29 mai 2007

un bourre-pipe Ming-Kahuna


Curieusement, voilà un engin dont je ne crois pas avoir parlé ici. Et pourtant c'est indispensable. Je ne sors pas sans.
Et je commence de plus à en avoir une petite série. Et David m'en a offert un très beau, pour mon anniversaire - pour la pipe, je tiens le coup !
L'engin en question, c'est le bourre-pipe. Sur le blog d'un fumeur de pipe, n'en jamais parler, c'est tout de même curieux ! Sans bourre-pipe, le fumeur est tout nu si j'ose dire. Qui n'a pas essayé de bourrer sa pipe avec un trousseau de clef n'a aucune idée de ce que nous sommes peu de choses en ce bas monde.
Le péril m'est évité dorénavant, puisque mon briquet - celui-la j'en ai parlé - est muni d'un bourre-pipe, bien utile, notamment dans le cas où votre chat, venu s'allonger sur vous, a commencé par ronronner furieusement avant de s'offrir une petite sieste.
Celui que je vous montre aujourd'hui a été fait par Art Ruppelt, qui réalise les bourre-pipes Ming-Kahuna. Pourquoi ce nom d'ailleurs ? Je n'en sais rien, son site est plein de coins et de recoins, et si explication il y a elle ne m'a pas sauté aux yeux.
En attendant, il est très difficile de résister au coup de coeur quand on s'y promène.
Celui-la, c'est mon premier. Je l'ai depuis l'année dernière. Au début, je n'osais sortir avec, de peur de le perdre ou de l'abimer. il restait chez moi. Puis un jour je l'ai mis dans ma poche. Il ne l'a plus quittée. C'est une expression, il m'arrive de changer de pantalon, n'allez pas tirer de fausses conclusions, disons qu'il ne m'a plus quitté. Jusqu'à ce que, tout récemment, j'en achète un autre... qui l'a remplacé.
Il semble qu'Art travaille à partir de matières acryliques, mélanges de couleurs. il travaille aussi la bruyère, et l'ivoire.
En attendant il est parfois difficile de parler de ce genre d'accessoires. C'est le prix qui fait sursauter, encore que la plupart soient très abordables. Mais voilà, c'est un accessoire, donc pourquoi étaler un tel luxe, alors que le "tchèque" suffit bien ?
Heureusement, l'article de Fred Hanna, vous le trouverez en cliquant sur le titre, nous sauve, nous les innocents acheteurs de babioles. Il parle beaucoup mieux que moi de ces ustensiles, je vais donc faire bref, en attendant de vous montrer les suivants : le Kaiser de Pierre, les bourre-pipes de Marco Biagini, un autre Ming-Kahuna, un Tsuge, ceux de David...

18 mai 2007

Une pipe de David Enrique


Il ne faut jamais dire "Fontaine, je ne boirai pas de ton eau...". J'ai écrit parfois sur le groupe que je n'aimais pas la forme poker. Or, voilà que l'année dernière, la pipe du groupe élue, proposée par Trever Talbert, est une poker. Je révise mon jugement à l'occasion. Et quelques temps plus tard, Erwin Van Hove commande à David Enrique une copie d'une poker particulière. La pipe est vue, montrée sur le site de David. Je lui demande à deux reprises si le modèle visible est disponible - à chaque fois c'est une commande. La poker a fait des petits. Je finis donc par passer à mon tour une commande à David, cette fois c'est une sablée. David s'amuse à me citer : " Je n'ai jamais vu une poker que l'on puisse garder en bouche, cela dit ;-) ". Et David de me répondre : " Tu te rappelles de ce mail, Guillaume ? Bientôt tu auras une poker que tu pourras garder en bouche ;-) ".

Cette poker, je l'ai reçue ce matin. Elle n'est pas venue seule, mais j'en parlerai plus tard.

Je peux la garder en bouche, effectivement : elle ne pèse que 27 grammes ! David me précise que c'est de la bruyère espagnole, agée de plus de vingt ans. Le tuyau est en ébonite, il contredit ceux qui pensent encore que seuls les tuyaux en acryliques sont brillants.

Alors je la bourre, et je la fume. Je pense que depuis la première pipe qu'il m'a envoyée, alors qu'il travaillait chez Chacom, depuis la Silex que j'ai déjà montrée dans ces pages, les progrès de David sont mieux que sensibles. C'est une véritable avancée. Cette première pipe, je la garde. Si un jour on me demande ce qu'on peut obtenir à force de travail, elle servira de base à ma démonstration.

J'en parle comme si c'était une pièce parfaite, mais je crois que David y verrait lui-même des choses à améliorer, bien certainement. C'est son travail. Le mien est plus facile, il consiste à profiter.

Comme je l'ai dit plusieurs fois, je n'aime pas faire des efforts. C'est fatiguant. Parfois même salissant. Cette pipe est donc faite pour moi. Elle se fume sans effort, et j'ai été bien surpris quand je me suis rendu compte que j'étais arrivé au bout.

Une de nos membres, qui s'est essayé à la taille d'un ébauchon prétourné, s'est rendu compte du travail que cela demande faire une pipe. Je crois que tous ceux qui se bouchent le nez en parlant des artisans pipiers, si chers et si snobs, devraient s'y essayer aussi. Chacun a le droit d'essayer de faire des pipes. Mais il ne suffit pas de s'arrêter aux compliments de la famille et des amis. il faut aller plus loin. Ca s'appelle le perfectionnisme. Ca n'est jamais ennuyeux, le perfectionnisme. On a toujours quelque chose à apprendre, et mieux à faire. Jusqu'à la fin de sa vie, le sculpteur Paul belmondo passait tous ses dimanches au Louvre, à regarder et à copier les maîtres.

J'ai dit que la poker n'est pas venue seule. J'avais en effet commandé une pipe à David pour mon anniversaire. Je lui avais donné carte blanche. Pour respecter la règle du jeu, je devrais donc attendre encore quelques jours...

En aurai-je le courage ?
Je pense que non !

08 mai 2007

Une pipe de Jody Davis


Aujourd'hui une pipe de Jody Davis. Voilà quelques temps qu'elle est en ma possession, je n'en ai pas parlé de suite, parce qu'il faut bien en garder de côté. Cette pipe, je la fume toujours avec autant de plaisir depuis qu'elle est arrivée. Je range mes pipes soit dans un grand ratelier, que vous avez vu, soit des des présentoirs pour quelques modèles, et enfin dans des pots à tabac, sur la table basse. J'ai quatre pots à tabacs. Mais cette pipe, j'ai du la ranger dans le pot tout à droite, celui qui est le plus éloigné de moi. D'abord, je dois me pencher quand je veux la prendre, et avant de faire quelque effort que ce soit, je prends le temps de la réflexion. Et puis là, parmi d'autres, je peux plus facilement l'oublier.

Et c'est difficile. Elle n'est pas datée, mais elle n'est pas du dernier printemps. Comme à chaque fois que j'achète une pipe estate, et que je m'extasie devant ses qualités, leur ex-propriétaire, Erwin en l'occurence, me confirme que "depuis il a encore progressé". Ce qui n'est pas plus mal, puisqu'ainsi je reste toujours curieux.

Le sablage n'est pas profond mais mis en valeur par des variations de teinte. Et puis elle a une particularité. De forme horn, le fourneau n'est pas percé en son centre. Mais le perçage est droit, ce qui fait que la partie du fourneau côté fumeur est plus fine que la partie la plus éloignée. On évite ainsi l'écueil de ces formes : soucis pour allumer sa pipe proprement et correctement, et pas de traces de carbones sur le haut du fourneau pendant le fumage.

Et quel fumage ! Impeccable, je ne saurais dire mieux. Jamais de glouglous, jamais de jus de pipe, elle fume sec, ce qui est bien meilleur pour le goût bien sur, mais aussi pour la santé. Cela est du aux soins extrèmes qu'apporte le pipier à ses réalisations.

Voilà, moi qui jusque là n'avait pu que montrer des pipes de Jody Davis exposées sur son site, je peux enfin avoir la joie de vous montrer la mienne.

Pour finir, la question de la bague : c'est de l'ivoire, mais quel ivoire ? je ne sais. Jody Davis dispose d'un stock d'ivoire d'éléphant, mais datant d'avant 1970, année de l'interdiction bienvenue de la chasse aux éléphants. C'est peut-être aussi de l'ivoire de mammouth, mais je peux assurer qu'on a tué ou blessé aucun mammouth pour réaliser cette bague ;-)

Les pipes de Jody Davis ne sont pas données, et c'est bien normal. Je ne saurais moi-même en acheter une neuve. Mais je ne peux que conseiller à mes lecteurs, s'ils en voient une d'occasion, de se précipiter dessus.

30 avril 2007

A quand des pipes estates dans nos magasins ?

A quand des estates dans nos magasins ?

Il est une chose encore rarement connue en France, c'est le marché de la pipe estate, ou pipe pré-fumée. Erwin Van Hove en avait parlé pour la première fois dans la défunte revue PipeMag, vous retrouverez l'article en cliquant sur le titre. On ne les trouve que sur Ebay, ou dans les pages du site. Sur les groupes de discussion, les membres revendent les pipes dont ils se séparent. Les derniers à s'y mettre, ce sont les magasins de pipe. Pourquoi ?

