06 juillet 2006

Dialogue d'amateurs

Puisque j'avais récemment fait allusion aux romans policiers, revenons, si vous le voulez bien, sur ce sujet.
Et plus précisément d'une série d'histoires, mettant en scène un journaliste, et ses deux chats siamois. Le journaliste s'appelle Jim Qwilleran, et ses deux chats Ko-Ko et Yom-Yom. C'est le chat Ko-Ko, de son vrai nom Kao Ko Kung, qui permet au journaliste d'y voir clair, et de découvrir le coupable.
Dans les tous premiers volumes, Qwilleran, qu'on peut se représenter physiquement en regardant une photo de Mark Twain, fume la pipe.
En voici un petit extrait, que vous apprécierez je pense :
La fumée de la pipe atteignit les narines de Qwilleran qui remarqua :
-Vous utilisez du tabac écossais.
-Comment le savez-vous ?
-Je fumais la même marque : Groat & Boodle numéro cinq.
-Exactement ! J'ai fumé du Auld Clootie numéro trois, pendant longtemps, mais j'ai changé de marque, l'année dernière.
-J'avais l'habitude d'alterner Groat and Boodle et Aul Barleyfumble.
Qwilleran s'installa dans le fauteuil et savoura l'odeur de sciure mélée à son tabac favori.
J'aime beauoup ce petit dialogue, qui décrit assez exactement les propos que peuvent échanger deux amateurs. Ne cherchez pas les marques dans Tobaccoreviews, elles n'existent pas.
Pour tout dire, notre héros a arrêté de fumer, pour plaire à une jeune femme, mais il le regrette :
Qwilleran se prit à regretter de ne pas avoir sa pipe. Le rite de l'allumer avait souvent servi de pause pour adoucir les difficultés d'une interview délicate.
On peut trouver ces livres aux éditions 10-18. L'auteur, Lilian Jackson Braun, a fait mentir Jean Cocteau, qui disait qu'il n'y a pas de chats policiers. Et on peut surtout passer un bon moment à les lire, tout en fumant une bonne pipe.

03 juillet 2006

PdG et Oeufs sur le plat

Pourquoi accoler ces deux objets, cette pipe et ce petit bronze ?
Pour mieux les faire ressortir l'un et l'autre ;-)
La pipe est la pipe du Groupe, fait en 2004 par Marco Biagini. Marco était le premier pipier à s'être inscrit sur le groupe, donc, à tout seigneur tout honneur ;-)
La pipe du groupe est dans l'air : nous attendons avec impatience les propositions de Trever, qui a, heureusement ! un emploi du temps chargé. Et puis Random est prêt pour la suivante.
La forme de cette pipe n'est pas représentative du travail de Marco : nous avions eu l'outrecuidance, et Kalabash ne m'en voudra pas, lui qui est sorti vainqueur, de faire un concours du meilleur dessin pour cette pipe !
Modèle qui a trouvé preneur hors le groupe d'ailleurs ;-)
Mais voilà, cette pipe, même si elle ne marquera pas, reste un bon souvenir : c'était la première de ce que nous espérions être une longue série - et d'ailleurs pourquoi s'arrêter là, et ne pas chercher un bourre-pipe du Groupe ?
Certains avaient même pensé interdire à Marco de reproduire cette pipe - mais nous en sommes restés là : on ne se voyait pas interdire à Marco de faire des pipes !
Quand au petit bronze, il porte un nom : les oeufs sur le plat.
A vous de deviner pourquoi !

02 juillet 2006

Marque-Page


La pipe est partout ! Même dans ce marque-page, qui reproduit les célèbres oeuvres de Magritte.
Je viens de recevoir cet amusant objet, un peu trop épais d'ailleurs pour l'usage auquel il est destiné.
Le voici qui pose sur un joli ouvrage, dans la collection Célébration. Je ne suis pas toujours d'accord avec l'auteur, Jean Demeys, qui pense que la longévité d'une pipe se mesure à son culottage !
Voilà, un mot rapide ce soir, séance de rattrapage après quelques jours de silence.
Pour ceux qui pensent que je me crois intellectuel, sans doute parce que j'utilise des mots qu'ils ne connaissent pas, et pour ne pas avoir l'air méprisant, voici quelques éclaircissements. (pour les autres, il peuvent passer à autre chose)
Marque-page : c'est un truc bien pratique, qu'on glisse à la page d'un livre qu'on est en train de lire, et qui évite d'avoir à se rappeler qu'on en est déjà à la page 327. Ou pour toi, lecteur simplet, à la page 2.
Magritte : c'est un peintre belge, c'est à dire vraiment au nord de la France, ils trouvent qu'on parle assez mal le français en France, ils ont des expressions bien à eux, mais ils sont gentils. Magritte, René de son prénom, est né en 1898 - eh oui, ça fait loin, y'avait pas internet en ce temps-là - et il est mort en 1967. (je sais, c'est une mauvaise nouvelle, j'aurais du prendre des gants pour le dire).

Random ouvre son blog la suite


Et bien, c'est fait, Random a remis en place les fils RSS sur son blog.
Cela vous permet de suivre les tribulations de ce pipier atypique.
D'ailleurs, regardez ce tuyau : vous en connaissez beaucoup, des comme ça ?
D'autre part, bonne nouvelle : Random me confirme qu'il est très intéressé de faire la pipe du Groupe 2007.
J'espère que nous arriverons à donner suite !

24 juin 2006

Random ouvre son blog

En passant sur Asp, qu'y vois-je ? Une nouvelle qui devrait en intéresser plus d'un : le pipier Random, j'en avais déjà parlé, faites une petite recherche, ouvre son blog.
Pour aller voir, cliquez sur le titre !
Chose surprenante : cette annonce de Random n'a suscité aucune réaction, du moins pour l'instant. Sur un forum de fumeurs de pipe, certains sont plus à l'aise pour s'intéresser à la mort d'un producteur télé (déjà 6 messages).
Etonnant, non ?
En passant, j'ai voulu ajouter le flux du blog de Random sur mon lecteur, mais impossible : aucun flux RSS n'est détecté... ce qui est curieux pour un blog hébergé chez Blogger. Il y a certaines bidouilles qui ne sont pas bonnes à faire.
J'ai écrit à Random pour lui signaler le problème, nous verrons bien.

23 juin 2006

Boxitabacophile


Je ne sais pas si le mot boxitabacophile existe, à vrai dire. Il y a peut-être un nom pour les collectionneurs de boîtes de tabac.
Toujours est-il que j'ai cette manie : mis à part les boîtes cachées par les inscriptions sanitaires, je les garde toutes. Elles envahissent mon domicile. Mes bibliothèques en sont pleines. Si vous voulez un livre, vous devrez d'abord déplacer la boîte qui est devant.
Et comme malheureusement je n'ai pas assez de bibliothèques chez moi, les livres s'entassent, et les boîtes attendent sagement, dans un placard.
En voici quelques unes, toutes des mélanges de l'année de la maison Petersen. J'ai acheté la première au tabac de la rue Mouffetard, qui s'enorgueillit d'avoir une cave au sol en terre, qui leur permet de conserver les cigares à bonne température.
Je n'ai jamais vu chez eux un choix faramineux, mais on pouvait tout de même y trouver ce genre de tabacs. A droite, en entrant, il y avait une petite vitrine où étaient présentés les derniers mélanges. Il faudrait que j'y retourne, mais peut-être serais-je déçu.
J'ai donc trouvé la première boîte, en haut à gauche, fin 1993... douze ans déjà ! J'étais jeune, beau, frais, et la rue Mouffetard, malgré la montée, ne me faisait pas peur...
A noter que ces boîtes ont toujours eu un grand succès. Comme au début, je ne détestais pas ces mélanges, assez aromatisés, j'en rachetais pour fumer le tabac - et donner la boîte.
Celles-ci sont idéales pour ranger les crayons sur un bureau.
On peut trouver le mélange de l'année 2006 dans nos bonnes civettes - avec du retard par rapport à nos amis belges. Donc, si vous aimez les mélanges aromatiques, et que vous voulez faire plaisir, vous savez ce qu'il vous reste à faire...

20 juin 2006

Dernières nouvelles

En passant, comme ça, parce qu'aujourd'hui encore je n'ai pas beaucoup de temps.
Suite à l'épisode Capstan à la Civette, je suis allé acheter deux boîtes au Pot à Tabac. La première que j'ai ouverte présente le même effet "gondolé" que les autres ! Il doit y avoir un fumeur de Capstan désespéré dans Paris !
J'avais écrit ici un petit mot sur la Confrérie des Maîtres Pipiers, me demandant ce qu'ils projetaient de faire pour fêter leur quarante ans - au moins nous avons un point en commun. J'ai écrit un petit mot à Antoine Grenard : pas de réponse. La Confrérie dort.
Pipephil a commencé à noter tous les fumeurs de pipe vus dans les albums Tintin : nous avons déjà sur le site une étude sur Blake et Mortimer qui devrait l'intéresser. Et au cas où il voudrait signer celle sur Tintin, les portes lui sont ouvertes.
Un lecteur m'écrit que mon mot "Clinquant et haute couture" est mal ficelé. Il a peut-être raison, après tout. Il ajoute : N'est pas Erwin qui veut". Ce qui sous-entend que je dois me prendre pour Erwin. Je me suis regardé dans la glace ce matin. Pas de ressemblance. J'ai jeté un oeil à mes pipes : il n'y en a pas 150, et elles ne sont pas aussi belles. Il y a sur le site, et j'en suis heureux, beaucoup d'articles d'Erwin et deux de moi. Si vraiment je me prenais pour Erwin, j'en signerais beaucoup plus. Mais malheureusement, et j'en suis bien conscient, je n'ai ni ses connaissances, ni son style.
Cette phrase, qui se voulait lapidaire, tombe mal donc, et démontre qu'il n'y a pas que mon mot qui ait été mal compris.
Et puis tout de même, je rappelle qu'ici ce n'est ni un site, ni une revue, c'est tout simplement un blog. Mon blog. Le lit qui veut.
Je souhaite simplement ne pas être ennuyeux.
Mais j'essaierai à l'avenir de faire des phrases plus courtes.
Sur le groupe, on compare les mérites respectifs des Maenz et des Chonowitsch. Je n'ai de pipes ni de l'un ni de l'autre, mais je prends du plaisir à cette discussion.
Jean-Pierre Petyt m'a passé un échange de courrier qu'il a eu avec une revue consacrée au Cigare. Il leur demandait s'il ne pensaient pas consacrer quelques pages à la pipe, et à ses tabacs. Réponse négative. Instructif. Cela démontre bien que si le monde de la pipe, en France, a besoin du milieu du cigare, l'inverse n'est pas vrai.

