes dont même un responsable de blog se voit obligé d’admettre qu’effectivement, il y a des défauts …

Je dois donc les traiter avec amour. Je dois les caresser : je prends les photos dans un atelier, on a beau faire, la belle pose, celle où l’on voit bien le tuyau, où il ressort particulièrement nettement, eh bien je me rends toujours compte –après- que c’est fou ce qu’un tuyau peut attirer la poussière. Et une fois les images prises, je vais devoir les mesurer. C’est-à-dire les manipuler dans tous les sens. Puis vient le travail sur ordinateur. A chaque fois, je prends la pipe et la tient devant l’écran, voulant être certain que la photo ressemble le plus possible à la pipe. Une fois tout ceci fait, je m’empresse de ranger la pipe dans sa pochette, et la pochette dans mon armoire. Oui, c’est un dur métier …

Mais enfin voilà, pour rassurer ceux qui feignent de s’inquiéter de la qualité de notre site, nous sommes heureux et fiers de proposer des pipes de nouveaux venus comme Dirk Claessen et Paul Hubartt, et de pipiers confirmés comme Jürgen Moritz, Hermann Hennen, et Pierre Morel. Et d’autres arrivent. Maintenant, comme le rappelle un grand penseur, ce qui compte, c’est la qualité du service. Eh bien, mettez-nous à l’épreuve.

Bon, mes billets sur ce blog sont plus rares, mais plus long. Et pour ceux qui en auraient soupé de ma prose, le meilleur pour la fin, le mot de Gilles :

Monsieur l'anonyme

Je crois qu'il est temps de dissiper un malentendu... La Compagnie des Pipes n'est pas une œuvre philanthropique !!

Pour une simple et bonne raison, c'est que si elle veut parvenir à durer dans le temps, elle a besoin d'être au moins rentable. Donc, les recettes doivent couvrir les dépenses, voire un peu plus pour espérer augmenter et diversifier l'offre.

Il existe donc bel et bien une petite part de bénéfices qui, pour l'instant, est totalement réinvestie. Lorsque la CdP aura atteint un rythme de croisière, si elle y parvient car rien n'est acquis, il y aura peut-être un petit revenu complémentaire à espérer. Ce n'est absolument pas garanti et si cela doit se faire, où est le problème ?

L'idée est née lors du show de Rheinbach, les 8 et 9 août 2009. Dès le retour, le concept a été étudié et les premiers contacts pris. Ouverture 1er février 2010, après 6 mois de boulot. Oui, j'ai bien dit de boulot !!

Que pensiez-vous ? Que nous avons pu nous offrir les services d'une boîte informatique pour concevoir le site et le mettre en ligne ? Que dès le premier essai, la présentation et l'ergonomie était satisfaisante ?

Que croyiez-vous encore ? Que les pipiers nous ont donné un blanc-seing, sans explications et sans négociations ? Certains l'ont fait, oui, et je ne peux que les remercier pour ce témoignage de confiance et d'amitié. Mais il a bien fallu élaborer un concept, l'expliquer et convaincre des pipiers, qui n'ont pas précisément besoin de nous, de se joindre à une aventure incertaine.

Un site francophone, ouais intéressant mais faut voir... Pour ceux qui se font encore des illusions, après des mois de contacts et d'explications fournies, j'ai aujourd'hui une idée très précise de l'image de la France auprès de nos voisins ou de l'autre côté de l'Atlantique, du moins en ce qui concerne la crédibilité sur le marché de la pipe. Peanuts !! Suffit pas de vouloir lancer un site pour trouver des partenaires... faut vraiment s'investir pour expliquer, encore et encore, et pour convaincre.

Je ne m'étalerai pas sur le dossier administratif, sur les tracasseries douanières...

Enfin, vous pensiez que tout ça c'est fait gratuitement, sans mettre la main à la poche ?

La marchandise et les fournitures seraient donc gratuites, les frais et les charges inexistants ?

Dans le meilleur des cas, je dis bien dans le meilleur des cas, la CdP rapportera peut-être dans l'avenir un petit revenu complémentaire, sans aucune commune mesure avec le travail consenti.

Nous savions que ce ne serait pas facile et nous n'avons pas été déçus !! Et le plus difficile ne fait que commencer car maintenant il faut être à la hauteur des espérances... Tout ça pour dire que si vous voulez éprouver votre passion, tester votre engagement et votre volonté, faîtes le... Monsieur l'anonyme.

Pour finir, concernant l'indépendance de FumeursdePipe, quelque chose a-t’ il changé depuis le lancement de la Compagnie des Pipes ? N'y parle-t ‘on plus des autres sites, commerciaux ou non ? N'y parle-t' on plus des pipiers, qu'ils soient présents ou non à la CdP ? Les mises à jour, quelles qu'elles soient, ne sont-elles plus annoncées ?

Par ailleurs, lorsque Nick Miller, un des piliers d’IPC, à lancé Quality Briar, personne n'a crié au scandale... A justes raisons. Mais c'est vrai, il ne s'agissait pas d'une vaine et inintéressante rivalité franco-française.

La Compagnie des Pipes n'est pas une œuvre philanthropique, c'est un luxe qu'elle ne peut s'offrir, mais peut-être une entreprise où les mots respect, confiance et amitié ont un sens...

Gilles

4 commentaires:

Vincent Bauzac a dit…

Bonjour Guillaume,

ça fait déjà longtemps que j'ai pris un peu de distance avec le monde des pipes, les forums, ... mais je continue à suivre ton blog occasionnellement. Toujours très bon!
Je découvre donc ce nouveau site, la CdP, et je voulais juste vous adresser mes sincères félicitations. C'est joli, soigné, agréable, on reconnait un choix averti dans les pipiers et les pipes, les photos sont excellentes, les informations complètes, ça fait vraiment envie de cliquer sur "Ajouter au panier" (vade retro vil tentateur :) ).
Si vous pouviez vous faire plein de pépètes ce ne serait pas volé!
Bravo à vous 2, longue vie à la CdP.
Vincent B.

Anonyme a dit…

Bravo pour le site et bon courage !

erwan a dit…

Salut Guillaume,

Sacrée aventure que voila ! Ne perds pas trop de temps avec les fâcheux, et continue d' avancer en traçant ton sillon.

Je suis allé voir ton site, les photos sont sublimes, ça fait très pro.

J' ai mis un lien vers ton site sur P1P2C, les purophiles pétuneurs seront sûrement content de connaitre un site de vente francophone.

Amicalement.

Dalz a dit…

Vraiment super...
Pas encore les moyens de soutenir, mais j'espère les avoir dans un avenir proche, Guillaume, t'as intérêt de continuer et d'y arriver ! Comment je pourrai acheter une pipe chez toi sinon ?