La question est venue sur le Groupe, et Patrick, du Cadre Noir, nous précise que les représentants sont contre, puisque si les gens achètent des pipes fumées moins cher, ils n'achéteront plus de pipes neuves.
Je pense qu'il s'agit d'une idée fausse. Acheter des pipes moins cher ne fait pas acheter moins de pipes, au contraire. Cela permet à des gens qui n'en ont pas les moyens d'élargir leur cheptel, ou de connaître le travail de pipiers dont les tarifs sont pour eux inabordables.
J'avais acheté, il y a trois ans, une Negoita wallnut. A l'époque j'étais déjà rentré dans le camp des richards collectionneurs. Mais acheter une Negoita aujourd'hui me serait très difficile, ses tarifs ayant augmenté. J'ai aussi pu me procurer deux autres de ses pipes, en les achetant estates.
Une pipe estate se vend en général au tiers de sa valeur neuve, ou au tiers du prix que demande le pipier, en tenant compte des prix sur Ebay, baromêtre des amateurs.
Mais sans aller jusque là. Il ne s'agit pas seulement d'acheter des pipes d'artisan inabordables pour le commun des mortels, ou trop onéreuses pour qui n'est pas encore prêt à sauter le pas. Il s'agit pour un fumeur, nous dirons lambda, pour ne pas dire moyen, de se procurer des pipes. Pipes qu'il va fumer, apprécier peut-être, et dont il pourrait se débarasser à moindres frais.
Dans un pays où le marché de la voiture d'occasion se porte bien, la pipe d'occasion est inconnue au bataillon.
Je propose depuis quelques temps aux membres du groupe qui n'en ont pas les moyens le Panier du Groupe. Cela a commencé par un lot de pipes acheté sur Ebay, puis sont venues s'ajouter des pipes que les membres m'envoient pour l'occasion. Certains membres, pressés, me demandent de les leur envoyer sans les remettre à neuf - et ils ont raison, vu le retard que j'ai pris ! Hier soir, un membre du groupe m'a envoyé une photo des pipes qu'il avait reçu et qu'il a lui-même remis en état. Il a trouvé sur le site de quoi l'aider. et bien, le résultat est vraiment à la hauteur. Je me souviens de ces pipes, il a fait du beau travail !
Et si après tout moi ou d'autres peuvent nettoyer et donner un coup de neuf à ces pipes, pourquoi les revendeurs ne le feraient-ils pas ? Il ne s'agit pas de refaire des tuyaux, ou des travaux plus avancés, mais simplement d'un travail qui demande un peu de place, du temps, et de l'huile de coude.
Ces pipes permettraient à de jeunes fumeurs, au lieu d'en acheter une, de s'en procurer deux, ou trois. Il leur serait donc plus facile, après fumage, de les laisser reposer au moins une petite journée, ce qui est mieux que rien. Ne fumeraient-ils pas mieux comme cela ? Ne profiteraient-ils pas plus de leurs pipes ?
Pour des gens qui font le pas de fumer la pipe, il n'est pas question de les fumer comme l'on fume des cigarettes, mais de les goûter. Fumer moins, et fumer mieux, ne devrait-il pas être encouragé - puisque j'apprends que malgré les interdictions de fumer sur les lieux de travail, il n'y a pas de baisse des ventes du tabac ?
Sur le site, les pipes que l'on voit dans les pages Vente sont déjà fumées, elles partent toutes très régulièrement. je n'ai malheureusement pas fait le compte, mais je crois que les revendeurs eux-
mêmes seraient étonnés des résultats.
Alors, quand nous feront-ils de la concurrence ?

26 avril 2007

Axmacher bis



Voici une pipe de Frank Axmacher, que vendait Martin Reck récemment. Sous quelque angle qu'on la regarde, elle change de physionomie. Frank persiste à penser que le test de la chenillette n'est pas si inutile que cela, et fait en sorte qu'on s'évite des tas de manipulations en cours de fumage. Je ne l'ai pas pesée, vraiment c'est inutile, elle sait se faire oublier. Frank montre qu'il est un grand pipier parce qu'il utilise au mieux la bruyère. Celle-ci est superbement mise en valeur. Et le fumage ? le fumage ? ça se passe si bien qu'il n'y a rien à en dire. C'est toujoursd plus long de dire du mal, on peut s'étendre sur le sujet, mais là cette pipe se fume sans y penser, ou plutôt en ne pensant à rien d'autre. Vous me direz que je ne me foule pas, mais à quoi servirait de dire simplement : j'ai acheté cette pipe. Le minimum est d'en dire un peu de bien, ou un peu de mal.

J'avais eu quelques contacts épistolaires avec Frank, qui est ce qu'on appelle vraiment un homme charmant, d'une grande gentillesse. C'est une perfectionniste, j'ai pu m'en rednre' compte puisque je lui avais acheté une pipe de jeunesse. Travail, travail, travail, cent fois sur le métier remettez votre ouvrage, etc.

David Enrique nous avait passé il y a quelques jours des liens, dont celui présentant les pipes que Frank va amener à Chicago. Voici ce lien :
Vous remarquerez qu'une des pipes présentées ressemble beaucoup à celle-ci, en beaucoup plus belle.
Vous noterez aussi que si vous deviez en choisir une, vous auriez bien du mal.
Pour finir par celle du bas, une adaptation personnelle de la forme Ramsès crée par Bo Nordh. Je dis adaptation, je devrais plutôt écrire interprêtation. Frank interprête un classique, et lui apporte sa modernité. Bon, vous me direz qu'un grand classique reste moderne... mais là c'est une autre discussion.
Est-ce encore une pipe ? Oui, bien sur. Est-ce plutôt une sculpture ? C'est à mi-chemin, il y a là une démarcation fragile qui ne rebute que certains. Ceci est une pipe. Ca se fume. C'est beau. C'est même énorme, si l'on regarde bien. C'est une pipe idéale pour grands timides : cette pipe au bec, ils se disent que ce n'est pas eux que l'on regardera, mais bien l'objet.
Frank commence à se promener dans toutes ces formes que l'on dit si difficiles à faire correctement, parce qu'elles demandent un grand savoir d'apporche de la bruyère, et un grand savoir-faire pour les mettre en valeur.
Décidément, voilà un grand artiste.

20 avril 2007

Ouvrir les yeux

Tout dernièrement, un article publié sur le site, David Enrique, le nouveau pipier français, par Erwin Van Hove, a suscité pas mal de réactions. Beaucoup ont été content pour David, et ont accueilli cet article avec plaisir. D'autres l'ont fort mal pris. Accusations délirantes et menaces voilées. L'auteur a même été traîté de "raciste anti-français" ! Propos que l'on entend plutôt dans la bouche du type qui a créé la surprise, il y a cinq ans, à l'élection présidentielle. "pourras-tu empêcher de futurs clients pour ton travail de t'associer à ces propos et de te tourner le dos." Etonnants pour des gens qui se targuent à longueur de mail de tolérance. Chez eux, il n'y pas de polémique, mais des débats. Et ça donne : "quel bougre de con !" ou "ce type me fout la GERRRBBBBBBBE !"Tout dans la dentelle.

Ce qui me surprend le plus, c'est qu'il semble être question de s'approprier un pipier. Un peu comme si c'était une marchandise. Précision : David Enrique s'était inscrit sur mon groupe par curiosité, et c'est quelques temps plus tard qu'il nous a annoncé vouloir être pipier. Ca fait plaisir - surtout quand on voit son travail. Mais pour autant, David m'appartient-il ? Dois-je le marquer du sigle FdP sur la fesse gauche ? Non, bien évidemment. Je pense même que d'une façon ou d'une autre, David serait devenu pipier. Son arrivée sur le groupe a sans doute précipité les choses, c'est tout. Point barre. Maintenant un pipier, pour se faire connaître, doit bien sur s'inscrire dans le plus de groupe possible, c'est un des moyens de faire connaître son travail. Alors pourquoi lui signifier que s'il a l'appui d'une personnalité du monde pipier, on pourraît le punir et lui tourner le dos ? A quoi cela rime-t-il ? Si je suis bien, David aurait du refuser à Erwin d'écrire cet article, pour ne pas se compromettre auprès d'une partie de sa clientèle ?

On nage en plein délire.
Tout cela parce qu'il est question d'un pipier français. Et c'est là que ça chauffe. Pour une fois qu'on en tient un, on ne veut pas le lâcher. C'est que la situation, si elle n'est pas désespérée, est grave. En effet, dès que l'on veut citer des noms de pipiers français, de qui parle-t-on ? Morel, Albuisson, Craen, Lanier, Piazzolla. On va citer aussi les Chacom Grand Cru et les BC millésimées. Et on va même jusqu'à appeler à la rescousse Trever Talbert, pipier américain, mais qui s'est installé en FRANCE.
Comme on le voit, l'exagération fait rage. Comme on veut absolument avoir raison, et ne pas ouvrir les yeux, sur les cinq pipiers français cités, on oublie de dire que trois ont pris leur retraite. On précise qu'Albuisson a du s'arrêter "pour des raisons économiques"... Quand je disais que je trouvais ses pipes trop chères, les mêmes m'assuraient que j'étais un snob, qu'elles valaient bien leurs prix, qu'elles étaient très demandées sur les sites US (à - 50%). Et pourtant je vois bien des pipiers qui vendent leurs pipes plus cher, mais sont très loin de fermer les portes pour "raisons économiques".
Quand à Trever, voilà qu'on ne parle plus de "ricain" ou d'"amerloque", Trever vient de se voir promu français presque de souche...
On parle aussi de la Confrérie : que fait-elle ? On se le demande. Mais si l'on peut penser que ses moyens sont de plus en plus limités, on peut aussi se poser la question de son utilité. La pauvre, on lui reproche même d'avoir annulé le Mondial de la Pipe... aux innocents les mains pleines ! J'avais déjà écrit que c'était une erreur, pour un Mondial, de se cantonner aux marques que tout le monde connaît déjà. Ils se trouvent qu'elles n'ont pas voulu passer au tiroir-caisse, perdre de l'argent, ça va une fois.
Alors que les choses sont simples : il ne s'agit pas de voir à quel pays appartient un pipier, il s'agit de voir son travail. Travaille-t-il bien ? Alors faisons-le travailler. Travaille-t-il mal ? tant pis pour lui, il y en a d'autres qui nous donneront beaucoup de plaisir.
Un pipier aujourd'hui peut compter sur d'autres pipiers, qui l'accueilleront, le critiqueront, bref, le feront avancer. il peut compter sur une clientèle qu'il se fera petit à petit. Et il doit s'en donner les moyens. Avec un site internet, par exemple, ceci afin de présenter son travail. Voilà quatre ans que je peste parce que BC et Chacom ne mettent jamais leurs sites à jour. Et nul n'est besoin comme David, d'avoir été informaticien pour avoir un site intéressant.
Bref, inutile de pousser des cris d'orfraie dès que l'on touche à la pipe du terroir. Elle avait un énorme avantage sur les autres, elle s'est assise dessus. C'est le lapin de la fable.

18 avril 2007

500 000



Une chose que je ne surveille pas, du moins régulièrement, c'est le nombre de visiteurs du site. Voilà même un moment que je ne m'en étais pas inquiété. Et j'ai eu une bonne surprise, aujourd'hui. En deux ans et demi, le site a dépassé à la fin du mois de mars les 500 000 visites. Et encore ceux qui ne lisent qu'une page, puis quittent le site ne sont pas pris en compte.

C'est donc un heureux résultat. Les mots des visiteurs, les mails, ce qu'en disent même des non-fumeurs, est bien sur déjà bon signe.

Le fait même que les pipiers soient heureux d'y figurer, le fait que des noms bien connus dans le monde pipier y participent, y contribuent, y prennent la plume, est un encouragement constant.
Le fait que les visiteurs viennent du monde entier me surprend encore.

Et que les membres du groupe y apportent leur pierre fait que j'ai eu bien raison, il y a quelques jours, d'avoir une grosse peur en croyant que tout le site était perdu. Dernièrement, l'un d'entre eux a proposé une carte Google, avec les coordonnées précises des pipiers italiens. J'espère pouvoir intégrer cette carte au site, et qu'on ne se cantonne pas à l'Italie.
A tous, je dis un grand merci !