18 juin 2006

Oncle Paul


Vous souvenez-vous des histoires de l'Oncle Paul ? Moi, j'ai découvert ça chez un ami de mon père qui avait toute la collection du Journal de Spirou.
Rappelez-vous : l'Oncle Paul racontait à ses deux neveux des épisodes héroïques, tragiques, comiques, fantastiques, toujours vraies, de la petite et de la grande histoire.

Nous ne verrons plus l'Oncle Paul...

D'abord, s'il existait de nos jours, voilà longtemps qu'on aurait remplacé sa pipe par autre chose : on en est plus à un montage près. Et même si certaines de ses histoires, sous la plume de Jean Graton, qui s'occupera de Michel Vaillant, sont rééditées, on peut se rendre compte que l'Oncle Paul n'apparaît pas sur la couverture de ces recueils, comme c'était le cas avant.

C'est qu'en ce temps-là, Jésus disait aux Pharisiens... non pardon, je m'égare, à cette époque donc, on n'avait encore aucune honte à montrer à nos chères têtes blondes des fumeurs de pipe. Déjà, rien que dans le Journal de Spirou, Franquin nous montrait ainsi Fantasio et l'irascible Prunelle. De même que l'oncle - encore un ! - Georges, personnage comique des aventures de Khéna.

Alors voilà, je sais bien que demain c'est la fête des pères, mais je crois que ceux-ci se feront aussi un grand plaisir en emmenant leur enfant, pour lui offrir et lui faire découvrir ces belles histoires, racontées par un fumeur de pipe.

17 juin 2006

Clinquant et Haute Couture

Au hasard de mes pérégrinations, ou des messages que je reçois, je me rends compte d'une chose : la simplicité ne paie pas.
On ne m'en voudra pas d'emprunter à d'autres des sujets pour ce blog, puisqu'il est assez suivi pour servir de support à quelques discussions.
En effet, une pipe de forme classique, ou une variation sur celle-ci, ne fait pas d'effet. "Ca en jette pas".

Tout se passe comme si le pipier devait obligatoirement présenter des formes abracadabrantes, hors-normes. Mais voilà que ce pipier nous montre une simple billard, une bête canadian, une prince, une pot. Pas de bague en corozo, pas de tuyau en cumberland, même pas toujours le brillant d'un acrylique.

Et voilà qu'il réclame une certaine somme d'argent ! et même une somme d'argent certaine !
Et du coup l'on fait la fine bouche. A ce prix là, pourquoi acheter une simple pipe ?
Pourquoi ne pas plutôt pencher pour une pipe, dont la forme plaît, fabriquée en série ?
On admire d'ailleurs cette forme, qui, réalisée à la main, aurait demandée beaucoup plus de travail ! et aurait donc coûté beaucoup plus cher... Par chance, ça n'est pas le cas.

Car il est beaucoup question de prix dans tout ça, quoiqu'on s'en défende. L'argent ne fait rien à l'affaire. Bien sur, jamais on achéterait une pipe à ce prix-là, on est bien au-dessus de ces contingences. Mais enfin, quoiqu'on ne s'arrête pas à ça, on en cause. Et c'est même l'argument principal : pourquoi payer cher pour une billard ?

Une billard, à faire, c'est si simple ... On va même jusqu'à supposer que cette pipe n'est certainement pas aussi bonne qu'une pipe d'occasion. Car outre qu'on parle de ce qu'on ne connaît pas, on fait aussi dans la boule de cristal.

Ce qui est dommage, c'est que dans tout cela, on oublie de se poser la question de savoir pourquoi une billard plaira plus qu'une autre. Car enfin, c'est toujours le cas, et il y a bien des raisons à cela.

En effet, pourquoi telle entreprise, ou tel pipier, va-t-il créer une pipe qui nous accroche plus qu'une autre ? Pourquoi, entre deux pipes, allons-nous préférer celle-ci plutôt que celle-là ?
Vous remarquerez que je pose la même question deux fois, mais c'est pour rétablir l'équilibre, puisqu'il me semble, à l'évidence, qu'on ne se la pose pas assez.
Et puisque jen ai parlé, pourquoi telle pipe apparaît-elle plus équilibrée qu'une autre ? Pourquoi l'une va nous sembler plus élégante ?

Allez, puisqu'il a été question de tests à l'aveugle, en voici un intéressant : faisons choisir par un proche deux photos de deux pipes du même modèle, et d'un pipier différent. Et penchons-nous un peu là-dessus. Analysons un peu nos impressions. Nous allons, sur certains critères, faire pencher notre préférence.
Intéressant exercice il me semble, auquel je devrais me prêter plus souvent.
Parce que nous devons exercer notre oeil, et notre goût.

Nous avons tous entendu parler de Paul Belmondo, le père, qui était sculpteur. Ce que l'on sait moins, c'est que jusqu'à la fin de sa vie, tous les dimanches, cet homme de grand talent se rendait au Louvre, et regardait.
Bien sur, vous allez dire que je tape haut, et que nous ne sommes pas tous des sculpteurs de renom.
Mais si un sculpteur peut continuer à aller apprendre, je crois que nous serions bien présomptueux en n'essayant pas tout au moins d'en faire autant ?
Alors bien sur, on peut se tromper. Il ne s'agit pas de se laisser aller à tout accepter, comme ça, sans discuter. Mais imaginons : nous avons préféré la pipe de marque X, bruyère garantie, à, mettons, une Tom Eltang.
Est-ce nous qui avons raison ? Est-ce qu'obligatoirement, avec notre bon sens, nous sommes dans le vrai ?
Est-ce qu'il ne serait pas bon de se demander si nous ne sommes pas dans l'erreur ?
Bien sur, on pourra ricaner en disant que déjà j'oriente mon discours.
Mais il ne s'agit pas de cela. Qui sait si cette pipe de marque X n'est pas la reproduction du travail d'un pipier de talent ?
Là n'est pas vraiment la question d'ailleurs, le tout serait de pouvoir dire pourquoi nous avons préféré tel modèle à tel autre. Parce que c'est là que ça devient intéressant.

Il ne s'agit pas seulement, dans le cas d'une billard, de faire une courte tige au bout d'un fourneau, avec un tuyau court. Tenez, je suis en veine, une autre histoire. Elle se passe dans un atelier de sculpteur, pour ne pas changer, et quoiqu' elle soit vrai, je n'ai plus les noms. Un "patron", puisque c'est ainsi que l'on nomme ceux qui enseignent la sculpture, demande à un de ses élèves de lui dessiner un oeuf.
L'élève ne s'émeut pas, sort ses compas, et dessine un superbe oeuf.
Le patron sort une pièce d'un sou (heureux temps !), et lui demande d'aller acheter une douzaine d'oeufs. L'élève revenu, son panier sous le bras, le patron lui fait comparer son croquis et la future omelette : aucun oeuf n'est pareil.
Qu'est-ce qui fait qu'un oeuf fait plus "oeuf" qu'un autre ? Qu'est-ce qui fait qu'une billard est plus une billard qu'une autre ?

Bien sur, une forme "académique" demandera moins de travail que d'autres, mais on aurait tort de croire que parce que la forme est simple, le travail l'est aussi.

Autre sujet que je revois souvent, et que j'ai d'ailleurs lu sur mon forum, c'est l'expression "haute couture" pour les pipes artisanales. Pour tout dire, j'ai moi-même souscrit à cela, mais finalement, l'expression me semble un peu légère. C'est un raccourci, bien, sur, ça va plus vite, mais on rate un peu le paysage.
Combien d'entre nous se rendent régulièrement avenue Montaigne, accompagné de Madame, pour faire nos emplettes ? Très peu, je pense. D'autant plus que si nous avions cet argent là, on ne le dépenserait pas là-dedans, suivez mon regard...

Il est de fait que nous regardons d'un oeil arrondi ceux qui peuvent se le permettre. Il y a un fossé entre eux et nous. Et c'est justement ce que je reproche à cela : vouloir encore creuser le fossé. D'abord si l'on y regarde bien, une pipe artisanale revient bien moins cher qu'une robe sur-mesure achetée dans le Carré d'Or.

Mais c'est surtout que l'on semble dire que ceux qui achètent des pipes "haute couture" ne sont pas du même monde. Ce sont des excentriques, n'est-ce pas. Certains ne sont pas méchants, mais enfin, tout de même, mieux vaut ne pas les approcher.

Un peu comme s'il y avait les acheteurs riches, et ceux qui se contentent des pipes vendues sur la grand place, le jour de marché. Ils regardent les gens du chateau descendre de leur Ferrari, et allumer quoi ? une pipe de trois ou quatre cent euros !
Et les riches, les nobles, comme chacun sait, ça ne pense qu'à bastonner. Bientôt nous entendrons les "Ah ça ira !".

J'ai vu quelques intérieurs de pipiers, ou leurs ateliers -seulement en photo hélas - et bien ça n'a rien à voir avec les ateliers d'un grand couturier.

Alors oublions cela : qu'elles soient artisanales ou industrielles, il y a de bonnes et de mauvaises pipes, des pipes belles et des pipes moches. Cessons de regarder l'étiquette, et si nous critiquons, que ce soit à bon escient.

16 juin 2006

un Buraliste à Epinal


Une fois n'est pas coutume, plutôt que pleurer sur notre sort de pauvres fumeurs, et sur la dureté des temps, je vais pour une fois me montrer optimiste, et même envieux.
Optimiste, parce que tant que des tabagistes s'intéresseront autant à leur métier que Patrick Cornu, que vous voyez ici souriant, parce qu'il tient en bouche une petite pipe droite, qui doit être une Ligne Bretagne de Trever Talbert, rien ne sera perdu.
Envieux, parce que je n'ai pas la chance d'habiter à Epinal. Et oui, malgré de nombreuses propositions de s'expatrier dans la capitale, il a préféré rester chez lui. Il y a des gens qui ne vivent pas à Paris. C'est étonnant, surprenant, mais c'est comme ça.
Patrick a été un des tous premiers civettiers à ouvrir un site internet - et même deux, d'ailleurs, parce qu'il ne rechigne pas à la peine.
Vous pouvez également lui apporter vos pipes, si elles sont abimées, son atelier-bureau est juste à gauche de la caisse.
Et puis surtout, Patrick a été le premier vendeur de pipe de France à contacter Marco Biagini et à en être, pour l'instant, l'unique revendeur en France. Le seul. Les autres se contentent de ce qu'ils ont.
Si vous avez envie d'en savoir plus, cliquez sur le titre : Magie ! Vous serez transportés, dans tous les sens du terme, en lisant son interview pour la Revue des Tabacs, reproduite sur le site. Juste au-dessus, le lien pour aller sur son site.
Et en lisant jusqu'au bout, vous pourrez même avoir un aperçu du choix de tabacs qu'il propose.
Patrick m'avait d'ailleurs dit qu'il s'apprêtait à tester, pour la seconde fois, l'ensemble des mélanges qu'il a en boutique, histoire de savoir de quoi il parle.
Alors vous voyez, tout n'est pas perdu, nous avons encore des types curieux, consciencieux, et qui poussent même la gentillesse jusqu'à accompagner chaque pipe commandée d'un petit cadeau.

14 juin 2006

Dernières nouvelles

C'est bien gentil ce coup des commentaires, mais je ne suis pas sur que les personnes à qui je réponds le sachent. Donc, je tenais à dire qu'en règle générale, je réponds le plus possible aux personnes qui ont la gentillesse de m'écrire.

D'autre part, quelques jours après avoir acheté le Capstan à la Civette, j'y suis retourné. Je suis tombé sur d'autres vendeuses, qui m'ont bien donné une boîte de Capstan.... ouverte ! Dommage qu'elles n'aient pas cru bon de me le signaler...

Ensuite, je me suis trouvé une nouvelle secrétaire : c'est bon de se sentir moins seul.

Pour finir, un membre du groupe a posé une question : un fumeur de pipe doit-il se déclarer comme fumeur auprès de son assurance ?
Question intéressante, qui mérite un autre message, et que je sois plus frais.
En attendant, je vais sortir mon Nightcap. Bonne nuit !

Le fumeur de pipe est-il normal ?


Très curieusement, le fumeur de pipe a une image vieillotte, pour ne pas dire rétrograde. L'idée de l'homme posé, bon vivant, ignorant du stress, que beaucoup voudrait nous faire avaler, a parfois aussi du mal à passer, mais on l'oppose à celle du nerveux fumeur de cigarette, qui n'a pas le vent en poupe.

J'ai une très mauvaise nouvelle : le fumeur de pipe est comme les autres, ni plus, ni moins.

Je parlais d'image rétrograde : là aussi, il faudrait nuancer. La majorité des fumeurs de pipe que nous croisons ne donnent pas l'impression de se connecter à Internet bien souvent, le mot mail les laisse froids, quand aux virus, ils les attrapent en hiver.
Mais combien d'autres fumeurs de pipe sont à la pointe ?
Beaucoup, il suffit de voir le nombre de visiteurs des forums, sites, blogs, pour se rendre vite compte qu'un fumeur averti en vaut deux.
Il y a d'ailleurs, comme beaucoup d'autres, une certaine fascination pour l'aspect technique de l'informatique. Je ne parle pas de ceux dont c'est le métier, mais des amateurs.
Je suis à chaque fois surpris de constater à quelle vitesse des discussions portées sur divers OS, sur les avantages des uns et des autres, peut vite se déclarer. Je dis se déclarer parce que ça va aussi vite qu'un incendie.

On peut montrer une belle pipe, annoncer l'arrivée d'un nouveau pipier, ça ne fait bondir personne, mais qu'un membre d'un forum parle d'un ennui avec son antivirus, là ça dépote !

L'utilisateur lambda d'un ordinateur embarquant Windows est très vite sujet à de certaines réflexions. Le fana de Mac et le linuxien vont rester aimable, mais on sent assez vite une pointe de pitié pour celui qui utilise un truc si mal fichu.
Au point que j'ai voulu un jour tenter l'expérience du libre, et téléchargé un butineur dont on dit beaucoup de bien à droite et à gauche. Le soir même, j'avais du faire une remise à zéro, relancer l'installation de XP, et me farcir pas mal de petites choses à remettre en place. J'ai su par la suite qu'il y avait justement une alerte de sécurité sur ce programme, que les bidouilleurs de virus commencent à regarder avec des yoeux doux...
Ca a été la seule fois où j'ai du procéder à une réinstallation du système, mais on m'a assuré quand même que bon, chez crosoft y a encore plus de virus, que c'était pas de chance, que rien ne vaut le libre, qu'en plus c'est gratuit, etc...
Bref, plein de messages de fumeurs avertis.
Déjà, rien qu'à lire ça, je sais que les irréductibles du monde libre vont avoir du mal à ne pas mettre leur grain de sel....

Mais voilà, le fait est là brutal, nous avons donc bien affaire à une frange de population tout à fait dans la norme.

Avez-vous pourtant noté comme le mot "débonnaire" revient souvent dans la description d'un fumeur de pipe ?
Ca semble beaucoup plus compliqué de trouver un non-fumeur débonnaire... et si jamais vous avez croisé dans votre vie un fumeur de cigarette débonnaire, merci de nous contacter au plus vite pour nous donner son signalement.
Un portrait robot peut-être affiché sur le site, pour faciliter les recherches.
Je peux même offrir une Chacom, en prime.

De même que l'on parle souvent de l'art de fumer la pipe.
Jamais de l'art de manger du boudin aux pommes.
Donc, fumer la pipe serait un art ? Voyons, restons calmes, tout ça ce sont des mots.
L'artiste, c'est le pipier, le créateur de pipe, ou le blender.
Parce que si c'est de l'art, alors, nous devrions tout arrêter : plus de pipe en bricolant, en jardinant, au travail, devant son ordinateur, non, non, isolez-vous, et fumez.
Vous pouvez même demander à vos enfants d'aller jouer dans la cave, pour ne pas déranger Papa.
Je dois d'ailleurs noter que cette notion d'art de fumer, je ne l'entends jamais chez un amateur averti, mais plutôt dans la bouche de ceux qui nettoient leur pipe marquée bruyère véritable tous les trente six du mois.

Séance de rattrapage ? Ou tentative de se démarquer ?
Il faut dire que le fumeur de pipe se sent parfois un peu seul : combien de pipes avez-vous croisé dans la rue aujourd'hui ? Alors voilà, puisque nous sommes si peu, puisque nous sommes même parfois décriés, nous tentons de redorer notre blason.
Et parfois maladroitement.
Je comprends très bien qu'on éprouve parfois le besoin de raconter ce que l'on ressent en fumant tel mélange dans telle pipe, parce qu'il y a des moments rares, et que les avis sur un tabac ou un pipier que l'on ne connaît pas sont toujours bons à prendre, mais de là à nous assurer que le Caporal que l'on vient de fumer dans sa BC Jules Verne est un pur moment de bonheur, puis à nous redire quel bonheur on a éprouvé à fumer ce sublime tabac dans une maïs, je trouve ça un peu longuet.
On connaît tous le Caporal, on a tous des BC, tous une maïs, pourquoi vouloir à tout prix nous faire croire que nous avons tout pour être heureux ?
Dois-je écrire un mot sur mon groupe de discussion à chaque fois que je fume mes Moretti ?

Et puis, je ne pense pas qu'il faille parler d'art alors que nous sommes parfois comparés à une espèce en voie de disparition.
Comprenez moi bien : nous devons rester accessible. Que nous soyons flattés de voir que notre tabac est apprécié, très bien, que notre pipe fait le tour de la table, parfait, d'ailleurs rendez-la moi, c'est pas un jouet, mais en quoi cela nous rendrait-il différents des autres ?
Parce qu'on a le coup de main, qu'on bourre sans y penser, nous serions des artistes ?
Quand j'étais jeune, il m'est arrivé de faire de la plongée sous-marine. Je me souviens que le responsable du petit club avait accueilli un jeune garçon, qui voulait faire son baptême de plongée, par ces mots : "c'est un métier, p'tit gars". Le p'tit gars est parti sans demander son reste.
Alors, ne soyons pas comme ce délicieux animateur de club, ne nous sentons pas artistes parce que nous fumons la pipe, inutile de nous sentir supérieur au fumeur de clopes... qui d'ailleurs si ça se trouve est bien meilleur informaticien que vous !
Ne donnons pas de leçons, montrons l'exemple.

Criez avec moi : Oui, je suis un homme comme les autres !

13 juin 2006

Mélanges de mélanges dans mélange

Presque une semaine de silence : tout simplement, je n'ai pas eu le temps, ni le courage, de venir écrire quelques mots ici. Physiquement, je n'étais pas loin d'être hors-service. Je dois avouer que ma tendance à m'emmêler les pinceaux s'en trouvait aggravée, voir les longs échanges suite au dernier article !
Mais comme nous avons fêté la dernière représentation hier (1090 représentations, tout juste !), je vais avoir un peu plus de temps devant moi, et pouvoir me reposer un peu.
Pas de mise à jour du site non plus, et j'espère pouvoir en faire une enfin, dimanche prochain.
Mais revenons à des choses plus sérieuses ;-)
Je me rends compte que bien souvent, il est de bon ton de ne pas fumer les mélanges que l'on trouve dans le commerce, tels quels.
Beaucoup de gens ont une propension, je dirais même une manie, à apporter leur petite touche à un travail fini.
Je ne parle pas d'ajouter un tabac pur à un mélange, non, je parle des petits chimistes qui se targuent d'améliorer un résultat final qui a demandé beaucoup d'essais, de travail.
Admettons par exemple, que vous fassiez un mélange composé d'un quart de Caporal export, d'un quart de gris, d'un quart d'Early Morning Pipe, et d'un quart de Saint-Claude Confrérie.
(celui-là, je suis bien sur que personne ne l'a fait, sinon, on pourrait croire que je vise quelqu'un en particulier).
Or ces quatre produits sont déjà en eux-mêmes des mélanges, finement dosés.
Pourquoi s'amuser à cela ?
Notez bien que je ne dis pas qu'ils sont tous mauvais, je n'ai jamais eu le courage de m'y atteler, j'en ai tout juste goûté quelques uns.
Jamais ces personnes ne s'amuseraient à dire : j'ai amélioré mon eau de toilette, voici la recette :
un quart de Shalimar, la moitié de Monsieur, et un quart de Fahrenheit !
Non, ça, jamais ça ne leur viendrait à l'idée.
Et pourtant...
Le plus étonnant, c'est que je n'entends jamais personne dire : bof, et pourquoi pas mettre une sardine dans une pêche au vin ? Non, ces recettes sont toujours accueillies avec de grand cris d'admiration.
Curieusement d'ailleurs, ces essais sont faits à partir de mélanges facilement trouvables en France. Quand on pense au choix disponible à l'international, n'est-il pas dommage de ne pas faire confiance à des gens dont c'est le métier ?
Ca s'appelle un blender - c'est la même chose que le "nez", en parfumerie.
Je le répéte, je parle là de mélange de mélanges.
Il me semble par contre assez intéressant de donner plus de place au composant d'un mélange, comme ajouter un peu de latakia, ou pour relever un goût qui peut sembler un peu plat.
Mais là, les exemples sont beaucoup plus rares.
D'ailleurs, si vous avez des recettes ?