Il y a encore bien sur quelques rubriques que j'espère ajouter cette année, et plein d'autres déjà présentes à améliorer.
Bref, de quoi patienter en attendant le million !

05 avril 2007

Une pipe GRC, Rheinbach, etc.



Voici encore une GRC, autrement dit une pipe de Darius Christian. Voilà un petit moment qu'elle est arrivée, mais voilà aussi un petit moment que je ne trouve pas le temps de venir alimenter ce blog.
Voilà une pipe confortable, une pipe qui se fume trop facilement peut-être, et qu'il est difficile de ne pas bourrer à tout bout de champ. Je m'astreins donc à la laisser se reposer tranquillement, avant de la refumer. Darius Christian, une très bonne adresse ! J'attends de lui, comme d'autres, de quoi faire sa page sur le site, mais les pipe-show, ça se prépare, et ils ont mieux à faire en ce moment.
A propos de pipe-show, celui de Rheinbach aussi pointe son nez. C'est Erwin, toujours bien renseigné, qui nous a donné les dates : les 4 et 5 août. On me signale encore une fois que cette info a été reprise, ce qui est une bonne chose, mais pourquoi ne jamais citer ses sources ? Par peur de nous faire de la publicité ? David Enrique y sera, d'une façon ou d'une autre, puisque sir Georges, et Heiner Nonnenbroich, lui ont proposé de partager leur table avec lui, s'il ne s'en libère pas une. Hors il semble que ça ne sera pas le cas, toutes les tables sont déjà réservées, et il y a une liste d'attente !
Alors, je me prends à rêver : si par hasard mes dates de congé concordent, si ce sont des dates de congés, et non de chômage... j'aimerais beaucoup pouvoir y faire un tour. Je touche du bois...
Sur le groupe, le grand sujet du moment est le choix du pipier qui réalisera la Pipe du Groupe de cette année. Rad Davis semble bien parti, avec une bonne longueur d'avance... mais voilà, je n'ose clore les votes, puisque non seulement nombre d'entre nous sont en vacances, mais qu'en plus j'ai de gros soucis d'acheminement du Bulletin du Groupe. Il va me falloir trouver une solution, et très vite...
A force de vouloir en faire trop, et de vouloir être partout à la fois, on se trompe : Jose Manuel Lopes, qui nous avait passé l'adresse d'un site et d'un magasin de Lisbonne, me fait remarquer que j'ai parlé, sur l'avis de mise à jour du site, de Barcelone... Cette information a elle aussi été reprise ailleurs, toujours sans dire d'où elle vient, je m'en étonne à chaque fois, et pourtant c'est une habitude. L'intolérance, à ce point-là, ça me fait toujours rigoler.
Enfin bon bref, si j'ose dire, il y a plein de choses qui sont difficiles à mettre en route, mais on y arrive, c'est le principal. David n'a pu accepter de faire la pipe du Groupe cette année, mais il semblerait que l'année prochaine...

19 mars 2007

David Enrique : nouveau site



David nous signale aujourd'hui qu'il a remis à neuf son site : plus clair, aéré, bilingue, vous retrouverez le site de David en cliquant sur le titre de ce message.
"A la recherche de l'élégance", je crois qu'il n'aurait pu trouver mieux comme entrée en matière. L'élégance, ça ne s'apprend pas, on est élégant, inélégant, ou nouveaux riche - pire qu'élégant !
Voilà de quoi mieux découvrir ses pipes, son travail, les personnes qui l'ont aidé, inspiré, voilà un site sobre, où l'on se promène avec plaisir, ce qui n'est pas si facile à faire, parce qu'on a toujours tendance à en rajouter.
L'élégance, c'est aussi la sobriété.
Le blog de David a lui aussi changé d'adresse, cliquez sur le lien dans la colonne de gauche pour le retrouver.
Et puis, pour ceux qui voudraient voir ce qu'il bidouille, il y a aussi ce lien :
Si vous trouvez qu'il ne travaille pas assez, envoyez-lui un mail ;-)
Voilà, loin des sites et des blogs qui se contentent de répéter et de reprendre ce qu'ils trouvent ailleurs, erreurs et omissions comprises, de quoi se rafraîchir !

15 mars 2007

Connaissance ou plagiat ?



Je parlais dernièrement de ces blogs qui fleurissent, reprenant sans complexe les noms d'autres blogs déjà existants. Mais il y a mieux. Pour se donner une auréole de connaisseur, salué par ses camarades comme étant une tête pensante, alors que l'on ne sait pas grand chose, que l'on a pas grande notion de grammaire, ni de vocabulaire, et que le mot orthographe évoque un ustensile de dentiste, que faire ?
Recopier, mal, des extraits d'un livre. Un peu comme le font à l'école les mauvais élèves, les cancres en français qui recopient maladroitement les passages d'un livre, pour rendre leur narration, ou leur composition, à leur professeur.
Le système est simple, et somme toute assez rigolo : on résume deux ou trois phrases, puis on en reprend une presque exactement, en changeant simplement un adjectif.
Mais l'exemple sera plus clair.
Prenez par exemple un article sur le morta. Les renseignements sur le sujet sont toujours les mêmes, bien sur, et l'on ne saurait se fâcher si l'on retrouvait les mêmes partout ailleurs. L'information circule, et c'est une bonne chose. Il peut y avoir un détail méconnu que vous auriez vous même oublié de signaler, ou que vous ne connaissiez pas. Il peut même y avoir là-dessus échange de propos, soit parce que l'on est pas d'accord, soit parce que l'on veut à son tour éclairer un point précis. Un blog comme "Off Pipes et plus..." par exemple, appelle ce genre de commentaire, et cet intérêt.
Mais revenons à notre morta. Morta qui est mis généralement au masculin, parce qu'il s'agit de chêne fossilisé. Donc, le chêne, le morta. Le mot est introuvable dans mes dictionnaires, je suis intéressé par toute précision sur le sujet, d'ailleurs. Mais voilà, certains, à rebours, semblent penser que puisque l'on dit la bruyère, on peut par ler aussi de la morta. je suppose qu'ils évoquent avec amour "la merisier", "la buis", et peut-être même "le bruyère" ?
Donc, vous venez d'ouvrir votre blog, vous avez soif de reconnaissance - notez que je n'ai pas dit de connaissance, pusique cette connaissance, vous voulez la prodiguer aux autres - et vous vous attelez à un sujet plusieurs fois évoqués dans les forums : le morta.
Vous croyez alors très malin d'aller rechercher les quelques infos disponibles dans le livre " la grande histoire de la pipe", qui, s'il n'est pas exempt d'erreurs, reste le plus beau livre sur la pipe édité en langue française, notamment grâce à une superbe iconographie.
Rendez-vous, si vous avez ce livre dans vos rayons, page 199.
Alors lisons :
Entre le végétal et le minéral, le morta présente donc des qualités exceptionnelles pour une pipe, alliant une solidité égale à celle de la bruyère et une douceur rappelant celle de l'écume.
Sur le blog :
Fortement minéralisée, la morta procure un bois sombre et dur, entre la solidité de la bruyère et la douceur de l’écume,
puis
L'extraction du morta, bois lourd et profondément enfoui, repéré par sondage à l'aide de longues tiges de fer, relève quand à elle d'un travail titanesque. Après avoir creusé la tourbe à la pelle et dégagé le tronc - qui peut atteindre la tonne-, Patrice Sébilo doit utiliser un palan pour le soulever.
Sur le blog :
la morta, nécessite malgré tout de l’effort. Il faut chercher dans les marais à l’aide de grande tiges en fer, les troncs ( pouvant atteindre la tonne..) qui une fois la terre du dessus dégagée, sont déterrés à l’aide de machine.
Voilà, ce n'est même plus du plagiat, c'est de la mauvaise copie. On remplace le mot palan par le mot machine, et on signe.
Cela fait-il avancer le schmilblick ? Et puis pourquoi ne pas citer ses sources ?

07 mars 2007

une pipe de Michael Lindner




Une pipe de Michael Lindner, c'est toujours beau, je dirais même léché. Outre son site personnel, qu'il a peaufiné depuis sa création, il vend aussi ses pipes sur le fameux Thepiperack, dont il est l'animateur. Acheter une de ses pipes neuves est hélas pour moi encore du domaine du rêve, mais j'ai pu m'en procurer une, estate, chez Mike Glukler (Briarblues). Eh bien cette pipe, qui date de 2001, soit un an après qu'il se soit "lancé dans la carrière" comme on dit, est proche de la perfection. Un grand soin a été apporté à sa réalisation. Malgré ses 72 grammes, elle tient facilement en bouche, le tuyau en cumberland est parfait, et j'imagine sans peine qu'ils s'est beaucoup amélioré depuis. Quelqu'un qui fait des pipes comme ça est forcément un perfectionniste.
Le perfectionnisme est d'ailleurs assez mal vu parfois : on ne regarde que le prix, pas le travail qu'il y a derrière.
On appelle ça des pipes de collectionneurs, d'une façon légèrement méprisante. A propos de collectionneurs, en remettant à jour les listes des membres du groupe, à qui j'envoie par mail les mises à jour du site, je me suis rendu compte que la plupart de ceux qui nous quittent se présentent comme collectionneurs ! Il semble donc qu'ils ne se sentent pas à leur aise chez nous : nous, les pipes, on les fume.
Pour en revenir à la Lindner, je ne l'ai fumée pour l'instant qu'avec des virginie, on va voir ce que cela donne avec des latakia.
Dans le petit monde pipier, quelques nouvelles : David Enrique quitte Chacom et se lance. Je vais enfin pouvoir, d'ici quelques temps, le présenter sur le site, aussi modeste David soit-il ;-)
Le mondial de la pipe, qui devait avoir lieu en avril, est repoussé... à une date indéterminée. Il semble que les sociétés sanclaudiennes traînent des pieds, et n'apprécient pas de se voir prévenues très peu de temps à l'avance. Une manifestation qualifiée de mondial ne s'improvise pas ? Ben si !
Les blogs fleurissent eux aussi, régulièrement : j'en vois qui reprennent sans vergogne des images de mon site, que je connais, puisque c'est moi qui les ai scannées ou arrangées. Il y a aussi un grand manque d'imagination dans le nom de ces blogs : soit on modifie légèrement le nom d'un blog existant, soit on reprend le même nom, carrément. Je ne crois même pas que cela est fait sciemment d'ailleurs, c'est plutôt un manque de curiosité et de recherche. Sur l'un, on présente une pipe, faite à partir d'un ébauchon prétourné : on y a réalisé un guillochage, que j'aime bien d'ailleurs, mais il n'est pas question de savoir si le perçage a été modifié, de même que le tuyau. Sur l'autre, on parle de cette pipe, en disant qu'elle a été entièrement faite à la main... On s'ébahit sur les connaissances du pipier amateur, on précise qu'il écrit sur le tabac, sans dire où, et, dernier certificat, on ajoute qu'il va être admis parmi la Confrérie de Saint-Claude (j'avais vu quelques photos des pipes que ces fumeurs donnent au musée de la Confrérie, question entretien, leurs connaissances me semblent limitées, mais il peut y avoir des exceptions), enfin, on apprend qu'il s'agit du... frère du bloggueur. Tant qu'à s'envoyer des fleurs, autant le faire entre soi.
Je vous laisse, je dois appeler mon frère, pour lui demander d'ouvrir un blog où il dira le plus grand bien de moi ;-)