07 juin 2006

Maniaques et incultes

Je passe hier après-midi à la Civette du Palais-Royal. Je demande comme d'habitude ces temps-ci une boîte de Capstan bleu. La vendeuse, charmante, me dit qu'ils ont été obligés de les retirer de la vitrine, parce qu'un client leur a dit que les boîtes n'étaient pas conformes.
Je pense de suite aux messages "sanitaires", mais c'est beaucoup mieux que ça. La vendeuse va dans l'arrière-boutique, et me ramène cette boîte.
Regardez bien : vous remarquez tout de suite, n'est-ce pas, ce qui ne va pas dans cette boîte, ce qui fait que le tabac n'est pas fumable ?
Non ?
Moi non plus, d'ailleurs, il a fallu me mettre les points sur les "i".
Avez-vous remarqué comme les feuilles du flake sont incurvées ? Soit les plaques ont été coupées à une taille plus grande que la normale, soit, lors de la mise en boîte, qui se fait à la main si je ne m'abuse, on a du insister pour rentrer le tout.
Eh bien, un client, qui fume du Capstan depuis vingt ans, est revenu ulcéré : la boîte n'est pas conforme, il n'a jamais vu ça, il veut une autre boîte.
Huit boîtes ouvertes de Capstan sont disponibles, depuis hier, à la Civette du Palais-Royal...
Je regrette beaucoup de n'avoir pas été sur place lors de l'incident, pour assister à l'ouverture de toutes ces boîtes, et au départ, furieux et désespéré, du maniaque.
Ce qui est le plus surprenant dans cette histoire d'ailleurs, c'est que les vendeurs et vendeuses n'ont rien trouvé à redire à tout ça.
Vous sortez une énormité, vous avez certainement beaucoup d'assurance, ou une grande gueule, ça fait vingt ans, et hop ! on retire un mélange de la vente.
Plus c'est gros, plus c'est bête, plus ça marche.
Il faut souhaiter que les boîtes restantes se vendront vite... Pendant quelques temps, j'irai au Pot à Tabac, qui n'est plus ce qu'il était, mais qui a du Capstan.
Voilà deux magasins parisiens qui se distinguent par leur choix, mais qui n'ont aucune éducation, ou aucune curiosité quand aux produits qu'ils proposent.
Je me souviens qu'un membre du Groupe était passé au Pot à Tabac, après le changement de propriétaire. Il savait y trouver de l'Escudo, j'en achetais moi-même régulièrement. Mais le temps ayant passé, ce mélange n'était plus disponible en France. Le nouveau patron, très sur de lui, lui avait dit ne pas connaître ce "truc exotique"...
Il n'avait pas acheté un métier, une passion, il avait acheté une clientèle... qui n'est plus si fidèle.

05 juin 2006

La gourde du détective



Voici ma calabash, avec son présentoir. Cette pipe fait bien sur immanquablement penser à Sherlock Holmes. De même qu'un fumeur de pipe droite va inévitablement s'entendre appeler Maigret, la pipe courbe, la gourd calabash, va rappeler Holmes.

C'est à un acteur que nous le devons.

De même que c'est à Raimu que nous devons la partie de cartes. Comme quoi, les acteurs ont parfois du bon sens, et même parfois des traits de génie.

Nous n'imaginons donc pas Holmes sans sa calabash, et il en va de même pour ses nombreux imitateurs, notamment Harry Dickson, les Sherlock Holmes américain, que nous devons à un écrivain belge.

Par extension, qui dit pipe dit souvent énigme policière. Je ne peux m'empêcher de vous parler du crime parfait, puisqu'il fait intervenir, bon nombre de fois, des fumeurs de pipe. Pour ceux que la question intéresse, je ne saurais trop conseiller la lecteure, ou la relecture, du Mystère de la Chambre Jaune, où le jeune Rouletabille fume la pipe, et une nouvelle non-fumeur, mais indispensable à tout futur criminel ou détective, Thérèse et Germaine, une courte histoire arrivée à Arsène Lupin.

On ne saurait aussi trop conseiller aux amateurs de crime en chambre close, les romans de John Dickson Carr, imbattable sur le sujet (meurtre inexplicable dans un ascenseur, dans une piscine, etc...) et ceux de celui que j'allais appeler son alter ego, ou son plus fervent admirateur, Paul Halter.

Egalement, les livres de Marcel Lanteaume, réédités au Masque. Marcel Lanteaume a écrit des meurtres en chambre close absolument incroyables ! mais pour son grand malheur et le notre, ses livres ne faisant pas recette, il a brûlé, un soir de désespoir, la dizaine de manuscrits en attente... Il n'en reste que deux ou trois.

Bref, toutes ces histoires sont pleines de fumeurs de pipe. De pipes pour les enquêteurs, de brûle-gueule pour les policiers.

Je ne parle pas du côté enquiquinant, pour ne pas dire plus, de Holmes et de ses cendres de cigarettes, de cigare et de pipe. Je parle d'atmosphère, d'ambiance, de réflexion, de soirées au coin du feu...

En ce qui concerne la calabash, je dois dire que je la fume peu. C'est amusant de temps à autres, mais on ne peut la tenir entre les dents, ou alors, allongé, calée sur la poitrine. Le plus curieux est de voir comment on procède pour donner cette forme à la courge.

J'ai connu un fumeur patient de calabash comme la mienne : il la fumait tous les soirs : la patine obtenue est splendide !

02 juin 2006

Gardons notre calme


Il m'est difficile d'écrire ces temps-ci : j'héberge mes parents, une fois n'est pas coutume, et la chambre, dont la porte reste ouverte, est juste à côté du bureau...
Or, décidément, je travaille bien mieux de nuit que de jour...
Il m'est difficile de répondre aux messages sur le groupe : ayant tenté d'installer la beta d'Office 2007, j'ai du revenir sur mes pas, et cela m'a occasionné une belle perte de temps.
Il m'est difficile de répondre aux messages sur Paypal, parce que je trouve ça moins intéressant que des messages sur des pipes...
Il est compliqué pour moi de mener à bien tout ce que je voudrais faire : pour tout dire, je fêtais mes quarantes ans tout rond hier, une floppée de coups de fil, dont un pour mon anniversaire ;-)
C'est amusant mais ça met en retard !
Un correspondant m'écrit que je devrais proposer une sorte de newsletter, une revue au format Pdf, j'y avais pensé avant de faire le site, mais bon : j'ai déjà pas mal de boulot avec le site, que mettrais-je dans ce bulletin ?
J'en ai vu quelques exemples qui ne m'ont pas donné envie de faire dans l'amateurisme, ça m'amuserait beaucoup de faire ça, mais qu'y mettre ?
Et où trouver le temps ?
Je dois réinstaller mon ancien ordinateur, utiliser enfin les photos de pipes que l'on m'avait envoyé, préparer les prochaines mises à jours, décrocher le téléphone, avoir plusieurs rendez-vous avec les assedic, préparer une lecture de pièce, déménager ma grand-mère, décrocher le téléphone, etc...
Pas étonnant que j'envie le type en haut à droite !

30 mai 2006

Van Dongen et sa pipe


Je parlais d'allumettes, et des soucis que leur utilisation peut apporter en extérieur. Et je ne parle pas des regards soupçonneux que vous lancent les gens, quand, à l'abri d'une porte cochère, dans l'angle, juste devant le digicode, vous donnez de dos l'impression de vous livrer à un besoin naturel.
Voici une magnifique photo du peintre Van Dongen. N'était le chapeau, vous auriez pu le prendre pour le Père Noël. Et voici qu'il est photographié alors qu'il se livre à une chose bien plus compliquée que d'allumer sa pipe : n'ayant sans doute rien d'autre sous la main il tasse son tabac à l'aide de l'allumette en question.
Cela prouve soit une grande habileté, soit une certaine confiance en soi en aux choses. Bref, un optimiste.
Cette photo a du être prise en hiver, il fait froid, nuit, et voici qu'il faut entretenir un petit cercle de chaleur, indispensable pour garder la foi.
D'ailleurs, un peintre ne peut pratiquer son art avec les doigts gelés, et s'il n'a pas de chaufferette, le salut est dans sa pipe.
La pipe est donc l'amie des arts.

28 mai 2006

Modérer les commentaires - mais avant tout mes articles !

Mon avant-dernier article a suscité quelques commentaires, sur ce blog, ou en privé.
On m'a reproché de me laisser aller à une colère pas très saine.
Les personnes qui m'ont dit ça ont un avantage sur moi : voyant les choses d'un peu plus loin, elles les voient mieux.
Je dois dire qu'elles ont tout à fait raison.
Je n'aurais pas du me laisser aller ainsi.
En ouvrant ce blog, je m'étais promis deux choses : jamais je n'effacerai une page quelle qu'elle soit. Jamais je n'interdirai un commentaire quel qu'il soit.
J'ai du revenir sur ma promesse : les commentaires sur ce blog sont désormais modérés. Pas méchamment d'ailleurs, le dernier n'est pas à mon avantage, et il est accessible à tous.
On a pu supposer en me lisant que je vouais une haine irraisonnée contre d'autres forums, d'autres sites, d'autres blogs.
Il n'en est rien, bien sur.
Une grande part de mon travail sur le groupe consiste à attirer l'attention sur des sites, des blogs, autant que faire se peut.
Je n'ai qu'un souhait dans ces cas-là : que les lecteurs et membres du groupe y trouvent le même intérêt que moi.
J'ai craint simplement que des attaques du même anonyme sur le blog pipe-nic ne me soient reprochées. On pourra peut-être parler de paranoïa, mais on voit parfois de ces choses étonnantes....
J'ai donc voulu prendre les devants, au lieu de me bourrer une bonne pipe et d'attendre le lendemain. Il n'est pas facile d'être sage... surtout, sans doute, pour moi !
Je vais donc essayer de mieux me contrôler dorénavant.
Je laisse également visible cet article, qui m'a valu des reproches justifiés. Je ne me vois pas maintenant le supprimer et faire comme si de rien n'était. Le mal est fait, de toute façon.
J'en profite pour remercier les personnes qui ont pris la peine d'écrire ce qu'elles en pensaient : qu'elles n'hésitent pas à me faire une piqure de rappel, si l'occasion se présente !

Jolies Suédoises


Pour une fois, ce n'est pas celles que l'on attendait.
Voici de typiques allumettes suédoises. Sur chaque boîte, on a eu la bonne idée de mettre un joli croquis de forme de pipe. Chaque boîte est différente.
Ces allumettes sont paraffinées, elles brûlent plus longtemps. Avec un peu d'entraînement, on peut parfaitement allumer sa pipe, tasser un peu le tabac, et rallumer avec une seule allumette.

Etes-vous plutôt briquet ou allumette ?
Moi plutôt briquet d'ailleurs.
Mais pour certaines formes de pipes, une allumette est bien plus pratique, pour ne pas noircir les bords du fourneau.
Pour l'extérieur, c'est autre chose.
Avez-vous noté qu'il suffit de frotter une allumette pour qu'un petit coulis de vent se mette à souffler ?
C'est imparable.
Quand j'étais fumeur de cigarettes, et qu'il était permis de fumer sur les quais, en allumer une suffisait à faire entrer la rame.
Pour les allumettes, pareil.
Il y a là une fatalité.
La fatalité du fumeur.

C'est à se demander comment la petite marchande d'allumettes, un des contes les plus tristes qui soient, arrive à se réchauffer dans le froid avec ces engins.
C'est sans doute parce qu'elle ne fumait pas.
Il y avait aussi, on en trouvait encore en Italie, mais je crois que depuis elles ont été interdites, ces allumettes qu'on pouvait enflammer en les frottant contre n'importe quelle surface.
Succès garanti.
Lucky Lucke en faisait grand usage, avant de mâchonner un brin de blé sans OGM.
Mais il nous reste les suédoises.

27 mai 2006

Modérer les commentaires ?

Avoir des commentaires méchants sur son blog est un signe de succès. De ce côté-là, je n'ai pas à me plaindre.
Mais sachant d'où viennent ces commentaires, j'ai fait ma petite enquête.
Le courageux anonyme est membre d'un forum.
Forum qui se décrit lui-même comme étant composé d'experts et de spécialistes, parce qu'on est jamais mieux servi que par soi-même.
Le fondateur de ce forum a lui-même un blog.
Ce n'est pas le premier, mais il a refusé la paternité de son premier essai, pour un magasin parisien - il faut croire qu'il en avait honte.
Curieusement, pour quelqu'un qui se dit "espionné", il a voulu ajouter un compteur à son blog, après que j'en ai mis un à celui-ci ;-)
Pas de chance, il est tombé sur un compteur publicitaire, qui ouvrait une fenêtre blanche en lieu et place de sa page.
Retour de voyage, il enlève ce compteur - ça valait peut-être mieux ? et procède à quelques manipulations d'apprenti sorcier qui font que son blog n'est plus accessible via RSS.
Ennuyeux pour un blog, considéré dès lors comme mort.
Le courageux anonyme qui sévit ici a sans doute voulu brouiller les pistes : voilà qu'arrivent là-bas aussi, sur cet ilôt de respect et de tolérance, quelques messages méchants.
Voilà sans doute de quoi réveiller les passions autour d'un blog qui ne rencontre pas le succès qu'il attendait.
Car je m'attends à ce qu'on sous-entende que ces commentaires ne sont pas le fait d'innocents, mais bien de jaloux envieux, suivez mon regard.
De là à ce qu'on me mette ça sur le dos, il n'y a qu'un pas.
C'est fait assez maladroitement, d'ailleurs : un message signé, suivi d'un message anonyme, histoire de se blanchir.
Du coup, je dois dire que j'ai voulu stopper les festivités : mais la manip ne se fait pas automatiquement, il faut recopier des portions de code, je dois mal le faire, et cela affiche une ligne bizarre et moche en-dessous de chaque article.
Tant pis.
Mais je préfère prendre les devants : je ne suis pour rien dans tout cela, je m'exprime assez librement ici pour ne pas avoir besoin d'aller ailleurs, et je ne suis pas d'un naturel bilieux.
Les vacheries passés sur le blog du défenseur de la pipe française (enfin, suivant le sens du vent) - et des magasins français, ne sont pas de moi, désolé.
D'ailleurs le style est assez reconnaissable...
Il y a bien sur une autre solution, gentille : un fouteur de merde s'amuse à la répandre ici et là.
Dans tous les cas, on se gonfle la braguette comme on peut.

25 mai 2006

Canotier


Autre genre d'image, cette photo ancienne. Ce jeune homme est sur son 31. Canotier, col dur, cravate, fleur à la boutonnière, chaîne de montre... et pipe bien sur.
Je ne sais à quelle occasion on a pris cette photo. Je pense à un mariage, mais ça peut aussi bien être autre chose. C'est une grande occasion en tout cas.
Et regardons le bien, ce jeune homme. Malgré tout son attirail, qui pourrait lui donner un aspect compassé, tout est fait par lui pour se donner l'air d'être à l'aise et détendu.
Le chapeau est relevé, la pochette tombe nonchalamment, la veste est ouverte, relevée par la main dans la poche.
Il a même un petit côté crane, pour ne pas dire craneur.
La pipe est tenue entre les dents, mais de façon à pencher un peu, pour bien montrer qu'on ne serre pas les machoires parce qu'on pose pour la photo.
Ce jeune garçon a tenu à poser avec sa pipe. A une autre époque, il aurait eu une épée au côté, et aurait posé sa main sur la garde, nonchalamment.
Il n'aura pas connu les campagnes anti-tabacs, il n'a pas su que "fumer tue", il a certainement fumé toute sa vie, comme une chose naturelle, et même plus, indispensable.
Il n'a pas connu sa chance, me direz-vous ?
Je ne crois pas.
Il n'a pas connu l'explosion des pipes danoises, il n'a pas connu les pipiers de la région de Pesaro, il n'a pas connu l'explosion des pipiers américains et allemands.
Si les mélanges qu'il achetait lui coûtaient moins cher, il n'a pas eu accès au choix qu'on nous propose aujourd'hui.
Mine de rien, malgré les grincheux, les pisse-froid, les envieux, nous vivons certainement une très belle époque de la pipe.

24 mai 2006

Les femmes peuvent-elles fumer la pipe ?


J'affirme que oui. Comme à chaque fois qu'on veut nous montrer un exemple de fumeuse de pipe, on nous ressort les cartes postales de vieilles bigoudennes, je pensais qu'il est bon de changer un peu.
Je trouve d'ailleurs que la pipe ajoute du mystère à la femme. Cela suppose un caractère bien trempé. Ou bien peut-être dans son cas, est-ce une feinte : pendant qu'on regarde la pipe, on ne regarde pas ailleurs ?
Ou tout au moins lui fiche-t-on la paix...
Il y a même un certain défi dans son attitude. On entend d'ici les réflexions grivoises.
Il existe des pipe-clubs féminins. Je serais curieux de voir cela. De quoi parlent-elles ? Qu'en disent leurs maris ? à part : ta maman est à sa réunion de fumeuses de pipes, je t'emmène au cinéma ?
Un homme qui fume la pipe est déjà regardé bizarrement, alors une femme ! J'ai une amie à qui j'ai offert une pipe de Trever Talbert. Spectacle curieux que de la voir bourrer sa pipe. Curieux parce qu'en regardant mes congénères habituels, je ne pensais pas que l'on puisse faire cela de façon gracieuse. Et j'ai aussi noté qu'elle est beaucoup plus soigneuse que ne le sont la plupart des fumeurs.
Je crois que nous aurions beaucoup à apprendre d'elles, de ce côté-là aussi !

23 mai 2006

Pour fumer heureux, fumons cachés

Voilà qui peut sembler curieux venant de moi, qui pense qu'il milite en arborant ses plus belles pipes dans la rue.
Mais il ne s'agit pas (encore) de se cacher pour fumer. j'ai passé l'âge. Simplement, j'ai remarqué que lorsque les circonstances m'y obligent, je peux faire en sorte de tirer si peu sur ma pipe qu'elle ne dégage aucune fumée. Dans le métro par exemple. Pour les fanas de la loi Evin, je suis visible tous les soirs, vers 23h30, sur la ligne 12, de Madeleine en direction porte de la Chapelle.
Eh bien, pas avec toutes mes pipes, j'arrive à la garder allumée pendant le trajet, en tout une vingtaine de minutes. Et c'est là le plus intéressant, il me semble que le tabac donne toute sa richesse dans ces occasions. Je ne saurais dire pourquoi. Est-ce parce que mine de rien, je me concentre sur le goût que va déposer sur ma langue la petite bouffée secrête ? Est-ce parce que je garde cette petite bouffée en bouche et qu'elle sy épanouit ? Et l'odorat, pourquoi semble-t-il se développer dans ces conditions ? Parce que pour vouloir développer son odorat dans le métro, faut être un brin vicieux !
J'ai eu les mêmes impressions au restaurant, je me souviens d'un imbécile narquois qui me demandait pourquoi je m'obstinais à garder en bouche une pipe éteinte - ce qui aurait été mon droit après tout - et qui a parlé d'autres choses quand je me suis contenté d'aspirer plus fort pour lui offrir un joli nuage de fumée.
J'en connais qui vont me dire : ta voie est dans les concours.
Eh bien non. Tout d'abord parce que rien que le mot concours m'ennuie, dès lors qu'il s'agit de prendre du plaisir à fumer. Entendons-nous bien, je ne dénigre pas ceux qui passent leur dimanche en voiture pour ne pas rater le concours, je pense que pour la plupart d'entre eux il s'agit avant tout de retrouver des visages connus. Je crois qu'il y a aussi une race de fumeurs particuliers, ce sont les fumeurs de concours, qui ne fument que pour gagner le concours.
Puis le mélange proposé habituellement, je ne l'aime pas.
Je n'ai participé qu'à un concours, à Lille, convié par Alain Letulier. Nous étions trois, dont deux à rire, parce que France 3 régions n'avait rien trouvé de mieux que de nous interviewer, nous qui n'y connaissions rien, et un qui a fait une tête de trois pieds de long quand sa pipe s'est éteinte après un temps ridicule.
Les vainqueurs : un couple, avec un temps pas croyable, genre plus de deux heures.
Moralité, ils ne se sont pas adressé la parole pendant plus de deux heures.
C'est peut-être ça qu'ils cherchaient ?
Et puis, ça ne marche pas avec toutes les pipes. Pas avec tous les mélanges. Mais c'est aussi certainement une question de bourrage. Enfin toujours est-il que ça peut marcher. On profite. On déguste. En cas de contrôle, on peut même aller jusqu'à assurer que la pipe est éteinte, et là je vous donne le truc, vous la tendez comme pour proposer au monsieur muni d'un talkie-walkie de la prendre en main, il n'y a aucun soucis. et il pourrait d'ailleurs, la bruyère est fraîche.
C'est donc avec le sentiment du devoir accompli que vous remettez votre pipe en bouche.
Il est à noter que beaucoup de personnes ne supportent pas la fumée de tabac qu'à partir du moment où elles la voient.