02 mars 2007

une Pipe de Darius Christian

Deux semaines déjà ! comme le temps passe ! Mais il faut dire que j'ai très peu de temps à moi ces jours-ci.
Il m'est arrivé heureusement quelques bonnes surprises, dont celle-ci.
C'est ma première pickaxe. Celui qui l'a faite, je voulais en parler dès la création du site, mais il avait arrêté son activité à ce moment là. Ce n'est que partie remise, donc.
C'est l'avantage de connaître des gens bien renseignés. Sur son blog Pipes Bizarres, Pipephil parle de ce pipier. Il s'appelle Darius Christian. Erwin Van Hove, sur le groupe, nous signale que Darius s'est remis au travail - il avait du arrêter suite à des soucis de santé - et que l'on peut trouver quelques unes de ses nouvelles pipes sur le site de Marty Pulver, qui se trouve ici :
Voilà un moment que je voulais une GRC, j'en avais raté sur Ebay, et voici qu'il y en avait de nouvelles : l'occasion était trop belle.
Je signale d'ailleurs que le service de Marty est absolument impeccable, on peut y aller j'allais dire les yeux fermés.
Cette pipe est petite, légère comme une plume, et le bec est extrèmement confortable. De la très belle ouvrage, si c'est la première, ça ne sera pas la dernière.
Quand je dis que fumer est un plaisir, avec des pipes aussi bien faites, c'est une évidence !

16 février 2007

Une pipe de Tokutomi


Neil Flancbaum, célèbre pour ses sacs à pipes - allez voir son site Smokinholsters, ou relisez l'article qu'Erwin lui a consacré sur le site - revend parfois ses pipes. Je lui avais acheté dernièrement une Paul Tatum, et je me suis laissé aller en voyant cette superbe pipe de Tokutomi père. Je précise père, puisque sa fille Yuki semble reprendre le flambeau avec bonheur.
C'est qu'il m'était difficile de résister - c'est toujours difficile d'ailleurs - mais voilà vraiment un bon moment que j'entends dire le plus grand bien de ce pipier, et que j'admire son travail... Alors, une occasion comme celle-là. ! Ca a été d'ailleurs très bien résumé dernièrement sur le groupe : si on n'achète pas, on le regrette longtemps...
J'aurais pu titrer : une pipe japonaise, mais à la voir elle ne peut être que japonaise. Elle a tout juste trois ans, puisqu'elle a été fabriquée en 2004, c'est une jeunette. Mais la valeur n'attend pas le nombre des années, comme disait l'autre. Elle ne pèse que 38 grammes !
Il faudrait pour lui rendre hommage, que j'en présente plusieurs photos : sous quelque angle qu'on la regarde, on est surpris. Encore une de ces pipes qui, quand on l'exhibe, passe de mains en mains.
Dois-je ajouter qu'elle se fume aisément, et que la chenillette la traverse sans soucis ?
Encore la chenillette, me direz-vous. On m'a souvent reproché d'en parler, et nombreux sont ceux qui balaient le test de la chenillette d'un revers de main. Il est vrai qu'il ne s'agit pas d'une règle absolue. Une pipe qui ne passe pas ce test n'est pas obligatoirement une mauvaise pipe. Mais enfin, on en fait parfois un argument, à rebours. Après avoir clamé que ce test n'a aucune importance, et qu'il ne concerne que des collectionneurs maniaques, après s'être vanté de posséder des pipes à travers desquelles la chenillette ne peut se frayer un passage, il arrive parfois qu'on se serve de cet argument, qu'on avait pourtant cherché à minimiser. Mes bonnes vieilles bouffardes ne peuvent accepter de chenillette ? Très bien. Mais cette pipe que j'ai payée cher, d'une marque connue, la chenillette n'y passe pas non plus. Shocking ! S'agirait-il là de stigmatiser une marque qui n'a pas la chance de sous-traiter à Saint-Claude ? Ou de se faire bien voir de certains ? Ceux qui accusent les autres de manichéisme devraient relire la parabole de la paille et de la poutre. Mais laissons-là les bons apotres.
Revenons à nos oignons. La commission européenne a lancé un appel d'offre pour faire construire des espaces fumeurs dans chacun de ses sièges, à Bruxelles et à Strasbourg. Faites ce que je dis, ne faites pas ce que je fais. La Mairie de Paris laisse entendre qu'elle pourrait taxer de 38 euros par mégot les sociétés qui ont pignon sur rue, et envoient leurs fumeurs dehors, suite au décret. Les sociétés arguent que si un fumeur, en passant devant leurs locaux, laisse tomber son mégot, elles ne se voient pas payer pour celui-là. Parfois, les serpents se mordent la queue...

14 février 2007

Ranger ses pipes

Voilà la grande affaire ! Je disposais jusqu'à maintenant de pots à tabacs, d'un petit râtelier, et depuis hier, j'ai procédé à un nouveau rangement, suite à l'arrivée du modèle Decatur.
Rangement que je modifierai certainement à un moment ou à un autre, mais cela fait partie du plaisir.
Je me rends compte que ces râteliers, parfait pour des pipes droites à petits fourneaux, ne sont pas prévus pour un classement plus aléatoire. Il y a un côté "bataille rangée de pipes" là-dedans. Ca n'est d'ailleurs pas pour me déplaire. J'ai toujours préféré le côté foisonnant au rigorisme zen, ou à la chambre monacale.
Je sens bien que je n'en suis pas encore à la vitrine, mais ça viendra bien un jour... Et puis me viennent des envies de bricolage, réaliser un râtelier à mes mesures ne me déplairait pas...
En attendant, comme l'on va certainement me poser la question ( à ce sujet, je n'ai toujours pas pesé le poids du tabac que je peux mettre dans la Moretti magnum, je ne me suis pas chronométré non plus ), voici donc quelles sont les pipes qui sont ainsi rangées à portée de main, la meilleure place, à gauche du canapé.
Sur le petit râtelier à 7 pipes, consacré à mes premières pipes du matin :
4 Talbert LB, une Enrique, 2 Stanwell
Sur le râtelier nouvellement arrivé, en partant du haut :
Roush, Axmacher, Savinelli corallo virgin, Hansen, Stanwell, Ser Jacopo, Dunhill, Talbert morta, Tatum ( normal de les mettre l'un à côté de l'autre ) , Karlhamov, Rinaldo, Tom Richard
Talbert LB snail, les 2 BBB de Sir Georges, une Nonnenbroich, une Andersen, une vieille Larsen, 2 Will Purdy, une Former, Bonaquisti, Gerhard Wilhelm, une Ardor
Chacom, Fiamma di Ré, Ruthenberg, Andersen (non fumée, je la réserve), Tinsky, 6 Rad Davis, Morel
Voilà de quoi s'apporter un peu de réconfort...

13 février 2007

Un râtelier pour mes pipes



David, un membre du groupe, avait parlé chaleureusement des râteliers de la marque Decatur. Comme il m'a gentîment signalé ceux qui étaient à vendre sur Ebay, j'ai fini par me lancer.
Il a été long à arriver, mais en voici un qui va me permettre de ranger trente-six pipes.
L'avantage de ranger, c'est qu'on a plus de place pour les suivantes...
Même si il aurait pu être un poil plus large, certaines pipes se rangent plus facilement sur le côté, ça permet de changer son angle de vue. Les pipes que je ne voyais que de haut jusqu'ici me montrent un autre visage. Ce râtelier est en noyer.
Je dois dire que j'aurais aimé que les "étages" soient un peu plus élevés, mais enfin je n'ai jamais dit que c'était du sur-mesure !
Après le plaisir de fumer ses pipes, le plaisir de les soigner, voilà que je vais avoir encore pour quelques temps le plaisir de les ranger.
Fumer la pipe, c'est du boulot ! Mais voilà des occupations bien plaisantes !

08 février 2007

Une pipe de Trever Talbert

Voilà longtemps que nous nous fréquentons, si j'ose dire, Trever et moi. Il a été le deuxième pipier à s'inscrire sur le groupe, il y a quatre ans. Je lui avais acheté 7 Ligne Bretagne, dont une que j'avais offerte à une amie. C'est lui qui a fait notre deuxième pipe du groupe.
Et voici qu'enfin j'ai pu commander cette Talbert briar que Trever présentait sur son blog. Voici qu'enfin Colissimo a fait son boulot : la pipe est bien arrivée dans les délais. Voici qu'enfin je l'ai fumée, et que j'ai eu, de suite, cette impression très nette : si j'ai pu payer le travail de l'artisan, j'ai encore l'impression de l'avoir volé.
En effet, je ne pourrai pas lui payer les longs moments de plaisir que cette pipe va me donner. C'est très curieux, cette impression, au premier fumage, qui n'est jamais le meilleur, de savoir que cette pipe aura du mal à rester longtemps rangée.
Cette pipe a fait sa première sortie hier soir, et elle est passée de main en main, puisque chacun voulait la voir de plus près. Est-il besoin de le dire ? Elle se fume parfaitement, la réalisation est parfaite.
Trever n'est pas physicien, il n'est pas ingénieur, il est pipier. Et il sait ce que faire une pipe veut dire, mieux que certains donneurs de leçons.
Ne vous privez pas : aggrandissez l'image, pour une fois je ne l'ai pas réduite. Elle est belle, n'est-ce pas ?
Eh bien, en vrai, c'est encore mieux !

06 février 2007

une pipe de Paul Tatum

Iconoclaste, c'est le premier mot qui vient à l'esprit quand on visite le site de Paul Tatum. Sa pipe "escargot" a fait couler pas mal d'encre, que ce soit des avis amusés ou des mines dégoûtés de ceux qui font mine de préférer une lourde courbe bien classique, mais bien moche. Iconoclaste, Paul Tatum l'est c'est sur : on peut trouver sur le site de son ami trever Talbert une petite vidéo de pipe "fantôme", réalisée avec une pipe de Trever et une boîte de Haddo's delight.
Paul Tatum, outre qu'il crée des bourre-pipes, réalise aussi ses tuyaux en acrylique, avec des mélanges de couleurs surprenant. Sur cette pipe, on peut même voir un oeil sur le tuyau. Pourquoi un seul oeil ? Parce que le second est sur le bourre-pipe qui va avec cette pipe.
Cette pipe, c'est Neil Flancbaum qui la vendait. Comme je ne peux encore lui acheter un de ses splendides sacs à pipes, je me suis rabattu sur cette Tatum. Je ne suis pas un fana des guillochées, mais j'en ai quelques unes, toujours des coups de coeur.
C'est d'ailleurs le tuyau qui attire l'attention des uns et des autres. Tuyau au bec qui me semble large, mais qui tient parfaitement en bouche. Voilà une pipe idéale pour travailler au clavier. Cette pipe, particulière comme on le voit, seul Tatum aurait pu la réaliser je pense.
Dans le petit monde pipier, il y avait quelques inquiétudes quand au concours de lenteur de Lille, le week-end dernier. Cette manifestation avait été annoncée comme annulée, par la presse papier et TV.
Je ne suis pas fana des concours, je ne profite pas de ma pipe dans ces conditions, mais je comprends tout à fait que certains se passionnent pour ça. Ca vaut bien les petits trains ou la collection de timbres, avec en plus l'occasion de revoir des connaissances. Ca me semble bien innocent comme distraction, mais voilà, fumer c'est louche.
Heureusement, il n'en a rien été : le maire a usé de son pouvoir pour privatiser la salle qui devait accueillir le concours, comme c'est l'usage. Reste que les bons esprits vont s'échauffer, et crier au loup. Si un maire a été assez courageux pour autoriser comme il en a le droit cette manifestation, ses collègues auront-ils le même courage ?
Evidemment, ça peut sembler curieux : les personnes que l'on voit dans ces concours ne sont pas nées de la dernière pluie, ils savent bien ce qu'ils ont y faire, et ceux qui les accompagnent aussi. Mais malgré eux, on les forcera à s'occuper de leur "santé". On les forcera à rester chez eux, devant leur télé, où ils pourront se laisser imprégner des dernières bonnes idées de ceux qui nous gouvernent...
Chose qui devrait même faire plaisir à certains fumeurs, qui sont persuadés que je ne dis ici que des bêtises. C'est un métier à plein-temps que celui de grincheux.
A ce propos, il y a eu récemment une interview du professeur Molimard donnée au Parisien Libéré. Le professeur y dénonce certaines manipulations des chiffres donnés par nos élites. Celui dont on ne peut croire qu'il ait été acheté par les lobbys du tabac balaie d'un revers les arguments faux et les mauvaises solutions apportées au problème. Et bien, cette interview, personne n'en parle. Nos politiques, qui citent ce médecin dès qu'ils le peuvent, n'ont pas entendu parler de cette interview. Et c'est bien normal : ces chiffres terrifiants, ils les ont répétés à qui mieux mieux, en changer d'un coup, ou modifier leur jugement, impossible, n'est-ce pas. Mais il est bien connu que seuls les fumeurs ne connaissent pas le mot impartialité.

01 février 2007

Kenichiro Sakurai

Les pipiers japonais ont un style particulier. Mettez une pipe japonaise au milieu d'autres, elle attirera de suite les regards. Sakurai semble plus sage que ses confrères Arita, Tokutomi père et fille, etc ...
C'est que ce graphiste n'en est encore qu'à ses débuts : cette pipe est sa 25ème, il fait ses classes.
Cette pipe n'en reste pas moins très agréable à fumer, je l'ai entamée au virginie et fumée hier avec un latakia. Si le bec est large, on peut regretter que l'ouverture soit un peu trop fine. Surprenant au départ, mais on s'y fait.
Sakurai, je l'ai dit, est graphiste : on aurait pu sans doute s'attendre à un peu plus de folie de sa part, mais c'est oublier qu'il faut passer de deux à trois dimensions. Il y a des tentatives, les "crans" sur les côtés du fourneau, le haut du fourneau, élégant, mais on sent une retenue et une sobriété de moyens.
C'est qu'il s'attache sans doute à produire des pipes qui se fument, et s'il y a certainement des petits détails à revoir, il atteint son but.
On sait le soin qu'apporte Reiji Hachiro, chef d'orchestre du site Pipedo, à choisir ses pipiers et les pipes présentées.
On pourra donc suivre le travail de ce tout jeune pipier, avec curiosité.

16 janvier 2007

Magnum


Belmondo, Eastwood, Bronson... et moi avons un point commun : nous avons un magnum. Le seul truc, c'est qu'eux c'est un 357, moi c'est une Moretti.
La photo n'est pas fameuse, le briquet n'est là que pour donner un aperçu de l'engin. Voilà longtemps que je regardais d'un oeil envieux ces pipes : magnum est vraiment l'appellation appropriée. Depuis, je ne sors plus sans elle. Dans le métro, aux heures tardives, ma magnum est là, et je suis plus tranquille. Un peu comme l'homme préhistorique qui ne sortait jamais sans son gourdin. Ca pèse 170 grammes, 9cm. de haut sur 17 de large. Et tout ça se fume comme un rêve.

Marco Biagini est une force de la nature. Pour se distraire, il fait de la pêche au gros. On peut le voir au travail sur son site. Pour réaliser un perçage de la tige, les pipiers calent l'ébauchon dans un tour. Je crois que Marco est le seul à tenir l'ébauchon d'une main, et la perceuse de l'autre. Il ne faut pas avoir le poignet faignant, si on ne veut pas voir l'ébauchon atteint d'une crise de Parkinson, et voler dans la pièce.

J'ai quelques pipes en retard à montrer sur ce blog, mais les dernières semaines ont été assez agitées. Je devrais pouvoir reprendre normalement mes activités maintenant.

Par exemple, enfin prendre le temps de m'attaquer aux pipes du panier du groupe, corriger quelques pages sur le site, et enfin ne pas mettre quelques heures à passer des messages de mise à jour sur le groupe !

Et puis j'espère que les derniers articles parus sur le site nous éloigneront de certaines discussions oiseuses et sans fin.

A propos de blog, je vous invite, si vous ne l'avez pas déjà fait, à découvrir le nouveau blog de Trever, l'adresse reste la même, mais la mise en page a été revue de fond en comble.

Et puis aussi, un nouveau blog, celui d'Alain, à voir ici : Of pipes et plus... C'est à ajouter à vos tablettes, et à surveiller.

Au Japon, on est aussi bête qu'en france : l'exposition "Tobacco Asia Expo" sera non fumeur...
Voilà, petit message de remise en route, en attendant de reprendre un rythme aussi soutenu que l'année dernière...

31 décembre 2006

Dernière pipe de l'année

Comme vous êtes tout de même un certain nombre à suivre ce blog, je vous dois quelques explications. Je suis en ce moment occupé, ce qui veut dire que je me prépare à travailler, et qu'il me faut une longue préparation. De fait, mes journées sont prises, mes nuits sont agitées, je ne peux consacrer autant de temps que je le voudrais aux affaires courantes, le site, le groupe, et ce blog.

Nous voilà donc au dernier jour de l'année. Il y a un bon moment que je ne prends plus de bonnes résolutions pour le nouvel an, assuré que je suis de ne pas m'y tenir. Je vous ferai donc grâce de cela. J'ai malgré tout assuré ici un message tous les trois jours, en moyenne, ce qui n'est pas si mal tout compte fait. Je ne promets pas d'en faire plus dans l'année qui vient, j'espère simplement avoir les moyens d'en faire autant.

Mais comme vous n'êtes pas là pour être tenu au courant de mon bulletin de santé, et de toutes ces petites choses qui nous arrivent - vous avez déjà assez de vos propres embrouilles, n'est-ce pas ? nous sommes d'accord - je vais donc, après avoir cru finir l'année sur une pipe de Trever Talbert, entamer la suivante avec une pipe de ... Trever Talbert !

Voilà maintenant plus d'un an que j'avais pu goûter une pipe de Trever en morta. Olivier, un membre du groupe, m'avait très gentiment confié la sienne quelques jours, ce qui est un signe de confiance ! J'avais donc aussitôt après revendu ma morta de Patrice Sébilo sur Ebay. Un français l'avait achetée, mais s'est dépêchée de la revendre, sur Ebay Usa. Ce modèle d'un pipier français a donc traversé l'océan, alors qu'un pipier américain avait fait le trajet inverse, pour s'nstaller en Bretagne, à l'époque où j'ouvrais le groupe. Nous avons donc fait, si je puis dire, nos débuts ensemble.

L'autre jour, Trever, sur son blog, parle incidemment d'une morta, et je ne peux que remercier Jean-Luc, plus curieux que d'autres, qui a posé la question de savoir où on pouvait la voir. J'ai donc écrit à Trever, qui très gentiment, m'a envoyé une photo en retour. Et je n'ai pas pu résister, c'était le moment, c'était celle-la.

Me voici donc heureux possesseur d'une morta sablée - je la voulais sablée absolument - de Trever. Je n'y retrouve pas le même goût qu'avait celle d'Olivier, mais Erwin me dit que Trever a changé de liquide de préculottage. En attendant, je suis en train d'y fumer du HH, et je ne demande rien à personne.

De fait, je passe ce réveillon seul - je ne parle pas de mon chat hypnotisé par le feu dans la cheminée - et certains me plaindront : ils auront bien tort : je fume la pipe d'un ami, avec un tabac conseillé par un ami, et je ne vois pas ce que je pourrais demander de plus.

Voici donc une année qui finit, et une autre qui commence, on ne peut mieux.
Je ne peux que souhaiter à mes lecteurs le plus de bonnes choses possibles, mais au minimum, d'avoir toujours leurs pipes bien bourrées cette année du meilleur tabac possible. Et quelles que soient les pipes qu'ils fumeront, d'où qu'elles viennent, qu'ils y prennent avantage et plaisir.

Voilà je crois ce que l'on peut souhaiter de mieux à des fumeurs de pipe, avec bien sur des voeux de bonne santé, puisque quand on est malade, on fume moins, ou plus.

17 décembre 2006

Ma pipe du Groupe à moi

La voici enfin, après quelques jours de sueurs froides ! J'ai bien cru qu'elle était perdue !
Le deuxième pipier à s'être chargé - et c'est une charge - de la Pipe du Groupe était Trever Talbert. Je dis était, puisque les souscriptions sont closes.