20 mai 2006

Confrères


Je me rends compte qu'il existe en France, et dans d'autres pays, des Confréries à ne plus savoir qu'en faire. Faites une recherche sur Google, vous y découvrirez l'existence de confréries diverses et variées, avec même parfois un côté brindezingue.
Les corporations, confréries, guildes, etc... existent depuis le moyen-age. On les retrouve en nombre dans les "space-opéra", puis, suite logique, dans les jeux de rôles façon Donjons et Dragons.
Il semble dorénavant que chaque profession, chaque produit d'alimentation, se doive d'avoir sa confrérie.
Des harengs à la gaufre.
Il en existe bien évidemment dans le monde pipier.
Le fait d'être rattaché à une confrérie rend fier et heureux. C'est un signe de reconnaissance, d'appartenance à un petit groupe, donc évidemment une élite.
D'ailleurs, on n'entre pas dans une Confrérie, on est intronisé.
Et l'intronisation connaît généralement un moment dont seuls les élus ont connaissance. Ils peuvent en parler entre eux, mais jamais au dehors, à des non-initiés.
Dans les corporations, on se passait les coups de main, les trucs, de maître à élève. Dans les francs-maçonnerie, la cérémonie d'affiliation peut être secrête.
Il y a là un mélange. Mais pour être confrère dorénavant, plus question de connaissance. Plus de savoir-faire, simplement des relations.
Le nouvel intronisé, fier et heureux, pose, la main sur le coeur, avec une belle écharpe, ou une médaille, cela varie.
Toutes, dans leur présentation, parlent de plaisir, du côté épicurien, tout cela est fort sympathique. Il y a un côté bonhomme.
Certaines même nous replacent la sacro-sainte Tolérance. Cela ne me dérange pas, je n'ai rien contre les mangeurs de gaufres.
Là où le bât blesse, c'est qu'il est question aussi de promouvoir.
La seule occasion où j'ai vu des membres se déplacer en grande pompe, et se faire connaître au public, c'était en plein mois de juillet, le thermomètre dépassait allègrement les trente degrés, les wagons climatisés n'existaient pas, et la confrérie du cassoulet toulousain proposait une dégustation dans la voiture restaurant. Je ne sais s'ils ont eu grand monde.
Nous avons donc, pour ce qui nous concerne, la Confrérie des Maîtres-Pipiers de Saint-Claude.
Je note que cette confrérie à été crée en 1966 (très bonne année), soit il y a tout juste 40 ans.
Il y avait là, il me semble, une belle occasion de faire parler d'eux.
A l'heure où internet a pris une place prépondérante, les Maîtres-Pipiers n'ont aucun site les représentant.
Les Saveurs de l'Atlantique, les Sabreurs de Champagne, la Coquille Saint-Jacques, les Mousquetaires, les vins, les whisky, les bières, les compagnons du tire-bouchon, les sardines, les harengs, j'en passe et des meilleurs, ont leur confrérie et le site internet qui va avec.
Il y a pourtant de quoi faire : ne serait-ce que pour présenter les Fumeurs de Pipe de l'année, avec des photos de leur intronisation, photos de leur pipes, déclaration, etc...
On trouvait encore ces informations dans la revue PipeMag, mais son éditeur, qui aime la pipe comme chacun sait, l'a arrêtée.
Donc, pour les 40 ans, pas de manifestation inhabituelle, sortant de l'ordinaire, pas de site, rien.
Il y aura certainement un article dans une revue réservée aux professionnels, mais il me semble que là n'est pas le but.
Promouvoir, ça n'est pas se limiter.
Nous avons déjà l'esprit de clocher, peut-être faudrait-il penser à sortir de nos petites chapelles.
Je ne connais personne à Saint-Claude, mais je crois qu'il y a là une occasion, pour ceux qui parcourent ces lignes et fréquentent le milieu sanclaudien, de se mettre en avant. Pourquoi ne pas avoir l'air de lancer l'idée ? Pourquoi ne pas se mettre en avant ?
C'est pour la bonne cause.
Car enfin, si la presse et les médias ne s'intéressent pas aux fumeurs de pipe, si les hommes politiques évitent de se montrer pipe au bec, ne serait-ce pas une bonne idée de s'afficher un tant soit peu ?
J'avais voulu, lorsque j'ai ouvert mon site, faire une page consacrée aux Fumeurs de Pipe de l'Année : pourquoi est-il si compliqué, voire même impossible, de trouver facilement des informations ?
Allons, pour les 40 ans, je le répète, l'occasion est trop belle !

Van Gogh


La Monnaie de Paris s'intéresse aux sujets les plus divers et variés. Son site n'est pas vraiment une réussite, et il est regrettable qu'on ne puisse y faire une recherche via le mot "pipe".
Mais voici au moins un fumeur de pipe, dans une médaille réalisée par Raymond Joly.
La pipe a inspiré Van Gogh, ses autoportraits, natures mortes, portraits...
A une époque où l'on censure les attributs du fumeur, comme la cigarette de Malraux, voici sans doute une pièce qui deviendra un collector.
Il va être plus difficile de censurer les oeuvres de Vincent.
Et juste retour des choses, la maison Ser Jacopo a eu la bonne idée de lui rendre la monnaie de sa pièce, si j'ose dire.
Elle propose des copies de ces pipes peintes, pour une fois on passe de la deuxième à la troisième dimension.
C'est la collection Picta.
Elle a rencontré tellement de succès que l'idée a été renouvelée, avec la collection Picta Magritte, histoire de changer un peu du sempiternel "Ceci n'est pas une pipe".

16 mai 2006

Savinelli & DGT


Voici une superbe Savinelli Autograph. Regardez-moi ce sablage... ! Les Savinelli Autograph sont entièrement faites main. Qui n'a pas eu un coup de coeur pour une belle Savinelli ?
Le seul reproche que je pourrais lui faire, c'est son poids. Un peu lourde, peut-être. Pas le genre de pipe qu'on fume en faisant des travaux.
Mais cela dit, c'est avec cette pipe que j'ai découvert, vraiment, le plaisir de la DGT.
Cette technique consiste à fumer sa pipe, disons à moitié, puis à la laisser reposer pour la reprendre un peu plus tard, voire le lendemain.
J'avais un à-priori là-dessus. Sans doute parce que jusqu'alors, mes seules tentatives étaient faites avec des mélanges aromatiques. J'étais comme monsieur Jourdain, je faisais de la DGT - comme lui faisait de la prose, sans le savoir.
Quelques membres du groupe m'ont assuré y prendre plaisir, et je m'y suis essayé. Sans rien de gratifiant au début. C'est avec cette pipe que j'y ai enfin pris plaisir.
L'idéal me semblant de l'entamer le soir, au lit, et de la reprendre le lendemain.
Pourquoi cette pipe plutôt qu'une autre ? je n'en sais strictement rien.
Il y a-t-il des pipes plus faites pour cela que d'autres, comme des pipes qui se prêtent mieux aux virginies ou aux latakias ?
C'est plus certainement mes papilles qui sont faignantes.

15 mai 2006

La suite



La voici ouverte, et que découvrent vos yeux éblouis ?

Cette boîte permet de laisser reposer deux pipes : c'est simple, sobre, élégant, indispensable. Avouez qu'ils pensent à tout chez Dunhill !

Comme les commentaires laissés à ce sujet se réduisent à rien, c'est à dire à zéro, je vais en rester là.

J'ai l'impression que vous vous êtes beaucoup plus intéressés à ma femme de ménage... et très sincèrement, je me demande bien pourquoi.

Comme on a pas l'habitude de lire les commentaires non plus, je vous redonne cette adresse :

http://users.pandora.be/monk/bonne%202.jpg

Erwin, puisque c'est fait, c'est officiel, elle officie chez Erwin, l'a photographiée en plein travail.

Moi, je suis inquiet : je la trouve maigrie...

14 mai 2006

Boîte de Pandore


Voilà encore un produit de luxe, que je ne vous dévoile pas encore, histoire de vous faire baver.
C'est que j'ai une réputation à soutenir.
Que vient donc faire, dans ce blog qui concerne au premier chef la pipe et les tabacs, cette boîte ?
Puis-je vous donner d'autres indices que celui-ci : c'est l'outil indispensable du fumeur de pipe voyageur ?
Est-elle utile aux fumeurs de bouffardes pas nettoyées ? Aux amateurs de pipes qui glougloutent ? Aux fanatiques de pipes irlandaises mal équarries, grossières, mastoc ? (tiens, je vais encore me faire des amis) - j'entends par fanatiques ceux qui considèrent qu'elles sont supérieures aux autres, de toutes les façons, sans appel et sans discussion possible. Ceux qui vont même jusqu'à écrire que ceux qui ne les aiment pas sont malhonnêtes ? (leur raisonnement est simple, je l'admets, mais peut-on leur en demander plus ?)
Non, bien sur.
Mais il pourra intéresser ou amuser le fumeur de pipe curieux, ouvert à certaines fantaisies, dussent-elle être dispendieuses.
Heureusement que je ne parle pas comme ça tout le temps, même moi, je me fatiguerais - si ça n'est pas un appel du pied...
Je vous laisse donc vous gratter la tête, j'allais dire creuser la cervelle, mais j'ai une pensée pour Anonymous, je ne veux pas abuser...
Si vous aggrandissez la photo, vous pourrez voir un peu de poussière, mais, de façon inexplicable, ma femme de ménage a déserté pour la Belgique.

12 mai 2006

Tolérance et respect pour les nains !



J'aime bien les nains : ce sont des êtres divers, variés, un peu comme les grandes personnes.
Et je ne sais si vous avez remarqué, beaucoup de nains sont fumeurs de pipe. je ne saurais dire pourquoi. Est-ce pour les rendre plus proches de nous, moins différents, plus abordables ? Est-ce parce que le fumeur de pipe inspire confiance ?
Mais il semble qu'être nain, et fumeur de pipe, soit une bonne carte de visite.
Tant mieux après tout, la vie n'est déjà pas facile pour eux.
J'en connais pour qui être nain est une tare.
C'est même une injure.
Certains sont petits de taille, d'autres petits d'esprit.
En attendant, on peut voir un peu partout des statuettes représentant des nains de jardin, arborant tranquillement leur pipe.
Les nains de jardin ont leurs amis, leurs supporters, et même leur Front de Libération.
La seule chose qu'on ne sache pas, qu'on ait jamais pu apprendre, c'est ce que les nains de jardins fument.
Tabac ? Herbes odoriférantes ?
Nul ne le sait.
J'en conclus que c'est un mélange délicieux, mais rare : les nains le gardent pour eux.
Ils ne diront rien.
Si l'on veut avoir la chance d'y goûter, il faut être nain.
Certains ont voulu nous faire croire que leur mélange préféré est le Saint-Claude Confrérie, mais cela m'étonnerait.
Ce mélange là, personne n'en veut.
Altadis le fourgue dans les concours de fumeurs de pipe, parce que personne ne l'aime.
C'est la récompense suprême du participant à ce genre de concours : une fois sa pipe éteinte, il peut tirer sa blague de sa poche, et, enfin, fumer.
Vous devez penser que je vous raconte n'importe quoi, parce qu'un cuistre a voulu se montrer blessant ?
Et bien, cliquez sur le titre de cet article, vous allez découvrir que les nains sont fumeurs de pipe depuis des générations.
Vous pourrez en profiter pour découvrir, si vous ne le connaissez pas encore, un des meilleurs sites sur la pipe, un des mieux renseignés, un des plus curieux, un des plus étonnants, bref, le site Tabacollector.
Bonne promenade - et si vous croisez un nain, proposez lui un peu de votre tabac - sait-on jamais ?