On peut demander bien des choses à un pipier, mais le mieux n'est-il pas de lui demander des pipes ? Et il faut dire que Trever a mis les petits plats dans les grands, puisque tous ont eu le choix entre plusieurs pipes.
Moi pas.
Moi j'ai vu défiler celles des autres, j'ai lu leurs messages, j'ai bavé, tranquille...
Il y en a même une que j'ai raté, de peu. Mais quand ça m'arrive de passer juste avant les autres, je sais garder un calme olympien. J'ai essayé de faire de même.
Trever m'avait écrit pour me dire que la mienne me plaîrait. Je m'attendais donc à du lourd, si j'ose dire. Et bien je n'ai pas été déçu ! Malheureusement, la photo que vous voyez n'est pas de Trever, qui ne sait plus où elles sont, mais de moi. C'est dire qu'elle ne rend pas hommage à cette superbe pipe.
Mais voilà, cette pipe est vraiment unique, comme les autres me direz-vous, mais celle-ci est à moi ! Dois-je vous parler du premier fumage, un régal ? Pas forcément, parce que si vous n'avez pas eu votre Pipe du Groupe de l'année, vous ne pourrez pas comprendre, et ça vous semblera long...
Dois-je dire que la pipe était accompagnée d'un petit mot très, très gentil ? Et d'une carte, pour les fêtes ? Ca oui je peux, puisque c'est encore une occasion de remercier Trever et Emily, pour leur gentillesse, et leur patience. Eh oui, patience, maintenant Trever me lit en français, mais à nos débuts, si j'ose dire, il a du éplucher mon anglais.

Voilà, avoir une pipe comme celle-la, c'est magnifique...

07 décembre 2006

Heiner Nonnenbroich

Ce qui m'a tout de suite attiré dans cette pipe, c'est bien sur son sablage. On sait que j'en suis friand. Et Heiner Nonnenbroich fait plutôt des lisses d'habitude.

Et puis cela tombait bien, j'hésitais entre une lisse, et cette sablée. Fausse économie, fausses bonnes raisons, bien sur. La lisse sera pour la prochaine fois.

Car je viens de fumer cette pipe, avec du HH. Petite pipe, facile à fumer, légère en bouche, tout, mais alors tout pour plaire.

De quoi donner envie d'en avoir d'autres !

Voilà pourtant un bon moment qu'Erwin nous parlait d'Heiner, j'ai encore une fois été long à la détente.

Mais c'est ce qu'on appelle reculer pour mieux sauter.

Voilà une pipe qui aura du mal à quitter ma poche les prochains jours !

03 décembre 2006

Commander des pipes, c'est si simple

J'ai commandé ces derniers temps deux pipes, l'une en Allemagne, l'autre aux USA.
Comme j'ai un peu trop fait joujou avec ma carte bleue ces temps-ci, mon paiement via paypal n'a pas été accepté, j'ai du coup du faire un virement à Heiner Nonnenbroich.

Un virement bancaire, quoi de plus simple, quoi de plus sur ? Et bien c'est un peu plus compliqué que cela, figurez-vous. Il faut d'abord savoir que si vous remplissez cet ordre de virement dans une autre agence que la votre, c'est plus long... même beaucoup plus long, il faut que le courrier soit transmis à votre agence... Dans le cas de deux agences parisiennes, l'une au nord, l'autre au sud de la capitale, comptez une semaine. Eh oui, le courrier entre agences bancaires se fait par char à boeufs. Et il semble que les boeufs fassent des arrêts buffet dans les espaces verts de notre bonne ville. Les derniers ont été repérés au Champ de mars, pas de chance, ils n'avaient plus trop de chemin à faire...

Pour Heiner, j'ai donc pris la peine d'aller demander un formulaire du côté du Palais-Royal, où je travaille ces temps-ci, et de l'envoyer par la Poste à mon agence. Trois jours plus tard, je me rends compte que la responsable de mon compte m'a laissé un message, un peu interloquée. Le numéro BIK de Heiner n'existe pas. Il faut dire que là je connais le truc, puisque j'ai déjà eu le même soucis, à plusieurs reprises, pour des virements en Belgique.

Eh oui, c'est surprenant, mais les banques des diverses nations européennes n'ont pas eu la bonne idée de calquer leur attitude sur les banques françaises : toute possesseur d'un compte en banque dispose bien d'un BIK (si, si je vous assure), mais il se trouve que tous n'ont pas le même nombre de caractères... et du coup, j'ai droit à chaque fois à des demandes inquiètes, ou de façon plus péremptoire on me dit que je me suis trompé.

Parfois même on vous demande d'envoyer un fax, pour confirmer l'ordre : il se trouve que je n'ai pas de fax, il me semble que c'est plutôt, en général, bon pour les sociétés, mais j'ai un truc bien pratique : une adresse mail. Ah, pas de chance, le mail, ça ils n'ont pas....

Je me suis même vu reprocher le fait que ce formulaire que j'avais adressé n'était pas un vrai formulaire, mais une photocopie. C'est pourtant ce qu'on m'avait donné. Je suppose qu'ils en manquent régulièrement, et que par précautions, ils en font un stock ? Mais enfin, on m'a fait comprendre que c'est louche...

Bon, mais enfin, ces deux pipes sont parties la semaine dernière, elles devraient arriver tout de même. Comme mon facteur a pris l'habitude, quand je suis absent, de laisser les colis à la concierge de l'immeuble d'en face, je suis allé lui poser la question tout à l'heure, à l'heure où elle et moi rentrons nos poubelles. Non, elle n'a pas mes colis. Mais elle sait pourquoi : les facteurs qui s'occupent des paquets sont en grêve... illimitée.

On m'a parfois reproché - entre autres choses, bien sur - de taper sur les services publics. Le soucis, c'est que j'ai l'impression que les boîtes privées travaillent de plus en plus comme les services publics.

27 novembre 2006

Va-t-il falloir fermer les blogs, sites, forums, ayant trait au tabac ?

Je viens de recevoir un mail de l'animateur du blog http://bouddhaenshort.blogspot.com/
Allez lire son dernier message, c'est effarant. Voilà que la DNF, Droits des non-fumeurs, réclame 30 000 euros à une association de fumeurs de cigares parce qu'elle a affiché sur son site le logo d'une marque de cigares....
Je précise que ça n'était pas rétribué, pas dans un but bassement commercial, mais suite à des essais de cigare de cette société. Le président de cette association avoue disposer de 1000 euros sur le compte...
Allons-nous devoir fermer nos blogs, sites, forums, parce que l'on y parle de tabac ? Dans ce pays où nos hommes politiques larmoient sur la sacro-sainte liberté d'expression, dire qu'on éprouve du plaisir à fumer deviendrait-il hors-la-loi ?
Parce que bien sur, si on parle de tabacs, on en vient à citer des marques, des fabricants, à dire qu'on a apprécié tel ou tel mélange.
La DNF a-t-elle songé à attaquer les diverses chaines qui depuis quelques jours diffusent des photos de Philippe Noiret, cigare au bec ? Et à poursuivre monsieur Santini, qui s'affirme comme fumeur de cigares ?
Il y a quelques temps, j'avais parlé ici de rendre le Groupe FdP public, de faire en sorte que les messages soient lisibles par tous, inscrits ou simples visiteurs. On s'est dépêché de m'imiter, mais moi entretemps j'avais changé d'avis. On m'en fait reproche d'ailleurs - enfin, ceux qui en sont partis... Je pensais, peut-être bien innocemment, que le fait d'être obligé de s'inscrire à un forum le dégageait de poursuites de ce genre.
Cela est-il le cas ? Cela va-t-il durer ? Je ne sais.
Devrons-nous faire migrer nos blogs, sites, et forums vers des hébergeurs résidants à l'étranger ? Est-ce la solution miracle, pour pouvoir parler de nos petits plaisirs sans être poursuivis comme ne le sont pas les malfaiteurs ?
Ou bien faudra-t-il à l'avenir être catalogué dans les grandes fortunes de France, pour pouvoir dire : j'aime fumer ?
On disait : France, mère des arts, des armes et des lois... Depuis on est passé à autre chose.

23 novembre 2006

Corona Old Boy

Quand on pose la question sur un forum : avec quoi allumez-vous votre pipe, les réponses sont à peu près toujours les mêmes. Allumettes, briquet bon marché, zippo, etc... pas vraiment de surprise. Et puis vient une réponse lapidaire : Corona Old Boy.

Pour celui qui a lancé le fil, et qui ne connaît pas ces briquets, la question se pose de savoir pourquoi le membre, soudain très familier, vous appelle "old boy".

Puis tout de même, viennent des éclaircissements. Le Corona Old Boy, c'est LE briquet du fumeur de pipe. Pourquoi ? Parce que sa flamme est orientée à l'horizontale, et qu'il n'est pas besoin de garder le doigt dessus pour allumer sa pipe.

Alors quand Patrick, du Cadre Noir, en a proposé sur son site, j'ai sauté le pas. Et puis Patrick ne nous prévient pas toujours de ses mises à jour, il n'ose pas, ça lui apprendra. J'ai donc en main depuis une semaine un de ces fameux briquets.

Et je comprends maintenant pourquoi on en dit tant de bien : quand est truc est si bien fait qu'on se demande comment on a pu s'en passer avant, c'est qu'on aurait pas du attendre si longtemps pour se le procurer.

Je vais donc faire partie maintenant de ceux qui peuvent répondre simplement "Corona Old Boy" quand on me demandera avec quoi j'allume ma pipe. D'ici à ce que je me fasse traîter d'élitiste, il n'y a qu'un pas...

Le titre du fil, c'est le site de Patrick. Pour les membres du Groupe, il y en a un autre, mais c'est pour nous ;-)
Donc, si vous n'avez pas encore de briquets, que les fêtes arrivent, exigez de Patrick qu'il mette en ligne, quand ils seront tous partis, des Corona ! Au besoin, faites jouer la corde sensible : dites-lui que quand on a pas la chance d'être grand-père, il faut au moins ça pour se consoler...

22 novembre 2006

Love Geiger

Love Geiger est un des membres les plus discrets du groupe. Voilà longtemps que j'étais attiré par ses pipes, toujours trop tard. Et voilà que l'occasion s'est présentée. Love me confirme que j'ai choisi une des plus originales, ce qui est vrai. Mais je trouve que la plupart de ses pipes sont originales ! Il n'est que d'aller voir sa galerie. Enfin, voilà, je la reçois, la fume. Le mélange pour la précarbonisation est le même que celui de Bo Nordh. Elle se fume facilement, le petit fourneau est idéal pour moi, pour les pipes matinales.