11 mai 2006

Fiamma di Re


Voilà une autre de mes pipes, qui d'ailleurs a servi d'exemple dans les pages finitions du site.
C'est une Fiamma di Re, je ne sais si la traduction exacte est Flamme du Roi.
Mais voici mon intérieur tout ennobli par cette flamme royale.
Elle a été faite par Giannino Spadoni, mais je crois qu'il a abandonné cette marque, qu'il avait fondée.
Mais voilà, pour tout dire, cette pipe, je l'ai volée.
Et voici comment : un ami membre du groupe est mon voisin.
A ce titre, j'ai été amené parfois, pendant son absence, à sortir son chien à intervalles réguliers. Je ne connais pas la marque du chien, pour ceux qui connaissent le wiskhy Black & White, c'est un white.
Ce chien est un grand timide.
A peine s'il fait trois gouttes.
Puis il rentre, c'est à dire qu'il vous tire par la laisse et attend qu'on veuille bien lui ouvrir la porte.
Ces maîtres m'ont toujours laissé des sac plastiques, en cas de grosse commission, je n'ai jamais eu à m'en servir.
J'ai su après qu'il avait tout de même laissé un message derrière le canapé...
Et voilà que cet ami, un dimanche, me propose de passer grignoter du foie gras. Il faut savoir aussi qu'il a toujours du bon vin.
Comment résister, quand en plus on en a pas envie ?
Je me pointe donc.
Nous buvons, dégustons, mangeons, et je récupère du doigt le gras du foie pour le laisser au chien, qui s'empresse de lécher mon index.
Je n'ai jamais eu un doigt aussi propre.
Depuis ce chien, qui marquait ses distances, éprouve pour moi une véritable amitié. il m'adore. Certains signent un pacte dans le sang, nous ça a été dans le foie gras de canard.
Bref, je quitte cet ami, avec qui j'ai partagé le pain et le vin entre autres, et rentre chez moi.
Et là, comme d'habitude, je jette un oeil sur les messages du groupe.
Et qu'y vois-je ?
Qu'y lis-je ?
Je vous le donne en dix, je vous le donne en cent, je vous le donne en mille :
Erwin Van Hove vend quelques pipes, dont celle-ci.
Il faut à ce propos que j'ouvre une parenthèse : certains tabacs sont dépositaires Dunhill, d'autres sont dépositaires Davidoff.
Moi, je suis dépositaire Van Hove.
Il faudra d'ailleurs que je l'inscrive sur mes vitres.
Je dois être celui qui a le plus de pipes ayant appartenu à Erwin.
Et je referme la parenthèse.
J'envoie donc de suite un mail pour réserver cette pipe, que j'avais déjà vue en photo.
Puis, à intervalles réguliers, soit toutes les cinq secondes, j'appuie sur "envoyer-recevoir", pour ne pas rater sa réponse.
Banco !
Quelle belle journée !
Je reçois ensuite un mail d'Olivier, le proprio du white. Il est très déçu.
Une fois que je l'ai quitté, il a fait la vaisselle.
Il a nettoyé la table.
Puis il s'est intéressé à ses messages.
Il a vu la pipe.
Ecrit à Erwin.
Trop tard.
Voilà pourquoi j'ai tendance à penser que cette pipe, je l'ai volée.
Mais je la garde.
Parce qu'un guillochage comme celui-là, je n'en reviens toujours pas.
J'appelle donc tous mes amis fumeurs à m'inviter chez eux, grignoter un morceau et boire un bon coup :
pour peu qu'ils se trouvent à quelques kilomètres de chez moi, ils sont tranquilles...

08 mai 2006

Random


Voici une de mes pipes, à laquelle je tiens particulièrement. Elle a avec quelques une de ses compagnes, quelque chose d'inhabituel. Son auteur, Random, ne s'est pas contenté de défendre ses points de vue, parfois à bâtons rompus, sur les forums.
Il a appliqué ses idées.
Comme vous ne pouvez rien voir, je vous donne le truc : le tuyau est collé.
Et oui, collé.
Etonnant, pour qui a l'habitude, à la réception d'une pipe, de dévisser le tuyau pour examiner la bête de plus près.
C'est d'ailleurs noté : One Piece
De même, il n'est pas dans une matière habituelle, mais en ultem.
Depuis, Random a abandonné cette façon de faire : il a trouvé d'autres techniques.
Pour le reste, je vous conseille d'aller voir le site de Random, il y expose, ses idées, ses doutes, ses joies, et c'est passionnant.
Depuis qu'Erwin van Hove a présente ce pipier sur les forums européens, il y a trouvé beaucoup de clients ravis.
A ce point que Random ne facture pas les frais d'expédition en Europe.
Il y a quelques temps, Random a annoncé que si ses pipes ne se vendaient pas mieux, il serait forcé d'abandonner.
Ca n'est pas, comme l'a dit un petit esprit, par pur caprice d'enfant gâté.
Etonnant comme ceux qui veulent avoir l'air d'être au courant, dans le secret, sont prêts à raconter n'importe quoi pour se mettre en avant.
Simplement, un pipier n'est pas un pur esprit, il faut qu'il mange. Certains de ses confrères lui ont envoyé de la bruyère pour qu'il puisse travailler. Je suis bien certain qu'ils ne lui ont jamais fait d'observations, mais Random a du augmenter ses prix pour les payer.
Cette pipe, je l'ai depuis janvier 2004, je la fume avec toujours autant de plaisir, les latakias s'y donnent à plein.
Allez voir le site de Random...

07 mai 2006

Bureau


Puisqu'on m'a accusé de montrer des choses laides, voici de quoi ravir les esprits chagrins.
Dure journée aujourd'hui, le groupe refonctionne, jusqu'à quand, et les messages d'hier sont perdus...
Après quelques heures à travailler sur la version Google du groupe, toujours en sommeil, voilà que cela semble reparti du bon pied.
Puis j'ai du partir travailler, et ma femme de ménage a du faire des heures supplémentaires pour ranger mon bureau.
Qu'on me pardonne le côté trivial de la chose, mais je sais que ce qui va attirer votre regard, c'est bien sur le ratelier, en bonne place, juste en face de mon fauteuil.
Ne criez pas au scandale : c'est ma femme de ménage qui m'a proposé de poser pour moi, j'avais besoin de me détendre après ce moment difficile.
Inutile de me contacter pour lui proposer quelques heures de repassage, j'en ai l'exclusivité.

05 mai 2006

Grenouille


Pas question de me lancer dans un bestiaire pipier, mais puique Pipephil, maître es pipes bizarres, en parlait, voici une grenouille.
Elle a été réalisée par Rogrus, un pipier polonais.
J'ai vu sa petite soeur sur le site Pipes et bouffardes.
Je me demandais si la grenouille dont parlait Pipephil venait elle aussi de ce pipier.
Voilà, c'est juste en passant. Aujourd'hui, aucun message ne s'affiche sur le groupe, et je suis en grande conversation avec Yahoo... La prochaine fois, je ne poserai pas de question, pas de sondage, et je déplacerai le groupe comme ça, sans rien demander !

04 mai 2006

Escargot


Voilà une photo prise à Cuxhaven, il y a trois ans maintenant, par Alain Letulier.
Je ne sais qui a fait cette pipe, je ne reconnais pas le logo sur la pochette.
Mais je suis surpris par l'espèce de fascination qu'exerce l'escargot sur les pipiers.
Tom Eltang et et Hiroyuki Tokutomi signalent, par la présence d'un escargot, leurs plus belles oeuvres.
Mais d'autres ont été attirés par le gastéropode : Trever Talbert, Love Geiger... et le Nautilus, ou Snail, de Bo Nordh !
Il y en a d'autres, j'avais commencé à les recenser, et puis tout s'est perdu, suite à un incident technique.
Mais je crois bien qu'il serait possible de concocter une page de pipes, ayant toutes un rapport avec l'escargot.
A propos de Cuxhaven, l'édition 2006 est annulée.
L'organisateur l'a annoncé sur ASP.
Une précision importante a été apportée sur mon groupe de discussion : une autre manifestation aura lieu, à proximité, et a peu près dans le même temps. Cette manifestation, organisée par Achim Frank, aura lieu à Rheinbach.
Rolf Ostendorf, dans son message sur ASP, ne citait absolument pas Achim Frank et Rheinbach - et bien certains, qui se défendent de suivre les échanges sur mon groupe, ont pourtant vu tout ça dans le message d'Ostendorf.
On peut parler de double vue...
C'est une chance, le ridicule ne tue plus.
Pour en revenir à Eltang, je lui avais écrit pour lui demander pour quelle raison il avait choisi l'escargot pour signer ses plus belles pipes. Fort gentiment, il avait pris la peine de me répondre que quand il était encore apprenti, on l'avait installé devant une fenêtre donnant sur un jardin.
Eltang étant un contemplatif, il se souvient qu'il restait là de longs moments à observer les escargots qui sortaient après la pluie...

03 mai 2006

Simple et de bon goût


Tout le monde connaît mon goût du luxe. Je ne fume que les tabacs les plus chers, dans des pipes les plus chères possibles. Mes bourre-pipes viennent uniquement de la maison Ming-Kahuna.
Généralement, je fume, affalé sur mon canapé en cuir - du veau - en écoutant un opéra sur ma chaine B&O.
Je viens d'ailleurs de recevoir un mélange maison, fait de perique, de latakia, et de virginie, que je fume dans une BBB.
Comme il est encore tôt, je fais attention à ne pas brûler ma robe de chambre en soie.
Vous comprendrez que cet objet avait toute sa place chez moi.
C'est un pot à tabac, qui l'eut cru ?
Il est fait en matières nobles : noix de coco, et os pour le serpent.
C'est un travail de bagnard : les prisonniers, pour améliorer l'ordinaire, faisaient de leurs mains sales des objets de la vie courante, qu'ils pouvaient revendre.
Je l'ai bien sur désinfecté. Et je crois qu'il trouvera sa place dans mon foutoir, pardon, mon intérieur chic.

02 mai 2006

Will Purdy


Voici encore un ovni dans le ciel du monde pipier.
Je vous avais dit qu'ayant remis en route mon imprimante, j'en avais profité pour imprimer quatre photos de pipes. L'une d'entre elles est une pipe de Will Purdy.
Ca n'est pas celle-la, d'ailleurs, parce que quand on les voit, on ne sait laquelle choisir.
Will Purdy a commencé à fabriquer des pipes, à partir de kits, en 2001, à l'âge de 43 ans. Il va travailler, s'améliorer, peaufiner, se renseigner, pendant trois ans.
Allez voir son site, la page Galerie. Imaginez le coup de tonnerre qu'a du être l'apparition de ces pipes lors du premier Pipe Show où elles ont été présentées...
On ne voit nulle part ailleurs des pipes comme celles-la.
Will Purdy c'est un style.
La photo représente une Alchemist. Allez voir les Garlic, les Cornucopia, la 007, la Martini, etc...
Que ce soient celles-la, ou des formes plus classiques, aucune ne peut vous laisser indifférents, puisque justement elles sont différentes.
Erwin Van Hove a présenté sur le Groupe les modèles que Will va présenter au Pipe Show de Chicago... Je vous parie une pipe de Purdy qu'il ne lui en restera aucune à son retour.
Autre nouvelle : Will Purdy va passer quelques jours à Paris en Novembre prochain, et pourra nous présenter quelques pipes....
Ce qui me laisse un sentiment mitigé pour le moment : je suis enchanté, ravi, de le connaître... et je suis très ennuyé, parce qu'il va être des plus difficiles de ne pas lui en acheter une !

01 mai 2006

Pipe Bizarre


Mon oncle s'est essayé, dans sa jeunesse, à fumer la pipe. En voyant cette pipe, on comprend qu'il ait assez vite arrêté.
Modèle étonnant, curieux, bizarre : il y a au-dessus du fourneau une petite grille, comme un ressort aplatie, qui empêche la pluie de tremper son tabac, et qu'un brin incandescent ne vienne fiche le feu.
Puis, sous le fourneau, le socle se dévisse : on peut y mettre un coton qui récupérera le jus de pipe.
Le tuyau est en corne, pauvre bête, sa corne ne méritait pas de finir comme ça, aussi large, au bec arrondi impossible à tenir en bouche...
Elle est simplement marque d'un "M&T" dans un cercle, et d'une inscription effacée, qui ressemble à "Alluretter".
Je ne sais ce que vous pensez de cette pipe. Si comme moi vous pensez que ça n'est qu'une curiosité, que ça n'est une "Pipe de Rêve", nous sommes d'accord.
Mais si vous connaissiez le blog de Pipephil, vous la verriez peut-être d'un autre oeil. En cliquant sur le titre, vous pourrez découvrir ce blog qui parle des pipes "pas comme les autres".
Que ce soit au sujet des pipes de forme "cavalier", ou des modèles "Zeppelin", l'auteur du blog réussit à les rendre intéressantes, vivantes, et s'il ne les place pas au-dessus des autres, il s'attache néanmoins à enquêter sur ces modèles le plus sérieusement possible.
Je n'acheterai jamais une des pipes décrites par Pipephil, sauf une "cavalier", mais j'aime à les voir sur son blog, toujours vivant, jamais ennuyeux.
Et c'est donc un bon conseil que je vous donne : allez-y faire un tour, je suis sur que vous y reviendrez.

30 avril 2006

Pacmania




Trois photos ce soir, mais il ne m'en fallait pas moins.

Souvenez-vous, vos premiers jeux électroniques, vos premiers après-midi au café du coin, avec ces énormes trucs, gros comme des frigos, agrémentés d'un écran télé...

Et rappelez-vous, vous connaissez tous ce jeu, tout le monde y est passé : le Pacman...

Avouez-le : vous avez passé beaucoup de temps là-dessus, non ? Il fallait vraiment une bonne raison pour s'arrêter !

Et bien, plus de vingt ans après, Tom Eltang invente une forme nouvelle : la Pacman. Ca n'est pas donné à tout le monde d'inventer une forme de pipe qui donne l'impression d'être classique. Je ne parle pas des bricoleurs qui s'intitulent "pipiers" et dont la plupart des modèles pourraient porter le nom de la famille Barbapapa.

Je parle d'un artiste, qui sait partir d'un motif simple, comme le petit pacman ouvrant la bouche, pour en faire une pipe sortant de l'ordinaire, mais qui reste malgré tout un modèle d'économie de moyens.

Rien de superflu, juste une forme pure.

A voir la webcam de Tom Eltang, on s'inquiète parfois : la ligne est bloquée ? mon ordi dérape ? mon Fai se plante ?

Non, Tom Eltang cherche... il ne bouge pas, il est ailleurs, en train de créer une pipe dans sa tête...

29 avril 2006

Cruwell Tabak, exotisme et aventure

Voilà une affiche cartonnée, facile à trouver d'ailleurs, on en voit beaucoup sur Ebay.
J'ai failli acheter la boîte, qui reproduisait exactement ce dessin, mais le modèle doit être plus rare, je ne l'ai jamais revu.
Etonnant comme l'on donnait envie aux gens d'acheter ce mélange.
C'est tout l'appel de l'aventure qui est dans cette affiche !
Il y a un jeune et beau type, aux traits d'ailleurs assez féminins qui conduit son char. Derrière lui, des esclaves font de la course à pieds. Ils tiennent ce qui doit sans doute servir à éventer le conducteur du char, qui n'en a pas besoin pour l'instant, mais sait-on jamais, s'il décidait de s'arrêter ?
Que contenait ce tabac ? je ne sais, mais sans doute des tabacs orientaux, n'est-ce pas ?
Il ya un esclave qui va plus vite, il est devant, j'ai tendance à penser que c'est lui qui devrait tirer le char, mais des chevaux, c'est plus beau.
On sent qu'en achetant ce tabac, on va voyager, et quel meilleur moyen de voyager, si ce n'est de fumer ?
Outre la provenance des tabacs utilisés pour les mélanges, je peux m'imaginer arpentant le Caire, grimpant au sommet des pyramides, découvrir des trésors jusque là insoupçonnés, affronter les crocodiles...
Tiens, je vais relire Black et Mortimer, ou l'intégrale Fu-Manchu !

28 avril 2006

Bernard Blier, fumeur de pipe


Bernard Blier, on le sait, était fumeur de pipe. Il a été nommé Premier Fumeur en 1977.
Mais un premier fumeur vraiment fumeur. Un vrai.
J'avais travaillé, un temps, au Cirque d'Hiver, à Paris. Un des fils Bouglione, très gentîment, m'avait promis de me montrer une pipe qui avait appartenu à Bernard Blier. Et puis le temps a passé, et je n'ai jamais vu cette pipe.
J'en ai parlé à un ami, qui n'a rien dit, mais qui a fait mieux. il ne m'a pas montré une pipe de Bernard Blier, il me l'a donnée.
La voici. Il y a juste le sigle du pipier, et le nom de Bernard Blier, sur la tige. Classique au possible, faite par Jean Lacroix, ça n'est pas le genre de pipe qui fait que les gens se retournent sur votre passage.
Mais, à chaque fois que je l'emporte avec moi, il y a toujours quelqu'un pour se rappeler, et me demander de la montrer à nouveau.

26 avril 2006

100% français

S'il est une particularité, dans les pipes françaises, c'est bien le "système" métallique qui orne toutes les pipes fabriquées en France.
Ce système, on peut aussi l'appeler plus techniquement "régulateur de tirage".
Et c'est là qu'on s'y perd un peu. L'utilité première de ce genre d'outil était d'assurer une fumée propre, sèche, et de bloquer les goudrons - certains allaient même jusqu'à parler de la nicotine...
L'engin se révélant être effectivement un piège à goudrons, on a parlé de réguler le tirage... Or, pourquoi un tirage aurait-il besoin d'être régulé si le perçage de la pipe est fait correctement ?
Il y a donc de par le monde des quantités de pipes qui n'ont pas de régulateur de tirage... et qui ne s'en portent pas plus mal.
Le souci est qu'après avoir répété des années durant que le "système" était la panacée, les clients, confortés, se méfient des pipes "sans".
Et je m'aperçois souvent que ceux qui m'accusent de taper sur les pipes françaises "parce que c'est français", font montre d'une grande légèreté.
En effet, si l'on parle d'une pipe X (ici une marque française) qui glougloute, les vieux sages ne semblent pas trouver cela anormal. Ils conseillent, après avoir tiré sur leur pipe quelques bouffées, d'ôter le système - après ça devrait aller mieux.
Trahison !
J'en appelle à tous, vous les défenseurs de Saint-Claude, les laudateurs de la pipe française : soyez conséquents, si vous fumez des pipes Chacom ou BC, ne les privez pas de ce qui fait la risée, pardon, l'admiration du monde pipier, le système régulateur de tirage !
En effet, pourquoi déflorer ces chefs d'oeuvre ?
Une pipe est ou n'est pas.
Elle se présente à vous, avec son fourneau, son tuyau, et l'indispensable système. Une seule partie vous manque, et tout est dépeuplé...
Alors, dorénavant, ne conseillez plus aux débutants qui viennent à vous, les joues roses d'émotion, avides de conseils et de savoir, ne conseillez plus d'ôter le système.
Vous même, allez le chercher : vous l'avez laissé dans un coin, dans un tiroir du bureau, portez bien haut nos couleurs, ne fumez plus sans un système !
Notez que si je vous suivais jusqu'au bout, je vous demanderais même d'abandonner les pipes qui n'en ont pas.
Mais non, il faut rester tolérants, savoir accepter les différences.
N'oubliez pas :
Tirage régulé,
Bonheur assuré !

25 avril 2006

des pipes partout !


Puisqu'on m'accuse d'avoir des hallucinations ;-) et de voir des pipes partout, j'espère que cette fois mes contradicteurs en resteront bouche bée !
Cette fois pas de doute, le personnage représenté sur ce cendrier est un un fumeur de pipe !
Curieux personnage, d'ailleurs, qui semble regarder les choses de façon lointaine et détachée...
Je suppose que le bonnet à pompon doit signifier son appartenance à une profession quelconque, mais je ne saurais dire laquelle. Pourquoi y vois-je un meunier ?
Supputation érronée certainement, puisqu'il a aussi des lunettes, ce qui semble indiquer qu'il n'est pas forcément un travailleur manuel.
Enfin là je suis tranquille, je ne crois pas qu'on viendra me parler de fer à repasser avec le même motif....