Cette pipe, j'ai envie de dire que c'est un tuyau. C'est ce qui saute aux yeux au premier abord. Mais le tout, fourneau, tige, tuyau, se marie très élégamment. Je ne sais si Geiger emploie toujours un mélange d'alcool et de jus de tabac pour teindre ses bruyères, mais j'aime beaucoup cette couleur.

Si je peux regretter que la chenillette ait un peu de mal à passer le bec, il faut aussi souligner le soin apporté au montage de ces trois parties. Le tout fait une pipe parfaitement équilibrée, très facile à fumer. Et qui ne laissera personne indifférent !
Je dois par ailleurs préciser qu'ayant lu ce mot, Love m'a proposé de lui renvoyer le tuyau afin qu'il l'élargisse. Les chenillettes qu'il utilisaient avant, des suédoises, étaient plus fines que celles qu'utilisent en général ses clients, il a donc depuis modifié l'ouverture de ses tuyaux. Comme quoi, quoiqu'en disent certains, il n'est pas indispensable d'avoir un magasin pour être à l'écoute de ses clients.

16 novembre 2006

Rad Davis quart

Voilà encore une pipe de Rad Davis, qu'il présente comme une freehand cavalier. Je crois que cette forme l'amuse puisqu'il vient encore d'en présenter une ce soir, pour sa dernière mise à jour.
Comme un membre du groupe me faisait remarquer que je ne fumais tout de même pas les mêmes tabacs dans mes quatre Davis, j'ai changé mon fusil d'épaule pour celle-ci : je la réserve pour les latakiés, et je ne le regrette pas.
J'emploie à dessein le mot latakié, qui est le mot utilisé en français pour ce tabac. La preuve ? Je suis en train de relire le Comte de Monte-Cristo, et Dumas emploie ce mot. Je ne voudrais pas avoir l'air de faire mentir Alexandre.
Je ne vais pas vous redire tout le bien que je pense des pipes de Rad Davis, faites une recherche, si le simple fait que ce soit la quatrième de mon harem ne suffisait pas.
Je peux même vous annoncer que la cinquième est déjà commandée. Moins d'une demi-heure après sa mise à jour, et l'annonce sur le groupe, deux pipes vont partir, l'une à Paris, chez moi, l'autre, chez un membre du groupe.
Je reviens d'une mini-tournée, mini est le mot puisqu'il s'agissait d'une unique représentation. C'est un spectacle qui ne finit jamais semble-t-il. C'était hier la 1091ème, et si ça se trouve il y en aura encore d'autres...
J'ai pu noter que le décret finalement ne va pas changer grand chose :
il est interdit de fumer
-dans les gares,
-dans les wagons
-dans le hall de l'hôtel
-dans les loges des théâtres, de plus en plus.
Il y a maintenant des détecteurs de fumée partout. A cet effet, ce truc, trouvé dans un roman policier, et à prévoir pour les prochaines fois : se munir d'un sac plastique, et d'un élastique. Serrer le sac plastique à la base du détecteur, à l'aide de l'élastique. Ca marche un peu comme un préservatif, et ça préserve le sommeil des non-fumeurs, et le plaisir des fumeurs.
A Aix-les-Bains, un seul fumeur de pipe, et un sur le quai de la gare (interdit aussi, mais c'était vraiment en plein air).
Voilà, je ne manquerai pas de prendre des photos de l'ensemble sac - élastique, pour l'édification des masses fumeuses, la prochaine fois.

12 novembre 2006

Paul Bonaquisti

Voilà longtemps que je lorgnais sur les Bonaquisti, surtout après avoir lu l'article d'Erwin, et vu les photos d'Alexandra Negoita. Car il faut bien le regretter, Paul Bonaquisti est un grand pipier, mais il ne brille pas par ses photographies.
Du coup, pas facile de se faire une idée juste de ses superbes sablages.
Et voilà qu'après deux essais manqués, j'arrive enfin, sur Briablues, à mettre la main sur celle-ci.
Cette pipe a été réalisé en 2002, elle pèse 55 grammes. C'est le type même de la Lovat, sans fantaisies ni fioritures - je fais abstraction du sablage.
Si j'avais enfin le temps de retravailler les pages Formes du site, cette lovat fairait partie du lot.
Une fois en main, on est partagé entre un côté robuste, et sa légèreté. Un côté "costaud". Du solide. Un tuyau lovat saddle en cumberland, très bien ouvert. Elle tient parfaitement bien en bouche, sans qu'on ait besoin de la soutenir. Inutile de placer les doigts sous le fourneau, comme ceux qui mine de rien veulent bien montrer qu'ils fument une pipe.
Pour le sablage, pas de commentaires, il suffit de regarder. Et de se prendre à rêver sur ceux qu'il a réalisé depuis.
Voilà donc une belle et bonne pipe, qui se fume sans arrières-pensées, avec plaisir. Une de celles qu'on a tendance à emporter tout le temps avec soi. Et qui conforte dans l'idée qu'un pipier peut mettre tout son talent dans une pipe classique et discrète.

09 novembre 2006

Le peu que je sais, c'est à mon ignorance que je le dois (Sacha Guitry)

Il y a des gens qui se croient plus malins que les autres. Ils en sont même tellement convaincus, qu'ils en oublient de réfléchir.
Voici, toujours suite à ma petite prose sur André Santini et sur l'interdiction de fumer au mondial de la pipe, un commentaire de Jacques, qui persiste et signe :

Mais bien sûr, mon peiti Guigui, que tu peux m'appeler Jacquot ! (Même si ma grand-mère n'aimait pas trop, elle trouvait que ça faisait chocolat !)
Alors comme ça, il n'ya a pas eu de loi interdisant de fumer dans les lieux affectés à un usage collectif ainsi que dans tous les lieux collectifs de transport ? Par exemple le 10 janvier 1991 ?
Chic alors, je peux donc sortir ma pipe au boulot jusqu'au 31 janvier prochain alors ?
Au passage, pour étoffer un peu ta culture : http://fr.wikipedia.org/wiki/Administration_territoriale
Allez, à la revoyure, mon petit Guigui !

Encore une fois, je crois qu'il faut savoir ouvrir les yeux, regarder ce qui se passe autour de soi. Jacques me conseille d'étoffer ma culture, me sort la loi de 91, lui sa culture, c'est comme la confiture, il l'étale.

Jacques oublie que s'il est effectivement interdit de fumer, par exemple, dans les locaux de la Sécurité Sociale, aux Impôts, à l'Anpe, etc..., une salle appartenant à une mairie ne rentre pas dans ce cadre.

Un exemple ? En 2004, j'ai participé à mon seul concours de lenteur, à Lille, à la Halle au Sucre. Or, cette salle est bien une salle municipale. Jacques devrait écrire à madame Aubry pour lui conseiller d'étoffer sa culture : il y a eu beaucoup de fumée dans cette salle municipale ce jour-là....

Comment cela se fait-ce, allez-vous me dire ?

Eh bien tout simplement de la façon suivante : les salles municipales sont bien des lieux affectés à un usage collectif, mais, et c'est une prérogative du maire, une salle publique peut-être rendue privée, privatisée, pour une durée de un à plusieurs jours.

C'est ce qui permet aux membres des Pipes Clubs de se retrouver dans des salles publiques, prêtées par des mairies, et d'y fumer tout à fait tranquillement.

C'est ce qui aurait permis d'autoriser de fumer dans une salle prêtée par la mairie d'Issy les Moulineaux, lors du mondial de la pipe.

Voilà Jacques, point n'est besoin de renvoyer les incultes de mon genre sur Wikipedia, je suis sur que tu fréquentes des fumeurs de concours, il suffisait de se poser la question.

Quand à sortir ta pipe au boulot, malheureusement, pour toi, c'est raté. C'est dommage, d'ailleurs, quand on a une pipe en bouche, on réfléchit avant de l'ouvrir.

Maintenant, tu peux toujours répondre à mes autres questions, toi qui est si cultivé : comment donc expliques-tu qu'il ait été interdit de fumer lors d'une manifestation consacrée à la pipe ? toujours à cause de la peinture ?
Heureusement dans les jours qui viennent, j'aurai de belles pipes à vous montrer, c'est plus intéressant et amusant que de perdre son temps avec des ergoteurs.
Petit ajout :

Jacques veut toujours avoir raison semble-t-il. C'est bien dans sa nature. Il ne s'agit pas, comme il le dit, d'aller dans mon sens. Il parle de banquets, de mariages, oui, ça fonctionne aussi pour ça. Il gomme le fait que des concours de lenteur sont ainsi organisés. Il oublie, parce que ça l'arrange, et que ça n'est pas écrit dans Wikipédia, que pour participer à de tels concours, il faut payer sa cotisation... Il n'est donc pas question de gratuité, ou d'invitations, ça n'a rien à voir.
Ce moyen est même tellement légal que c'est grâce à cela que le décret sorti, il sera toujours possible d'organiser des concours de fumage.
Je rappelle, et signale, que l'on peut parfaitement assister à un concours sans pour cela y participer, et poser des questions aux personnes qui savent comment ça s'organise.
Les concours sont ouverts à tous sans restrictions, et on y fait plus la queue qu'au mondial de la pipe.

Mais bon, c'est moi n'est-ce pas, qui ne veut pas ouvrir les yeux...
Voilà, de mon côté la question est close, tu peux retourner polluer les forums.

On devrait pouvoir ouvrir des écoles pour professeurs inadaptés (Alphonse Allais)

08 novembre 2006

la balayeuse Manon

Connaissez-vous Bar sur Aube ? Moi de nom seulement. Et pourtant ! C'est dans cette ville qu'on a fabriqué les célèbres balayeuses Manon ! Vous ne connaissez pas la balayeuse Manon ? c'est l'ancêtre de la chenillette !
François, de passage chez moi, a eu la très gentille idée de me ramener un exemplaire de ces balayeuses, que je n'avais vu que sur Ebay jusque là.
C'est très joliment présenté, comme vous voyez.
Je ne résiste pas au plaisir de vous reproduire le texte, en quatrième de cartonnage :
On ne peut évincer facilement, commodément et "proprement" les inconvénients si désagréables du jutage, du bouchage, et de l'encrassement des pipes, des fume-cigares et des fume-cigarettes
QU'A L'AIDE :
de la trousse MANON
du pique-cigares MANON
du décrasse-pipes MANON
et de la balayeuse MANON
qui "seuls"
suppriment tous ces inconvénients et permettent de fumer dans des conditions absolument parfaites.
C'est la première fois que j'entends parler de "jutage" ! Un de ces jours, je passerai le mode d'emploi. En attendant, je vais les ranger soigneusement.

Suite à mon message sur André Santini, une réaction curieuse, celle de Jacques.
Jacques a dit :
Intéressant !
Fallait-il donc risquer de voir le Mondial de la Pipe pris d'assaut par les anti-tabacs qui auraint pris un pied monstre à porter plainte si l'on avait autorisé le public à fumer ?

Jacques, expliques-moi veux-tu : en 2005, le décret anti-tabac n'était pas encore passé n'est-ce pas ? En 2005, il y a eu en France pas mal de concours de lenteur ? Comment une association, comme un Pipe-Club, arrivait-elle à occuper des salles, à y organiser des concours de fumage ? Comment une aussi grande manifestation que le mondial de la pipe (je vois que tu as mis les majuscules) n'a-t-elle pu y parvenir ??
Pourquoi a-t-on d'abord expliqué que c'était à cause de la peinture ?
Les anti-tabacs sont pratiques, un peu comme quand on dit : c'est l'informatique.... !
Ensuite, Jacquot - tu ne m'en veux pas de t'appeler par ce petit nom, comme tu me tutoies, n'est-ce pas... André Santini m'a répondu, mais lui, sans me tutoyer - dis-moi : comment les anti-tabacs auraient-ils pu prendre d'assaut cette manifestation, alors que même la plupart des fumeurs de pipes n'en avait pas connaissance ?

Pour la prochaine édition, lance donc une cotisation pour que la manifestations puisse se faire dans un lieu privé et non un lieuc public prété aimablement par une collectivité locale !

Une cotisation ? comprends pas ! une cotisation, c'est pour les membres d'une association. Hors là les frais étaient payés, d'abord par la société organisatrice, la même qui détient la Revue des Tabacs, qui a elle-même fait payer les maisons pipières. C'était pas donné tout ça. Alors pourquoi cotiser en plus ?
Et puis pour la prochaine édition, ce sera le mondial de la pipe et du cigare, paraît même qu'il y aura les alcools : ça va faire plein de sous qui rentrent ;-)
Alors une cotisation ? Bien sur, s'il y avait eu, disons, moins de deux cent visiteurs, je ne dis pas. Mais ça a été un gros succès, à ce que disent certains... Quel dommage que les sociétés sanclaudiennes n'aient pas voulu que les chiffres soient publics ! (enfin, c'est l'explication que des personnes bien informées ont donné, moi, n'est-ce pas...)
Quand à être prêtée aimablement, oui, c'est sur, et il faut remercier monsieur Santini, certainement à l'origine de cette décision. Mais prêtée par une collectivité locale ? Non, la collectivité locale, ce sont les habitants d'Issy, qui ont payé leurs impôts locaux pour refaire la peinture. On en leur a pas demandé à qui il fallait prêter la salle. Et c'est le cas dans toutes les mairies d'ailleurs.

06 novembre 2006

Charles de Gaulle

Comme on ne me voit jamais sur ce blog, j'avais pensé à me faire photographier, pipe au bec, souriant, place Charles de Gaulle. Mais je préfère vous montrer ceci.

Voilà une pipe étonnante. Je crois me souvenir qu'il était coutumier de tirer une centaine d'exemplaires de ce genre de pipes, mais celle-ci n'avait pas dépassé les quarante.

Pourquoi ? Est-ce parce que l'on a craint que cette "charge" ne déplaise au général ?
Je parle de "charge", je pourrais dire aussi caricature. Car enfin, cette pipe est une caricature extraordinaire. Je ne sais qui l'a dessinée, qui l'a réalisée pour la défunte maison Gima. Et cela a-t-il été fait d'ailleurs dans cet esprit ? Je ne le pense même pas. On a voulu sans doute sortir des canons habituels des pipes à effigie, du côté presque "photographie" qu'on leur connaît.
Et c'est une réussite. Je n'ai jamais eu envie d'arborer une Brassens ou une Gainsbourg, si je peux admirer le travail, l'objet me laisse froid. Mais celle-ci c'est autre chose.
Voici donc une pipe fort rare, l'exemplaire que vous voyez est visible au Pijpenkabinet d'Amsterdam.

Et puis quel profil !

Je profite de ce petit message pour répondre au dernier commentaire de Pipephil, qui abat un énorme boulot avec les logos des pipiers et maisons pipières. Qu'il y ait contradiction entre l'homme politique national et local, je ne peux que le regretter, mais je n'y suis pour rien. Et je suis pour resserer les rangs, mais pas trop non plus, il faut laisser de la place aussi ;-) Je ne connais pas personnellement Jérome Savary, j'ai bien entendu quelques histoires à son sujet mais qui n'ont pas leur place ici. Simplement, s'il avait été élu premier fumeur, j'aurais eu la même surprise, ne l'ayant jamais vu arborer une pipe, mais plutôt un cigare.

Il n'est pas question pour moi de démontrer que ce choix est mauvais, entendons-nous bien. Il y a eu dans cette longue liste de Premiers Fumeurs des personnalités qu'on a jamais vu fumer quoi que ce soit. Monsieur Santini est donc mieux placé que d'autres, me semble-t-il. Ne serait-ce que pour le remercier de ne pas manier la langue de bois sur les sujets qui nous tiennent à coeur Mais enfin, un titre créé pour l'occasion m'aurait semblé une meilleure idée. Premier Défenseur des droits du fumeur, ou quelque chose comme ça. Après tout, dans le domaine politique, en faisant bien sur abstraction de l'orientation politique, quel homme voit-on sans arrêt la pipe au bec ? André Santini ou José Bové ?

Et qu'on ne dise pas que mes opinions entrent en jeu, je suis apolitique de naissance !

05 novembre 2006

André Santini, premier Fumeur de l'année 2006

Tous les ans, la Confrérie des Maîtres-Pipiers de Saint-Claude élit un Fumeur de Pipe de l'année. C'est d'ailleurs le gros de son activité, celle qui devrait faire parler d'elle dans les médias. Sur Google News, hélas, un seul site a repris l'information.

J'ai une grande sympathie pour André Santini, je suis donc heureux de voir un homme d'esprit rejoindre le chef d'orchestre Jean-Claude Malgoire, le cinéaste Bertrand Blier, le réalisateur Jacques Audiard, le juge Jean-Louis Bruguière, et l'académicien Jean Dutourd, bref, toute notre belle jeunesse.

Mais tout de même, André Santini, pour moi, c'est un fumeur de cigares. En me rendant Ici : , je peux lire ses propos : "J’ai été fumeur de pipe avant, il y a longtemps."
Et voilà que sur son blog, il nous donne son discours à la Confrérie : "Vous m’offrez enfin l’occasion, toute pudeur tue, de dire ma passion publique pour la pipe." Il précise : "Certes, j’en fume moins que de cigares, car le problème pour la pipe, c’est le transport ; entre le tabac, le cure-pipe, ça fait beaucoup de monde dans les poches. Et j’ai appris qu’un homme politique qui avait les poches pleines, devenait immédiatement suspect pour les caméras qui, sans cesse, le déshabillent."
vous trouverez l'intégralité du texte Ici, sur son blog.
Texte repris d'ailleurs dans une Interview (?) au Courrier de Saint-Claude. Le texte sous la photo est d'ailleurs drôle sans le vouloir : "Dans notre interview, monsieur André Santini montre qu'il sait manier le verbe" !! Heureusement que nous n'avons pas eu à attendre ladite interview pour nous en apercevoir... !

Bon, voilà monsieur Santini fumeur de pipe. Tant mieux.

Monsieur Santini est également connu pour ses prises de position "pro-tabac", ce qu'il faut saluer, par les temps qui courent. Donc, homme d'esprit, fumeur ouvert et ouvertement fumeur, on a envie de dire, serrez-vous, faisons-lui une place.

Car il parle bien : "On a qu'à faire comme en Espagne, laisser les gens choisir. Le propriétaire du bar ou du tabac affichera ici fumeur ou non fumeur, les gens choisiront, on verra bien."
Bon sens !

Malheureusement, monsieur Santini ajoute : "J'ai accueilli le mondial de la Pipe à Issy-les-Moulineaux, une vraie réussite que j'ai appelé un pipe show." Je me souviens bien qu'il était interdit de fumer dans les locaux de la mairie d'Issy, prêtés pour l'occasion. On m'a d'abord dit que c'était parce que la peinture venait d'être faite, puis on a argué que c'était pour des raisons légales.

Monsieur Santini, faites comme en Espagne ;-)

Quand à être une vraie réussite, je pense que monsieur Santini n'a pas eu les chiffres. Et s'il veut avoir une idée de ce qu'est un vrai pipe-show, c'est avec plaisir que nous lui donnerons quelques adresses.

Et puis, juste une petite demande : monsieur Santini, il y a des pages intitulées Personnalités sur le site Fumeurs de Pipe. Je serais ravi de vous y voir, alors, tant pis pour les poches pleines, sortez plus souvent pipe au bec !

28 octobre 2006

Dunhill la suite

Dunhill électrise : mon précédent message m'a valu pas mal de réactions. Tout d'abord Claude, qui m'a envoyé copie de fichiers servant à dater les Dunhill, et qui confirme qu'elle date bien de 1950.
56 ans, et toujours jeune !
Joel, que je ne connais pas, semble dire qu'elles conviennent aussi bien aux tabacs de Virginie. Je suppose que c'est pour me donner envie de m'en procurer une autre, afin d'essayer ;-)
Pierre me signale que je ne dois pas oublier d'admirer la beauté de la ligne : c'est un souci que je rencontre avec mes pipes récentes : je les regarde quand je ne les fume pas, mais je les regarde aussi quand je les fume, ce qui m'occasionne quelques rallumages supplémentaires. Du coup, histoire de se rincer l'oeil, quelques gros plan du sablage...
Je suis par contre surpris que des pipes dont on entretient le fourneau voient celui-ci s'élargir ? Je n'ai jamais pensé que toutes les Dunhill étaient toutes parfaites, on en revient aux opinions des afficionados suivant les périodes, mais bon de là à s'élargir ?
Je suis moins surpris qu'un "maître pipier" y aille de son clin d'oeil sur une marque qui si elle a perdu un temps ses exigences de qualité, y est vite revenu.
Je n'ai par ailleurs jamais pensé, et j'étais bien mal placé pour, que les Dunhill sont supérieures aux autres, j'entends par là à toutes les autres. Ou alors je ne présenterais que des Dunhill sur ce blog ;-)
Je crois que chaque marque, enfin la plupart, peut apporter à chacun sa part de plaisir. Il ne s'agit pas tant de déterminer qui arrive en première ou deuxième place, ça me semble impossible, que de faire sa place à chacune.
Pour l'histoire de Vauen, je remercie Erwin, j'oublie à chaque fois les détails de ce procès. Je l'oublie d'autant plus facilement que l'achat d'une Vauen n'est pas dans mes priorités...